Az / Editions | Oublie-moi pour t'aimer tome 4 | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 242 Seiten

Az / Editions Oublie-moi pour t'aimer tome 4


1. Auflage 2023
ISBN: 978-2-38254-067-1
Verlag: Rouge Noir Editions
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, 242 Seiten

ISBN: 978-2-38254-067-1
Verlag: Rouge Noir Editions
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Les amours tournent autour de Léa, cette adolescente au caractère bien trempé et au coeur tendre. Pourtant, il faut grandir vite, n'accepter que la vie change et faire des choix. Pour Maryline, aussi, les choses changent, le monde des Hells Angels fait à nouveau partis d'elle à part entière. Pour Louis, Axel et Léo, c'est un pilier qu'il faut avoir de son côté. Sa force de caractère et sa réactivité font d'elle une femme indispensable. Mais rien n'est simple, de mère, elle devient belle-mère et ce n'est pas du goût de tous. Sans compter sur son passé qui se rappelle à elle, Lily la trahison et les regrets. Louis et son envie de famille, la famille du coeur et du sang qui bouillonne. Et ce coeur, qui bat, qui bat, qui bat...

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CHAPITRE 2


LÉO


Cette journée est enfin terminée, je vais pouvoir me poser cinq minutes avec Léa. Ça fait plaisir de savoir que votre vie compte pour quelqu’un. Mary a raison de dire que je fais déjà partie des Hells Angels, je les connais depuis que je suis petit, mais ça n’empêche pas que je veux en être un. Mary a accepté de m’aider, si je l’ai de mon côté, je suis sûr que papa cédera. Ce soir, parrain et Tom sont invités à manger, j’ai bien compris qu’il ne sert à rien de m’imposer, mon entrée dépend d’eux. Grâce à Mary, dès que mon bras ira mieux, il faudra que je suive la cadence des entraînements de compète qu’ils vont me faire suivre et j’ai bien l’impression que celui qui sera le plus intransigeant sera mon père. Mais ce n’est pas grave, je veux être un des leurs, en gardant mes opinions et convictions, comme je l’ai promis à Mary ce soir. Quand elle me fait promettre ça, Tom la regarde bizarrement, comme si ce qu’elle me faisait promettre ne comptait pas, alors parrain et papa sourient, visiblement ce genre de discours de sa part est habituel. Mary aime la liberté de penser. Léa bien sûr va dans le sens de sa mère, mais ça, c’est normal, elles se ressemblent tant. Quand parrain et Tom partent, Mary se détend enfin, car être en présence de Tom n’est visiblement pas encore facile. Je dois dire qu’il ne fait rien pour passer inaperçu, sa manière de la regarder, d’être omniprésent ou de lui parler de leur passé commun ne facilite pas les échanges. Pour mon père aussi, cela semble compliqué et, bien qu’il fournisse des efforts, il est toujours sur le qui-vive, attentif à chaque parole ou geste que Tom porte à Mary. Si passé il y a, il aimerait vraiment l’oublier. Malgré ça, cette soirée était super. Avant d’aller me coucher, Mary me donne les cachets puis m’embrasse, me recommandant bien de la réveiller à la moindre douleur, Léa se moque gentiment d’elle en lui rappelant que je n’ai pas quatre ans et qu’au pire elle est là. C’est vrai qu’elle est là, ma beauté, ma confidente, bientôt ma demi-sœur, bon, ça, j’évite d’y penser trop souvent, car je trouve ça glauque. Toutefois, je dois dire que ses attentions de maman me réchauffent le cœur, ces dernières heures, voire ces derniers jours, elle a plus été une mère pour moi que la mienne. D’ailleurs, je suis triste à l’idée que ma santé ne l’intéresse pas. Pas un coup de fil, pas un message, elle ne répond même pas aux miens. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé de grave. Je suis assis sur le lit tandis que mes interrogations se bousculent lorsque Léa sort de la salle de bain, vraiment magnifique, dire que je l’ai presque offerte à Benji. Je suis heureux qu’il ne l’ait pas appréciée à sa juste valeur, tu parles d’une gamine, une bombe, oui. Léa me regarde.

— À quoi tu penses ?

— Je me disais que j’ai de la chance de t’avoir comme copine.

— Je suis heureuse que tu t’en rendes compte.

Nous nous sourions quand Léa se rapproche de moi et s’assoit sur mes jambes. De ma main, j’attire son visage à moi et l’embrasse. Je voudrais bien approfondir, mais je ne me suis pas déshabillé, si elle n’est couverte que d’un peignoir mal fermé, moi j’ai un attirail bien encombrant. Je la bascule quand même sur le lit, pour embrasser ses épaules, ses seins qui me font envie. Puis je me relève pour me dévêtir, mais je dois tout d’abord décrocher l’attelle qui maintient mon bras, qui n’est pas cassé, mais avec l’épaisseur de bandage qu’ils m’ont mis dessus, j’ai l’impression d’avoir doublé de volume, heureusement que mon père m’a apporté un sweat large. Mais même large, il n’est pas simple à retirer.

