Berche | Le chant de la Résistance | E-Book | www.sack.de
E-Book

E-Book, Französisch, Band 1, 458 Seiten

Reihe: 1944

Berche Le chant de la Résistance


1. Auflage 2024
ISBN: 978-2-322-51230-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, Band 1, 458 Seiten

Reihe: 1944

ISBN: 978-2-322-51230-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Entrez en Résistance ! Qu'est-ce qu'il y a derrière le mot Résistance ? Voilà une question qui tourmente l'esprit d'Hannah Depuis juin 1940, la France est plongée dans les années les plus noires de son histoire. Humiliée, vaincue, est occupée par l'Allemagne Nazie. Hannah Brunet, dès juillet 1940, dit non à la défaite, à l'oppression et à la soumission. Elle entre dans la Résistance et mène ses missions au plus près de ses ennemis quitte à mettre sa vie en danger. La jeune femme et ses compagnons sont déterminés à se battre pour leurs idées : sauver la France de la tyrannie allemande. Entends le chant de la Résistance, lève-toi, bats-toi, redonne à notre pays le nom qui lui a été enlevé. Illustrations : Alysson Detilleux

Audrey Berche est née en région parisienne le 16 juin 2002. Dès son enfance, elle se passionne pour les histoires en tout genre. Poussée par son imagination débordante, elle commence à écrire sa première histoire en CM2, inspirée par les légendes de Sleepy Hollow. Bien que cette histoire n'aille jamais plus loin que les premières pages, elle continue d'imaginer de nombreux univers imaginaires dont elle pourrait conter les histoires. En 2014, après avoir visionné un documentaire sur la Résistance française, elle se promet d'un jour écrire un ouvrage sur le sujet. Mais par manque de connaissances, elle ne débute pas le travail. Poussée dans la passion de l'Histoire par deux de ses professeurs d'Histoire-Géographie, elle commencera l'écriture par une petite nouvelle sur la guerre ; elle poursuivra ensuite l'écriture en jonglant entre les nouvelles et la poésie avant de reprendre son projet initial fin 2019 : la Résistance. Ainsi de sa plume, naît 1944 - Entrez en Résistance. Passionnée également par la poésie, elle poursuit ses travaux d'écriture en publiant ses recueils de poésie dont elle publie les poèmes sur sa page instagram : rivesalt.

