Bernard | Au revoir hier | E-Book | www.sack.de
E-Book

E-Book, Französisch, 126 Seiten

Bernard Au revoir hier


1. Auflage 2026
ISBN: 978-2-322-59141-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, 126 Seiten

ISBN: 978-2-322-59141-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Lilian menait la vie sans histoire d'un étudiant ; des cours, des amis fidèles et un doux béguin pour Sara. Cette banalité réconfortante a explosé le jour ou il s'est réveillé pour la première fois, non pas dans son lit, mais dans un autre monde. Ce premier basculement n'était que le début d'une longue aventure. Depuis lors, Lilian est un nomade sans attaches, arraché sans cesse à une réalité pour être projeté dans la suivante. Ces mondes sont des extrêmes : des havres de paix éphémères succèdent à des enfers où la survie tient du miracle. Le temps presse, car chaque réveil est un nouveau danger. Pour survivre à cette incessante valse des réalités, il ne lui reste qu'une obsession : trouver la vérité cachée derrière ces transferts. Pour cela il doit accumuler des indices et des savoirs transdimensionnels qui, l'espère-t-il, lui montreront la voie vers son monde et vers Sara. Lilian est en quête de vérité. Trouvera-t-il l'origine de son malheur, parviendra-t-il à rentrer chez lui ou sera-t-il éternellement perdu dans cette infinité de mondes ?

Auteur pour le plaisir qui souhaite simplement partager ses histoires farfelues.
Bernard Au revoir hier jetzt bestellen!

Autoren/Hrsg.


Weitere Infos & Material


Chapitre 4 : L’enfer urbain


Autour de moi, je pouvais entendre de petits oiseaux chanter et sentir l’odeur des pins. L’hôpital, ma chambre et cet horrible médecin avaient disparu. J’étais couché certes, mais pas là où je m’étais endormi. J’étais dans une pièce en ruines, les vitres étaient jaunâtres, certaines étaient brisées. J’avais terriblement faim, je n’avais pas mangé depuis avant-hier.

Au moins je n’étais plus enfermé et de nouveau libre de mes mouvements.

Cela me mit un peu de baume au cœur même si ma situation était encore confuse. Mon estomac ne me laissa pas me perdre dans mes pensées. J’étais affamé, je me suis donc résolu à fouiller la pièce ; peut-être y aurait-il quelque chose d’utile ?

J’avais rapidement trouvé un sac à dos sur lequel était posé un fusil. Dedans, j’avais trouvé une gourde à moitié vide, quelques balles et une boite de pois chiches périmée. Je continuais de fouiller dans l’espoir de trouver mieux, mais je ne trouvais rien. Il n’y avait sous mon lit que quelques babioles ; des conserves vides, du papier mouillé ainsi qu’une vieille poupée faite de chiffons.

- Bon va pour les pois chiches ce matin, pensais-je, en commençant un monologue intérieur.

On ne pouvait pas dire que c’était ragoûtant, mais au moins mon estomac me laissa tranquille. Mon repas fini, je décidais de sortir, histoire de voir l’extérieur. J’étais curieux, il fallait le dire et l’air frais m’aiderait sûrement à réfléchir.

La rue était en piteux état, voiture calcinée, herbes folles, nids de poule… On aurait dit l’une de ces villes de fiction apocalyptique. Il n’y avait aucune trace d’activité humaine ou du moins aucune trace récente. Il ne restait que la nature et ses bruits, c’était un curieux contraste entre la morbidité de la ville en ruines et le calme de la nature. Intrigué et sans but, je décidai de me rendre vers ce qui semblait être la direction du centre-ville. En chemin, je pris la peine de réfléchir à ces trois derniers jours. Une chose était sûre, quelque chose ne tournait pas rond.

- Étais-je mort ? Et était-ce une sorte d’enfer personnel ? Peut-être que cette ville sans âme était le purgatoire ?

Cette hypothèse me traversa l’esprit un moment, mais je finis par l’abandonner.

- Si j’avais faim, c’est que je pouvais mourir de faim et donc que j’étais vivant. Ce n’était pas une preuve en soi, mais je devais me contenter de spéculations.

- Bien sûr, tout en partant du postulat initial que je n’étais pas complètement ravagé et même si c’était le cas cela ne me mènerait à rien.

Pendant mon monologue intérieur, je continuais tranquillement ma route sur l’avenue déserte, je devais de temps en temps revenir à ce qui m’entourait pour ne pas trébucher.

- Ma situation avait-elle un précédent ? Si oui, cela devait être rarissime à l’échelle de l’humanité, et rien ne garantissait que quelqu’un en ait laissé des traces.

Autour de moi certaines maisons étaient bâchées dans du plastique, certaines avaient même des numéros et des symboles biohazard.

- Ce monde était peut-être mort à cause d’une pandémie ? Cette pensée ne m’inquiéta guère plus, quoi qu’il se fût passé ici, c’était probablement il y a plusieurs décennies.

- Quoi qu’il en soit, revenons à nos moutons, pensai-je en me replongeant dans ma réflexion.

- À quoi ma situation ressemblait-elle de près ou de loin ? Je parcourais dans ma tête tous les scénarios de fiction ou autres, jusqu’à avoir le déclic.

