Bai | Un début d'éternité | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 254 Seiten

Bai Un début d'éternité


1. Auflage 2023
ISBN: 978-2-322-46842-3
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, 254 Seiten

ISBN: 978-2-322-46842-3
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Vanina vient de perdre sa mère et, malgré le fait qu' elle soit déjà une jeune adulte, elle se retrouve seule et abandonnée. Pragmatique et raisonnée, elle n'a jamais remarqué que la vie lui envoyait des signes. Adrien, de son côté, est un peu déboussolé. Il se demande qui a bien pu faire l' erreur de le mettre au service de Vanina, qui, avouons-le, est une cause perdue... Il désespère de pouvoir un jour "toucher" cette jeune femme liée à lui. Mais un jour, au détour d'un virage, un petit chaton fait irruption dans la vie de Vanina et... tout va changer. Et si tout ceci n' était qu'une large manigance du destin? Adrien saura-t-il convaincre Vanina de son existence?

Nanie Bai est née en 1982 dans le piémont pyrénéen. Issue d'une famille de lecteurs, elle est nourrie de fantasy et de science-fiction depuis toujours. C'est au cours de ses études d'infirmière qu'elle prend pour la première fois sa plume. A l'âge de 30 ans, l'histoire de Dunia naît. Maman de 3 enfants et elle-même friande de fantasy, Nanie démarre sa carrière d'auteure par les Chroniques de Dunia, en 4 tomes, publiées chez Studio5editions en 2021 et 2022. Elle se lance dans l'autoédition pour son roman feelgood: Un début d'éternité en 2022. La saga Blood voit le jour en juin 2022. Il s'agit d'une trilogie vampirique assortie de romance légère et addictive. Fin 2022 et debut 2023, une duologie romance steampunk sera publiée aux éditions Caméléon. Nanie Bai n'a pas de genre fétiche ni d'étiquette collée à la peau. Elle raconte "juste" les histoires que son imagination tricote sans arrêt ! Bonne lecture
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Adrien


Je suis assis à une table. Je suis si mal assis que je n’arrête pas de me tortiller dans tous les sens. Je ne sais pas très bien ce que je fais là à vrai dire. J’ai l’impression que c’est l’histoire de ma vie cet inconfort permanent.

Je regarde autour de moi, et ils sont tous bien tranquilles, sages, et concentrés. Il n’y a que moi qui semble être différent. Vraiment, je ne sais pas ce qui va se passer mais ça me turlupine déjà.

Je soupire d’agacement, bien décidé à ne pas faire long feu ici. Ils se tournent tous vers moi et je sens leur jugement implacable me transpercer.

— Quoi?? Y a que moi qui me demande ce qu’on fout là??

Personne ne me répond, bien entendu. Je soupire de nouveau et me tortille un peu plus sur la chaise quand une grosse voix nous fait tous sursauter :

— Bienvenue à tous?!

Je suis transi. Je ne sais pas si ce que je ressens là, tout de suite, est plutôt de la peur ou de la fascination.

Je regarde dans tous les sens. Mais je ne vois rien. Ils sont tous là, droits comme des i, tendus comme des arcs. Mais aucun ne cherche à comprendre, aucun ne parcourt le reste de l’assemblée pour découvrir d’où vient cette grosse voix.

Le temps me paraît être une éternité. Je me retourne enfin, bien déterminé à élucider le mystère.

Derrière moi, il n’y a rien. Mais quand je dis : rien, c’est rien. Le néant quoi. Un vide abyssal sans sol, sans murs, sans couleur : un grand rien. Une vague de panique diffuse fourmille déjà dans mes pieds et commence à remonter le long de mes jambes. Je la sens gonfler sans que je ne puisse rien y faire.

Mais purée… qu’est-ce que je fous la??

Je me remets face à ma chaise et je me force à respirer lentement. Je cherche rapidement des yeux quelque chose sur lequel fixer mon attention. Instinctivement, mes yeux s’arrêtent sur un autre que moi, un peu plus loin, sur ma droite, il est tellement sérieux qu’on dirait que sa vie se joue en ce moment même.

— Nous allons vous donner les consignes… alors, veuillez être très attentifs : ceci est capital?!

La grosse voix ne me fait plus sursauter mais elle me visse sur ma chaise. Je me sens happé par la profondeur du timbre et je comprends l’importance de la situation. Mais… quelle situation?? Je me sens perdu à mesure que les secondes s’égrènent.

Une éternité passe avant que la grosse voix intervienne de nouveau :

— Vos apparentements vous ont élevés à un niveau de conscience supérieur. Mais comme vous le savez, le chemin est encore long…

Je réagis, bien malgré moi. Apparentement?? Mais ça veut dire quoi ça?? Et de quel chemin parle-t-il??

J’ai dû me redresser plus qu’il ne le fallait et je dois sûrement parler à voix haute parce que je vois mes congénères me fustiger de leurs yeux empreints de colère. Je me ratatine, soufflé par l’agressivité qui règne.

— Lorsque nous vous mettrons en relation avec vos protégés, ils seront encore fermés à votre existence. Certains s’ouvriront, et d’autres jamais. C’est à vous de les porter au-delà de ce que leurs âmes ont déjà connu. Vous serez leur fil rouge tout au long de leur vie charnelle…

Mais de quoi parle-t-il enfin?? Je ne comprends strictement rien… alors je m’avachis sur ma chaise et je lâche prise : ce cauchemar va se terminer très bientôt, je le sens. Je n’aurai plus qu’à ouvrir les yeux et tout reprendra son cours normal. En formulant cette pensée, je porte ma main à mes paupières pour me les frotter, histoire d’accélérer le processus de réveil. Mais je ne ressens rien. Ma main ne parvient pas à mes yeux. Je tente de toucher mon visage mais rien : mes mains brassent de l’air. Alors que je suis de nouveau en proie à la montée sauvage d’une vague de panique, je regarde mes mains : je n’ai pas de mains?!