— Tu as besoin d’aide peut-être ? me demande Léa, amusée.

— Je vais y arriver

— Ouais, mais je vais t’aider, ça ira plus vite.

Alors elle se relève pour me rejoindre, mais son peignoir tombe au sol. Avec son aide, le sweat atterrit rapidement par terre. Nue, elle se tient contre moi et me contemple, ses mains sur mon torse, prête à m’aider pour le reste. D’ailleurs, pas besoin de réfléchir ou de demander, elle fait sauter les boutons de mon jean et le baisse, entraînant mon boxer qui commençait à changer de forme. D’un air gourmand, elle me scrute, faisant monter d’un cran l’excitation, avant que nos corps ne roulent sur le lit.

— Ça va ? s’inquiète Léa.

— Oui, bien.

— Tu n’as pas mal ?

— Non, la rassuré-je, en la serrant un peu plus dans mes bras. Fini les secrets ! ajouté-je.

— Eh ! Oui, mais c’est ta faute.

— Ma faute ?

— Oui, tu voulais que je réagisse comment ? s’offusque-t-elle en se redressant et me regardant. J’ai cru devenir folle quand Louis est venu me chercher au salon en me disant qu’il fallait que l’on rejoigne maman à l’hôpital. Tout d’abord, j’ai pensé au bébé, trop tôt pour qu’il sorte, mais il m’a expliqué que c’était toi qui étais à l’hôpital, car tu avais pris un coup de couteau. La panique, le stress, la honte, la colère se sont emparés de moi.

— La colère ? La honte, pourquoi ?

— Parce que je t’ai laissé faire, parce que tu ne m’as rien dit. Pourquoi tu n’as rien dit ?

— Je voulais montrer que je pouvais faire des actions pour les Hells Angels.

— En taguant ? C’est une action, ça ? C’est débile, ajoute-t-elle au moment où j’allais répondre. Tu ne le referas plus, hein ?

Elle se remet contre mon bras, je la serre fort, mais ne réponds rien, alors pourquoi mentir.

— Léa, je vais devenir un Hells Angels.

— Quand tu auras appris et que Louis estimera que tu es prêt. Promis ? demande-t-elle en me fixant droit dans les yeux.

— Promis.

Je promets. De toute manière, je ne pourrai pas faire autrement, papa et Axel y veilleront, car ils l’ont promis à Mary, et entre eux une promesse ne se trompe pas. Mais pour arrêter de parler de mes conneries, je lance :

- Notre secret n’en a jamais été un finalement, les parents savaient, comme tous d’ailleurs, vu leurs réactions.

Léa qui s’allonge à nouveau à mes côtés, sourit.

— Ouais, fini les passages d’une chambre à l’autre, les départs différés de quelques minutes, les escapades amoureuses.

— Mais non, ce sera différent, on continuera à passer de ta chambre à ma chambre, je continuerai de te sauter dessus dès que je le peux.

— OK, pour me sauter dessus, d’ailleurs tu n’as pas le choix cette fois, cependant aujourd’hui tu emménages dans ma chambre, va falloir que tu me supportes au quotidien, et puis je t’interdis de regarder les autres filles.

— Un petit regard ? plaisanté-je.

— Non, c’est moi ou rien.

Je l’embrasse.

— Toi non plus alors.

— Moi, je n’ai jamais vu que toi.

— Vraiment, et Benji ?

— C’était une distraction, de toute manière, lui c’est ta faute, deux fois en plus.

— Ma faute ?

— Oui, je serais déjà sortie avec toi à l’anniv de Esteban la première fois qu’on a fait connaissance, mais là tu m’as préférée à une conne

— Ce n’était pas une conne, objecté-je, en souriant.

— Si, c’était une conne ! Et puis tu m’as presque mise dans les bras de Benji, soi-disant que je voulais voir autre chose.

— C’était vrai.

— Non, je regardais, c’est tout, je n’aurais pas touché si tu m’avais accordé un peu plus d’attention, si tu m’avais aimée, mais je sais que tu ne m’aimes pas, boude-t-elle.

— Arrête de dire ce genre de choses, ça n’arrivera plus.

— J’espère bien, je ne suis pas un yoyo, moi quand j’aime, ce n’est pas en l’air.

Elle m’aime, elle vient de me le dire là, je n’ai pas rêvé ?

— Tu quoi ?

— Ben quoi ? Pourquoi tu joues l’étonné ?

— Je suis surpris, tu...



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