E-Book, Französisch, 250 Seiten
Az / Editions Oublie-moi pour t'aimer tome 1
1. Auflage 2022
ISBN: 978-2-38254-061-9
Verlag: Rouge Noir Editions
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, 250 Seiten
ISBN: 978-2-38254-061-9
Verlag: Rouge Noir Editions
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
Maryline et Léa, respectivement mère et fille, très fusionnelles. Une vie simple et toute tracée, ne vivant qu'à deux depuis la mort de Ross, le père de Léa, elles travaillent à l'institut de beauté "Le clair Alysé". Elles savent tout l'une de l'autre, enfin, c'est ce que Léa croyait. Quand vingt-six ans plus tard, le passé te rattrape et que ton ancien petit ami fait partie des Hells Angels, ta vie se retrouve vite bouleversée, surtout quand celui-ci décide de te récupérer. Tom, Louis, Axel sont beaux, dangereux, captivants, Mary est un bonbon qu'ils ont envie de dévorer, mais lequel arrivera à faire chavirer son coeur ?
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Depuis plusieurs jours, mon passé refait surface, moi qui avais réussi à oublier cette période de ma vie, la voilà qui revient au galop.
Et Léa qui n’arrête pas de me poser des questions, comment lui dire que sa maman si parfaite, en réalité, ne l’est pas tant que ça.
Encore cette nuit, mes anciens démons sont venus me rendre visite. En boucle, j’ai vu et revu Louis et Tom, et tout est remonté à la surface. Avec eux, j’ai vécu la période la plus exaltante de ma vie, les serments et les grandes désillusions.
Quand, adolescente, j’ai fait la connaissance de ma future famille, ma vie a radicalement changé.
L’enfant sage un peu timide, mal dans sa peau, est devenu un membre à part entière des Hells Angels. Que de souvenirs, Tom, mon premier grand amour.
Léa semble réveillée, je l’entends aller à la douche, alors je me sers une tasse de café encore une, puis retourne m’asseoir dehors sur notre grande terrasse face à la mer.
Quand ma fille vient prendre son petit-déjeuner, c’est avec le sourire que je l’accueille, contente qu’elle soit prête malgré l’heure tardive à laquelle elle est rentrée. Elle a passé une jolie petite robe blanche en dentelle, mis ses talons compensés Tommy Hilfiger, ceux que nous avons achetés en commun, s’est légèrement maquillée et fait une queue-de-cheval, comme toujours elle est parfaite.
— Bonjour, maman.
— Bonjour, ma chérie, bien dormi ?
— Oui, oui, et toi ?
— Comme d’hab’.
Ce qui veut dire pas beaucoup, en ce moment les nuits sont difficiles. Mon téléphone vibre, je regarde qui m’appelle de bon matin, c’est Tom, mon ex, celui qui cause mes mauvaises nuits actuelles. Il n’arrête pas de m’appeler, ça me fatigue. La première fois que j’ai répondu, il voulait me voir, mais je n’étais absolument pas disposée. Pourquoi après plus de dix-huit ans est-ce si important de me voir ? Pendant toutes ces années, il s’est bien passé de moi, alors pourquoi maintenant. Comme je n’ai pas accepté de le revoir, il me harcèle tous les jours, mon téléphone est rempli de ses appels manqués. Je ne comprends pas pourquoi il insiste autant.
Léa me regarde quand je pose mon portable sans répondre sur la table, je sais que tout ça l’intrigue. Elle n’arrête pas de me poser des questions sur ces mystérieux coups de fils comme elle dit. D’ailleurs, ce matin, c’est Léa le come-back de retour, elle veut tout savoir, pose ses questions les unes après les autres. Pour qu’elle me laisse tranquille, je lui donne quelques réponses. Mais ça ne suffit jamais. Elle veut tout savoir. Je parle rarement de ma jeunesse. Je n’aime pas, ça ne regarde que moi. Mais ma fille, elle, ne comprend pas qu’il y a des choses dont je préfère ne pas parler. Heureusement qu’elle doit partir travailler, je n’ai pas envie d’en discuter ce matin. En plus, mon tel n’arrête pas. Je veux qu’elle parte pour pouvoir répondre et envoyer l’autre se faire voir. Finalement, contre la promesse de tout lui raconter ce soir, elle part. Si la sonnerie ne crie pas, mon tel vibre toujours, alors quand elle disparaît de ma vue, je décroche.
— Allô !
À l’autre bout du fil, la voix suave est toujours là, je suis tellement perturbée que mes mains en tremblent, alors j’enclenche le haut-parleur et pose mon tel sur la table. Je ne l’envoie pas promener, bien sûr, mais peut-être aurait-il fallu.
— Maryline, enfin, putain, jamais tu décroches ?
— Tom, tu te calmes ou bien je raccroche.
