E-Book, Französisch, 240 Seiten
Az / Editions Oublie-moi pour t'aimer tome 2
1. Auflage 2022
ISBN: 978-2-38254-063-3
Verlag: Rouge Noir Editions
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, 240 Seiten
ISBN: 978-2-38254-063-3
Verlag: Rouge Noir Editions
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
Mary a fait son choix. Louis est celui qu'elle a choisi. Mais Tom n'a pas oublié ce passé qu'il revendique comme acquis. Sera-t-il prêt à laisser Maryline lui échapper ? Quant à Léa, cette jeune femme sexy et attachante qui saura lui faire chavirer le coeur et frémir son corps ? Dans ce monde des bikers ou la femme n'est qu'accessoire au premier abord, Maryline et Léa auront-elles leur place ?
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Enfin, cette journée se termine, comme le manque de sommeil de cette nuit s’est fait ressentir cette aprèm. Le peu de clients n’a pas aidé à faire passer le temps plus vite. À peine j’ai fermé l’institut que je file retrouver maman, un bon repas en sa compagnie ne peut me faire que du bien. Dès que je franchis la porte, maman m’attend, déjà prête, elle est très belle, car elle a mis pour me faire plaisir l’ensemble que je lui ai acheté, notre petit swap (petit jeu en achat compulsif, tu achètes une tenue à ta meilleure amie, là, en l’occurrence ma mère, dans une enseigne et un budget défini, elle de son côté fait de même, ni l’une ni l’autre ne sait ce que l’autre a choisi).
Je savais que cette tenue lui irait bien, en plus elle a lâché ses cheveux qu’elle a gardés bouclés, maquillé ses yeux, elle est vraiment très belle. Après l’avoir embrassée, je file me changer, je me maquillage dans le salon, comme ça on peut papoter. Elle me raconte son repas de midi en compagnie des Hells Angels et ce con de Tom, un abruti. Sérieux, de quel droit il l’emmerde autant ? Heureusement que Louis était là. Lui, c’est mon fav, je l’adore, il aime ma mère, ça se voit, ses regards qui la suivent, cette tendresse qu’il pose sur elle. Je pense que je viens de trouver un beau-père. Il va falloir me faire à sa présence, car j’ai dans l’idée que la cohabitation ne va pas tarder. Cohabiter avec Louis, Ok, mais Léo, là, c’est chaud. Il ne veut pas sortir avec moi, pourtant il me tripote tout le temps. Comme quand on a mangé la glace dans le même pot, son bras contre moi, sa main sur ma cuisse, ou son bisou sur ma joue dans la cuisine.
Quand les parents sont partis se coucher, il aurait pu se décaler sur le fauteuil, la glace était finie, eh, ben, non, j’avais l’impression qu’il était encore plus proche. Si proche que mon pouls était accordé au sien. J’avais tellement envie de lui que j’ai préféré aller me coucher. Bien sûr, il a fait comme moi, devant ma porte, il m’a embrassée pour me souhaiter bonne nuit, cette fois, c’est à la limite de mes lèvres qu’il m’a embrassée, puis comme si de rien n’était il a intégré la chambre d’amis. Benji, pourquoi a-t-il fallu que je sorte avec toi ? À peine couchée que je ressasse ce que nous partageons, Léo veut de moi, mais ne veut pas faire de mal à Benji, pourtant je vois bien qu’il a du mal à résister, mais je crains que si je quitte Benji, il n’ose pas sortir avec moi pour ne pas le blesser, c’est une impasse, qu’est-ce que je peux faire ? Je me tourne et me retourne dans mon lit sans arriver à me calmer. Benji m’a envoyé des messages auxquels je décide enfin de répondre, j’en profite pour lui demander s’il veut m’accompagner à la soirée chez Lucas, quand il me donne sa réponse, un éclair de génie me saute aux yeux. Si je ne peux pas larguer Benji, Benji lui peut me larguer. Ce soir, comme l’autre fois, il refuse de m’accompagner à la soirée chez Luc que je lui propose uniquement, parce qu’il n’aime pas danser. Il me dit que danser, ce n’est pas cool, pourtant un petit copain en général accompagne sa copine, sinon il s’expose à ce qu’un autre prenne sa place. Je souris, je trouve que mon raisonnement se tient, alors mon esprit perturbé continue sur sa lancée, s’il ne vient pas, il faudra que je me trouve des partenaires pour m’amuser. Léo sera là, je pourrai compter dessus, mais je refuse de prendre le risque de me faire refouler, et puis je préfère qu’il vienne de lui-même me manger dans la main. Pour ça, je vais le rendre jaloux. Petit Léo, si sûr de lui le tombeur dont toutes les filles, moi incluse, rêvent, va tomber raide dingue de moi.