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Chapitre 2 Limiter les déportations Paris, 2 janvier 1944. Il est environ deux heures du matin, Friedrich dort profondément ; Hannah en profite alors pour fouiller discrètement dans les affaires de son compagnon, à la recherche d'une information à transmettre à la Résistance. Mis à part des listes de déportation, elle ne trouve rien dans le bureau de l'Allemand. Et depuis un moment déjà, il y a une pénurie d'information ; Hannah craint désormais de se faire prendre par son père qui dort dans l'autre chambre. Elle ne sait comment lui dire, ni même si elle doit le faire. Lui avoir caché sa relation avec Friedrich est déjà un fait difficile à vivre, mais ce point-là, si Romain l'apprenait de la mauvaise manière, il lui en voudrait très certainement. Depuis quatre mois elle se fait très discrète. Elle a insisté auprès d'Henry, son parrain et employeur, pour que lui non plus ne dise rien. Mais c'est très probable que son très cher père finisse par découvrir la vérité. Mais comment s'y prendre ? Qu'il soit au courant le met immédiatement en danger, si elle venait à être découverte et que la Gestapo apprenait qu'il a connaissance de ses activités, il serait pris pour cible et torturé pour leur donner des réponses. Elle ne peut faire prendre un tel risque au dernier de ses parents. Mais plus elle y réfléchit, plus elle se questionne sur les opinions de son père, et elle se persuade de plus en plus qu'il pourrait vouloir s'engager dans le combat, et cela, elle ne sera jamais en mesure de l'empêcher. La bonne nouvelle, c'est que Friedrich apprécie Romain. Lui-même désireux de plaire à la famille de la femme qu'il aime, il est toujours très cordial avec le quadragénaire. En réalité, Friedrich espère pouvoir épouser Hannah, et de par la complicité qu'il a pu observer entre cette dernière et son père, il n'y parviendra pas si sa relation avec Romain Brunet n'est pas bonne. Gagner la confiance des Allemands est donc assez facile à faire pour son père ; peut-être pourront-ils alors fonctionner en duo. Le meilleur atout que le groupe de résistants possède est la langue. Hannah maîtrise parfaitement l’allemand ; quant à Romain, il trébuche de temps en temps mais se débrouille et arrive à se faire comprendre des Allemands. Quant à eux, ils maîtrisent à peu près le français. Mais c'est certainement Friedrich qui se débrouille le mieux ; il vit depuis un an avec Hannah et il se force à parler français avec elle pour mieux communiquer chaque jour qu’il passe à Paris. Ils n'ont donc aucune difficulté à communiquer entre eux, ce qui facilite le travail d'espionnage d'Hannah. Pendant qu'Hannah continue de chercher des informations tout en restant sur le qui-vive, Friedrich se réveille et réalise qu'elle n'est plus à ses côtés dans le lit. Il se lève, inquiet, et se dirige vers la salle principale. Au son des pas se rapprochant d’elle, Hannah referme vite le tiroir avant de se déplacer près de la bibliothèque en faisant mine de regarder les livres qui y sont rangés. — Que fais-tu debout à une heure si tardive ? lui demande Friedrich surpris de la trouver dans le salon. — Je n'arrivais pas à dormir, alors je me suis levée. — Et qu'est-ce que tu fais ? — Je regarde les livres que tu as. — Il y en a un qui te plaît ? — Celui-là me tente beaucoup. Elle lui tend un livre de la bibliothèque. C'est un roman allemand sur l'enfance d'un auteur du dix-septième siècle. Il le prend et inspecte la première puis la quatrième de couverture. — Je ne l'ai pas trop aimé ce livre, mais ma mère l'aime beaucoup. — Tu me le conseilles quand même, ou c'est à éviter ? — Tu devrais plutôt lire celui-là. Friedrich repose le livre et en tend un autre à Hannah avant de passer sa main dans ses cheveux blonds, attendant la réaction de sa compagne. — Jules Verne ? Je les ai tous lus. — Mais il est toujours bon à relire. Hannah prend le livre en souriant et le pose sur le bureau. Elle se retourne vers Friedrich et lui prend la main. — On devrait retourner se coucher. Au petit matin, Hannah se prépare à quitter l'appartement. Son excuse d'aujourd'hui est qu'elle doit aller à la rencontre d’un homme qui est venu à la librairie où elle travaille, la veille, pour lui donner un livre qu'ils n'avaient pas sur place. Friedrich ne se pose pas de question et a confiance en elle. En réalité, Hannah doit retrouver Pierre dans son appartement du sixième arrondissement. Le problème qui se présente devant elle, c'est que comme elle l'avait proposé à son père quand elle est venue le chercher à Lille, il a été embauché à la librairie d'Henry. Mais elle ne voit pas d'autre excuse à donner à son compagnon qui la questionne toujours sur ses journées. Alors quand les deux Français marchent dans la rue en direction de la librairie, elle n'a d'autre choix que de trouver une nouvelle excuse, mais cette fois, pour son père. — Pars devant, je vais passer voir une amie avant d'aller travailler, annonce-t-elle en s'arrêtant à une intersection. — Tu ne veux pas que je t'accompagne ? — Non, cela va te mettre en retard. Vas-y, je m'arrangerai avec Henry. — Tu peux y aller après sinon. — Je préfère le faire maintenant, je crains d'oublier si j'attends ce soir. Je dois juste récupérer une bricole et j'arrive. — Hum d'accord... Romain regarde sa fille avec insistance, espérant qu'elle en dira plus. Mais la résistante reste de marbre et fait un signe à son père avant de s'en aller sur la rue de gauche. Le professeur la regarde s'éloigner, et lorsque sa silhouette disparaît derrière le dernier bâtiment de la rue, il se tourne et reprend sa route, intrigué par son comportement étrange. Hannah descend la Rue de Richelieu ; elle traverse le Jardin du Palais Royal avant de passer devant le théâtre de la Comédie Française sous un ciel grisâtre, menaçant de pluie qui semble la suivre alors qu’elle traverse la grande cour du Louvre pour emprunter le pont du Carrousel. D’un pas décidé, elle longe les quais de Seine en vérifiant que nul ne s'intéresse à elle et termine sa route en se dirigeant vers un immeuble à deux quartiers du Panthéon. Puis au coin d'une rue, elle entre dans un bâtiment et monte jusqu'au troisième étage où l'attendent Pierre et Jacques Bingen. Elle entre dans l'appartement et salue les deux hommes. — Bonjour à notre petite souris, commence Pierre, comment vous portez-vous ? — Très bien merci, mais j'ai dû mentir une fois de plus à mon père, et cette situation me déplaît de plus en plus. — Je comprends que cette situation vous embarrasse. Pourquoi ne pas lui proposer de nous rejoindre. Vous m'aviez confié il y a quelques semaines qu'il y avait déjà songé. — Je vais y réfléchir. — À part cela, vous tombez bien, nous avons eu de nouvelles informations. — Quel genre d'informations ? — L'Allemand avec qui vous vivez, il a bien une part de responsabilité dans les déportations ? demande Bingen. — Oui, c'est lui qui est chargé de transmettre les listes de départ à Drancy, données par son supérieur. — Si ces listes n'arrivent pas à destination, il n'y pas de déportation n'est-ce pas ? — En théorie, non. Les chefs de camp doivent attendre l'ordre de faire partir un convoi avec les bonnes personnes. — Très bien, ajoute Pierre. Il y a un convoi qui doit partir la semaine prochaine, assurez-vous qu'il ne parte pas. — D'accord, est-ce qu'il y a autre chose ? — Non, tout est bon pour nous. Hannah ne s'attarde pas, avec un sourire cordial, elle salue les deux hommes et quitte l'appartement. En sortant de l'immeuble, elle tombe sur un SS qui semblait observer l'endroit où elle était. Elle fait comme si elle n'avait rien remarqué et que rien ne l’inquiétait, salue l'officier et s'éloigne. Elle traverse la ville et s'arrête un moment sur les quais de la Seine où elle observe les gens qui s’y baladent, tentant au mieux de se faufiler dans la masse d’Allemands qui occupent le Paris occupé. Et même si les Allemands perdent de plus en plus de terrain, pour Hannah, cette guerre n'a que trop duré ; elle doit se terminer et au mieux, par la défaite des Allemands. Mais...



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