— Ça va ? continue-t-il, en soufflant.
— Oui, jusqu’à présent.
— Je suis heureux de t’avoir au téléphone.
Je ne dis rien, je ne sais pas si je suis heureuse, excitée. En revanche, comme je ne parle pas, Tom renchérit :
— On se voit quand ?
— Jamais.
— Tu plaisantes là, j’espère.
— Non.
— Tu sais bien que ce n’est pas possible.
— Je ne comprends pas pourquoi tu veux me voir, ça fait dix-huit ans que tu te passes de moi, tu peux continuer, non ?
— Non, tu te trompes, ça fait dix-huit ans que j’attends que tu réapparaisses, je savais qu’un jour tu referais surface, maintenant que tu es de retour, je te lâche plus.
Je suis un peu perturbée par ses paroles, pourquoi faut-il qu’il me dise ça, moi qui aurais tellement voulu qu’il me retienne à l’époque.
— Tu es chez toi là ? ajoute-t-il.
— Oui.
— Alors, j’arrive.
— Il n’en est pas question.
— Pourquoi ?
— Parce que c’est chez moi, et que je ne suis pas seule.
— Arrête tes conneries, ta fille vient de partir et d’après ce que j’en sais, vous vivez seules.
Comment sait-il que ma fille vient de partir ? Il est en bas, quelqu’un me surveille ?
— Tu me surveilles ? demandé-je, énervée.
— Non, je me suis simplement renseigné.
Tu parles, s’il sait que Léa vient de partir, il est sans aucun doute en bas. Pourtant, n’y faisant plus allusion, il m’annonce, cependant que Louis a mené l’enquête.
— Il faut arrêter ça immédiatement.
— Quoi ?
— De me suivre !
— N’y compte même pas, ne crois pas m’échapper à nouveau.
Sa voix est montée d’un cran, je reconnais ce timbre et sais qu’il n’est pas content, alors comme je ne veux pas qu’il s’énerve de plus et le voir débarquer, j’essaie de le tempérer.
— C’est bon, Tom, calme-toi, j’accepte de te revoir, mais pas chez moi.
— Bien, alors descends prendre un café, je t’attends.
Je savais qu’il était là, il m’attend en bas, mon cœur accélère, je suis troublée. Il veut me voir maintenant, mais ça, ce n’est pas possible, je ne peux pas le recevoir comme ça, j’ai besoin de temps pour me préparer, me maquiller, dompter mes cheveux, je refuse qu’il me voie avec cette tête, alors je lance :
— Je ne peux pas, ce matin, j’ai plein de choses à faire.
— Tu n’essaies pas de te défiler, j’espère ?
— Non, je ne me défile pas, mais je ne suis pas à ta disposition, je te ferais remarquer que j’ai une vie sans toi.
— Merci, je sais, mais à qui la faute ?
Il m’énerve à me sortir de telles conneries, comme si c’était ma faute si tous m’ont lâchement abandonnée. De plus en plus énervée, je lui réponds méchamment :
— À toi !
Il souffle, jure et reprend.
— Bon, on ne va pas commencer à se disputer, calme-toi, À midi, nous serons à la pizza Cresci, rejoins- nous. M’ordonne-t-il.
J’aimerais, j’hésite aussi.
-Mary, à midi, c’est bon pour toi ? Insiste-t-il. Il y aura qui ? Demandé-je, sachant qu’il ne lâchera pas l’affaire.
— Sûrement Steven, Nicolas et Louis et les petits nouveaux.
Ouf, nous ne serons pas seuls. En plus, je suis excitée de les revoir, en particulier Louis qui, à l’époque, était mon meilleur ami, son amitié m’a beaucoup manqué toutes ces années, j’ai envie de le revoir même s’il ne le mérite pas. Lui aussi m’a abandonnée, comme les autres, quand nous nous sommes séparés avec Tom.
— OK, je serai là, lancé-je, résignée,
— Bien. Tu es sûre que tu ne veux pas que je monte ? ajoute-t-il, un sourire dans la voix.
— Oui, je suis sûre.
— OK, à toute alors.
Mon dieu, qu’ai-je fait ? Dans quelques heures, je vais revoir les leaders des Hells Angels, les garçons les plus importants de mon adolescence.
Comme si je craignais de manquer de temps, je me lève rapidement, je dépose au passage ma tasse dans le lave-vaisselle, puis d’un pas décidé je file me préparer. J’appelle mon amie Virginie pour la prévenir que j’ai un empêchement et qu’à midi je ne mangerai pas avec elle. Virginie, comme Léa, veut tout savoir et, bien qu’elle soit une excellente amie, aujourd’hui, je n’ai pas le temps de lui expliquer que j’ai rendez-vous avec mon premier amour. Après la douche, je passe au maquillage, j’applique un soin...