Quant à Benji à me refuser toutes les sorties et voir tous ces garçons me tourner autour, va de lui-même me quitter. Je serai très triste, alors Léo voudra me réconforter, et là, bingo, il sera la mouche dont l’araignée fera son dîner, l’araignée c’est moi. Un plan sorti d’un esprit fatigué que j’ai hâte pourtant d’exécuter. Satisfaite, je ferme les yeux, me positionne sur le côté et laisse Morphée m’emporter. Le lendemain matin, je suis en pleine forme, malgré le peu d’heures de sommeil, j’ai hâte de montrer à Léo qui est le boss.
Alors je m’habille et me maquille avec soin, puis sors retrouver maman pour le petit-déj. Je sais qu’elle et Louis sont déjà dans la cuisine, je les entends rire et chahuter, alors je me dirige vers eux. Léo n’est pas encore là, alors j’aide les parents à tout porter sur la table dehors et m’installe avec eux. J’ai perdu l’habitude d’avoir un homme à la maison, mon père est mort quand j’étais toute petite, alors ça me fait drôle. Lorsque je dis à maman que le garage n’a pas de place cette semaine pour la révision de ma voiturette et changer les soufflets de cardans, Louis se propose de les faire. Je ne veux pas le déranger, alors je lance.
— C’est gentil, mais t’inquiète, j’attendrai mon garagiste… Le garage, pourquoi ? Demande Léo, qui vient de faire son entrée.
— La voiture de Léa a besoin d’une petite réparation, lui explique son père.
— Ah Ok, Tu me la déposes à midi et je te la fais pour ce soir, ajoute-t-il à mon intention.
— Je ne veux pas déranger, tu as sûrement d’autres rendez-vous.
— Tu déconnes, la famille est toujours prioritaire, lance Léo.
Louis approuve, ma mère écoute en souriant et moi je suis ravie, car à midi je vois Léo. Pourtant, une chose me dérange.
— Si je viens à midi, je rentre comment ? m’enquiers-je.
— T’inquiète, je te ramènerai, lance Louis, ou mieux, vous mangez toutes les deux avec nous à midi, comme ça vous repartez ensemble, et pour ce soir je te la ramène ou vous passez la récupérer. C’est bon pour vous ? Propose Louis en nous regardant, maman et moi.
— Oui, merci, Louis, le remercié-je.
C’est bien finalement un homme à la maison quand même. Nous avons fini par déjeuner tous les quatre dans la bonne humeur, puis Louis et Léo partent travailler. Avec maman, nous débarrassons, bâclons deux ou trois trucs puis partons à notre tour. À midi, comme prévu, nous rejoignons les garçons au garage. En descendant de voiture, aussitôt un mec me tombe dessus et commence sa drague à deux balles, Louis, qui nous a vues arriver, se précipite pour le remettre en place.
— Salut, ma belle, besoin d’aide ?
— On se calme, Olivier, pas la peine de sortir ton baratin, tu parles à ma belle-fille, là, donc respect, s’il te plaît, en plus ce n’est pas une proie facile.
L’autre le regarde étonner, mais s’excuse. Moi, je lui souris, ce n’est pas bien grave, j’ai l’habitude qu’on me drague, en plus là ce n’était pas malsain, juste con. Ce qui m’interpelle surtout c’est le fait qu’il me considère comme sa belle-fille. J’ai sauté une étape là ?
Lorsque maman, à son tour, pénètre dans le garage, Olivier qui doit être en manque se met à la siffler. Pour Louis, c’en est trop, il le foudroie du regard en précisant cette fois :
! »
Sa femme putain, c’est un grand pas ça. En plus, il le dit devant maman. Quand elle arrive à ses côtés, il l’embrasse et pose sa main sur sa taille, l’autre est sur le cul, toutefois il semble avoir compris et ne dit plus rien.
À son tour, Léo nous rejoint puis, après avoir discuté cinq minutes, il récupère mes clés et va les déposer dans le bureau le temps d’aller manger. Midi trente, les employés quittent le garage pour la pause déjeuner, dès qu’il n’y a plus personne nous partons à notre tour.
— On bouffe quoi ?
— Mc Do, lance Léo
— Mary, Léa, ça vous convient ?
— Oui, parfait, comme ça c’est à côté, lui précise maman.
Naturellement, je monte derrière Léo qui m’a tendu un casque, sauf que maman me regarde, car elle, a pris sa voiture pour m’emmener et je l’abandonne. Je vais pour descendre lorsqu’elle lance :
— On va à quel...