- Isekai ? Isekai ! Mais oui bien sûr ! M’exclamai-je !

Une personne qui du jour au lendemain change d’univers et est totalement déboussolée. Moi-même étant un grand fan de ce style, je m’étonnais de ne pas y avoir pensé plus tôt. De toutes les explications possibles, c’était la seule qui avait un peu de sens. Mon esprit devint plus clair. L’incompréhension s’était transformée en excitation. Après tout, qui n’avait jamais rêvé d’être le héros d’une aventure dans un univers mystérieux ? Même si j’ignorais encore beaucoup de choses sur ma condition, je me mis à énumérer celles que j’avais découvertes. Pour survivre à cette aventure j’allais devoir découvrir les ‘’règles’’ de mon ‘’Isekai’’.

La première était assez évidente : Chaque jour je me réveillais dans un univers différent.

La seconde était que mon corps et mon esprit restaient les mêmes, je n’avais en effet, pas remarqué de modification de ce côté-là.

Et c’était à peu près tout, force était de constater que je ne savais pas grand-chose. Je pris donc la peine de réfléchir aux points que j’allais devoir éclaircir.

Le premier, non des moindres, que se passerait-il si je mourrais ? Mourrais-je pour de bon, reviendrais-je dans mon univers d’origine ou irais-je dans l’univers suivant ? Une question qui, je l’espérais, resterait sans réponse.

Le deuxième, était-il possible de rester dans un des univers si je ne dormais pas ? Voire, de choisir de rester dans l’un d’entre eux ? Ça, ce serait facile à vérifier. Il me vint un dernier point en tête. Quelle était la cause de mon ‘’Isekai’’ ? Contrairement aux animés, je ne m’étais ni fait écraser par un camion ni fait tuer. Un autre point qui ne sera pas facile à vérifier.

- Au moins, pensais-je. Mes parents vont bien et sont comme je les ai connus. Cette pensée me mit également du baume au cœur.

Cela faisait environ deux heures que je marchais, j’étais arrivé sur une place. Elle n’était pas au meilleur de sa forme. Il y avait quelques vitrines, ce qui ressemblait à des restaurants et une bouche de métro sur laquelle, je pouvais apercevoir un panneau. ‘’fuyez les ténèbres’’. Un message inquiétant pour sûr, peut-être l’œuvre de fanatiques dérangés que les apocalypses avaient tendance à faire ressortir, mais bon je ne savais rien de ce monde.

Le soleil était haut dans le ciel, il devait être environ midi. La faim me tenaillant, je pris la peine de fouiller les alentours. Une heure plus tard, je n’avais rien trouvé dans les restaurants pour contenter ma faim, au fond de l’un d’eux, j’y avais même fait une découverte macabre : les restes d’un cerf à moitié dévoré. Cela aurait pu être l’œuvre d’un loup, mais je n’ai pas cherché outre mesure, qui sait quels étaient les dangers de ce monde ?

Par prudence, j’avais commencé à examiner mon arme. C’était un fusil à simple action, un Lebel. Il était plutôt en bon état même s’il devait avoir plus de quatre-vingts ans. Je m’étais assuré de son fonctionnement, système de verrou, gâchette, tout semblait en ordre. À défaut de nourriture, je devais au moins trouver des informations. Il n’y avait qu’un seul endroit que je n’avais pas fouillé, le métro. Je m’y rendis afin de voir ce qu’il y avait. À ma grande surprise la lueur du jour pénétrait dedans et éclairait en contrebas une petite galerie marchande avec notamment un marchand de journaux. Pile ce que je cherchais. Néanmoins, ce panneau à l’entrée était inquiétant. Cet endroit ne me disait rien qui vaille. Le kiosque n’était pas loin de l’escalier et le soleil éclairait la voie. Je prendrai ce dont j’ai besoin et je m’en irai. Après mûre réflexion, je décidais de descendre à l’intérieur.

La crosse sur l’épaule et le fusil armé, je descendis doucement, l’escalier semblait interminable. Arrivé en bas, je pus apercevoir le reste de la galerie marchande, au fur et à mesure qu’elle s’enfonçait dans le sol la lueur du soleil laissait place à une obscurité angoissante. Je me hâtais donc de fouiller les journaux, la plupart étaient en mauvais état, ravagés par l’humidité et les champignons. Quelle ironie que les mieux conservés soient les magazines plastifiés qui ne m’étaient...



Ihre Fragen, Wünsche oder Anmerkungen
Vorname*
Nachname*
Ihre E-Mail-Adresse*
Kundennr.
Ihre Nachricht*
Lediglich mit * gekennzeichnete Felder sind Pflichtfelder.
Wenn Sie die im Kontaktformular eingegebenen Daten durch Klick auf den nachfolgenden Button übersenden, erklären Sie sich damit einverstanden, dass wir Ihr Angaben für die Beantwortung Ihrer Anfrage verwenden. Selbstverständlich werden Ihre Daten vertraulich behandelt und nicht an Dritte weitergegeben. Sie können der Verwendung Ihrer Daten jederzeit widersprechen. Das Datenhandling bei Sack Fachmedien erklären wir Ihnen in unserer Datenschutzerklärung.