Respire, respire, respire.

Souffle, souffle, souffle…

Je me lève à toute vitesse et, sans réfléchir, je tente d’aller toucher l’un de mes collègues de classe. Quand je m’approche de lui, mes mains passent littéralement au travers de son corps. Son image s’évapore doucement au contact de mes doigts pour reprendre forme quelques instants plus tard.

Respire, respire, respire.

Souffle, souffle, souffle…

J’ai besoin d’un verre, là, de suite, maintenant?!

Alors que je suis encore debout (enfin… debout… tout est relatif vu que je n’ai pas de pieds), la grosse voix retentit :

— Adrien?! Peut-on savoir ce qu’il vous prend??

Je m’arrête net. J’ai l’impression que mon cœur a de nombreux ratés, je sens que ma bouche est sèche et mes oreilles vont prendre feu tellement elles me brulent. Je finis par répondre d’une voix timide :

— Je crois que vous vous êtes trompés. Je n’ai rien à faire ici. Merci de m’indiquer la sortie et je ne vous importunerai plus.

— Tu es là où tu dois être Adrien.

— Êtes-vous sûr?? Parce que je pense que je dois être attendu ailleurs…

— ADRIEN?!!!

Je dégouline littéralement. J’aimerais être une petite souris et pouvoir me terrer dans mon trou. Je suis prostré, saisi par la peur. Soudain, une idée me percute :

— Mais… sauf votre respect, je ne suis pas Adrien…

— Ah bon??

Pour la première fois, la voix se met à rire d’un son guttural déconcertant. Au bout de quelques instants, elle reprend :

— Et qui donc es-tu??

Je me redresse, me donnant un peu de contenance, et alors que j’ouvre la bouche pour répondre à la voix, je m’arrête aussitôt. En fait… je crois bien que je ne me souviens pas de qui je suis.

Résigné, les épaules affaissées, je regagne ma table et ma chaise et m’assieds de nouveau sous le regard inquisiteur des autres. La voix reprend alors ses explications, mais déjà, je n’écoute plus. Adrien?? Je suis donc Adrien… intéressant. Je ne le connais pas cet Adrien, mais un jour peut-être pourrais-je lui rendre sa place. Oui?! Voilà?! On va faire ça : je vis sa vie un peu, histoire de lui rendre service, et dès qu’il se pointera, il reprendra son job, parce que là, j’avoue, je suis paumé.

Je suis perdu dans mes pensées quand je vois tous mes collègues se lever et disparaître dans un brouillard vaporeux. Je les regarde d’un œil distrait. J’ai l’impression que mon cerveau n’intègre plus. C’est comme si je n’étais pas tout à fait là. Les seules pensées que j’arrive à formuler sont si futiles. Je les trouve beaux tous, ils ont dans le regard cette détermination que je n’ai pas. De toute évidence, ils savent qui ils sont et où ils vont. Mais je n’ose pas demander de nouveau. Leurs bouches pincées et leurs regards graves semblent annonciateurs d’une mission importante vers laquelle ils se précipitent. Je n’y comprends décidément rien. Soudain, je vois le dernier, prêt à disparaître, qui se retourne pour me lancer un œil interrogateur. Je me redresse vite, prêt à me saisir de cette opportunité que ce regard m’offre, mais déjà, ses contours s’effacent dans un brouillard de couleur verte. Je suis si frustré?! Je fixe la poussière verte qui retombe mollement quand je me rends compte après coup que chacun possédait une poussière de couleur différente. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce phénomène quelque part, mais déjà, l’idée s’échappe de ma conscience.

Je me retrouve bientôt seul, toujours assis à ma table. J’aimerais me lever, mais je n’y arrive pas. Je ne sais pas où aller en fait, alors pourquoi me lèverais-je?? Où sont-ils donc tous partis?? Je ferme les yeux. Peut-être qu’en les fermant assez longtemps et assez fort, quelque chose aura changé quand je les rouvrirai?? Peut-être que si je ne bouge pas assez longtemps, la grosse voix se lassera et m’expliquera enfin?? Peut-être que…

Les négociations vont bon train dans ma tête quand la grosse voix me sort de ma réflexion.

— Adrien, il est temps d’y aller?!
— Mais je n’ai toujours pas compris ce que je fais là?! Comment pourrais-je savoir où je vais si je ne sais même pas où je suis?!
— Adrien…
— Quoi «?Adrien?»?? J’en ai ma claque de tous ces mystères?!
— ADRIEN?! Assieds-toi?! Et je te préviens, c’est la première et la dernière fois que nous aurons cette discussion?!

Je m’exécute à toute vitesse. Je ne sais pas pourquoi, mais cette voix me fascine autant qu’elle me fait peur. Même si je me trouve très frondeur, chaque centimètre carré de mon être respecte la grosse voix.

— Écoute-moi bien maintenant Adrien…

Je suis tout ouïe, les mains que je n’ai pas sont posées à plat sur ma table. Et déjà, la grosse voix commence à m’expliquer.

.

Vanina


Aujourd’hui, je crois que c’est le pire jour de ma vie.

Quand tu crois que rien ne va, en fait, tu te rends compte que ça peut toujours aller pire. C’est quand même fou?!

Aujourd’hui, ma mère est morte.

Un accident de voiture.

D’une seconde à l’autre, elle n’était plus là.

Jamais je n’aurais cru qu’elle me ferait ce coup-là. J’étais sa fille, mais c’était elle...



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