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Captive | E-Book | www.sack.de
E-Book

E-Book, Französisch, Band 2, 136 Seiten

Reihe: Captive

Captive

tome 2
1. Auflage 2025
ISBN: 978-2-322-58561-8
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

tome 2

E-Book, Französisch, Band 2, 136 Seiten

Reihe: Captive

ISBN: 978-2-322-58561-8
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Huit ans plus tard. Alors que Ava a refait sa vie, elle ne pensait pas un jour recroiser Zack sur son chemin. Entre haine et sentiments ravivés, elle ne pensait pas qu'après tant d'années, elle aurait eu enfin les réponses à ses questions. Huit ans plus tard, pourquoi réapparaît-il maintenant ? Quels regards porteront-ils sur leur histoire ? Ce qui est certain, son retour dans sa vie ne la laissera pas indemne.

Carlie est une jeune auteure de 28 ans. Elle a publié 7 romans en auto édition.
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Chapitre deux.


La sonnerie de mon réveil me fait sortir de mon rêve. Je me sens tellement bien au chaud dans mon lit. Je tourne mon visage pour pouvoir dire bonjour à mon futur mari, mais son côté du lit est vide. Je trouve enfin la force de me lever. Je prends ma robe de chambre et l’enfile en me dirigeant vers la cuisine. Armand n’y est pas non plus. En servant ma tasse de café, je vois un bout de papier avec quelques mots écrits dessus :

J’ai dû partir tôt, je te rejoins ce soir chez tes parents. Je t’aime.

Je souris et laisse le papier à la même place. Je retourne dans la chambre avec mon café et m’installe à la coiffeuse pour me maquiller. Après avoir étalé mon fond de teint et mis mon mascara, je m’habille d’une chemise blanche et d’un jean. Je consulte mon agenda pour voir quels patients ont rendez-vous avec moi aujourd’hui et le range dans mon sac à main. Je débranche mon téléphone qui a chargé toute la nuit, finis ma tasse en la laissant traîner dans la chambre comme tous les matins. Armand en a horreur, il ne peut s’empêcher de me faire la remarque pratiquement tous les jours.

En arrivant au cabinet, je salue de loin ma mère d’un signe de la main, la voyant accompagner une patiente à son bureau. Je pose à peine un pied dans la salle d’attente, que ma patiente se lève de sa chaise.

— Bonjour, madame, vous allez bien ?

— Très bien, merci, me répond-elle.

Je la laisse passer devant moi et nous nous dirigeons toutes les deux vers mon bureau.

— Installez-vous, dis-je en me débarrassant de ma veste.

Je prends de quoi noter et m’installe à mon tour, c’est parti pour une nouvelle journée de travail.

Installée dans la cuisine pour déguster mon déjeuner après avoir travaillé avec deux patients dans la matinée, ma mère arrive précipitamment dans la même pièce :

— Vous venez toujours ce soir ?

— Oui maman, lui réponds-je.

Je la vois tourner dans tous les sens, sortir son miroir de poche de son sac à main pour se regarder attentivement, cela me fait sourire. Je la questionne curieuse :

— Tu as un rendez-vous important ?

Elle referme son miroir, toute souriante.

— Je vais déjeuner avec ton père.

— Et c’est ce qui te rend aussi heureuse ?

— C’est tellement rare que ton père accepte que l’on sorte tous les deux.

Cela fait trente ans que mes parents sont ensemble et amoureux. Et autant d’années qu’ils s’aiment encore comme au premier jour. Quand je vois ma mère dans cet état, j’ai l’impression de voir une adolescente allant à son premier rendez-vous. Cela me fait rêver, j’aimerais que dans autant d’années mon couple avec Armand soit aussi beau.

— Ce soir, vous me raconterez vos vacances !

Maman, si tu savais, nos vacances par rapport à ce que nous comptons vous annoncer ! Notre séjour passera inaperçu, me dis-je en mon for intérieur.

Je sais déjà qu’ils seront heureux pour nous. Ils ont adopté Armand dès le premier jour où ils l’ont rencontré.

— Bon, à ce soir ma puce, me dit-elle en m’embrassant le front.

— A ce soir, réponds-je en la regardant s’éloigner.

***

Je mets une dernière goutte de mon parfum préféré, m’-habille d’une jupe en cuir et d’un t-shirt blanc, et vérifie l’heure à ma montre. Il me reste pile le temps pour le trajet. Je descends les escaliers en trombe, manquant de louper la dernière marche. Ma musique du moment passant à la radio, je la chantonne tout en quittant en voiture l’allée de la maison.

J’entre sans frapper chez mes parents. Ils sont restés dans la même maison où j’ai grandi. Armand se trouve dans le salon en compagnie de mon père, tous les deux un verre de vin à la main.

— On attendait plus que toi, me dit ma mère en passant devant moi pour aller déposer un plat sur la table.

Je me dirige vers mon père pour le saluer et embrasse ensuite Armand, toute souriante à l’idée d’annoncer notre grande nouvelle. J’ai d’ailleurs pris soin de cacher ma bague de fiançailles dans mon sac à main pour ne pas que ma mère la découvre.

— Je vais chercher ton frère.

Mon père nous laisse seuls dans le salon. J’en profite pour me rapprocher de mon futur mari, et lui murmure impatiente sans que personne puisse nous entendre :

— Prêt à l’annoncer ?

— Bien sûr, d’ailleurs, j’ai eu mes parents au téléphone aujourd’hui et ils sont très heureux pour nous.

Mon sourire s’éteint d’un coup, je me décale de lui, déçue par ce qu’il vient de me déclarer.

— Tu leur as dit ?

— Je n’ai pas pu résister.

Je n’ai pas le temps de répondre qu’Adisson fait son entrée dans la pièce. Il salue vite fait dans la précipitation Armand et me prend dans ses bras.

— Comment va ma petite sœur ?

Depuis qu’il m’a dépassé, il adore me charrier avec ça. Adisson a vingt ans, il a grandi tellement vite, c’est un homme maintenant. Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, il fait tourner la tête de toutes les filles de son école d’ingénieur.

— Ça va, réponds-je sèchement.

— Allez, à table ! nous annonce ma mère en tapant dans ses mains.

Je me retrouve déstabilisée. Toute la journée, j’ai dû résister pour ne pas lâcher le morceau à ma mère et Armand a pris la décision de l’annoncer seul à ses parents ! Il ne m’a même pas attendu pour que nous puissions vivre ce grand moment ensemble.

Nous nous installons tous autour de la table. Assise à côté d’Armand et en face d’Adisson, j’ai le regard dans le vide et mon frère ne manque pas de me le faire remarquer.

— Tu as l’air fatigué…

— Non, ne t’en fais pas Adisson, je le rassure en essayant de faire bonne figure.

— Ça serait dommage, on rentre tout juste de vacances quand même, intervient Armand en passant une main sur ma joue.

Il n’en fallait pas plus pour lancer mes parents sur le sujet. Ils veulent tout savoir et Armand se fait un plaisir de leur répondre en leur racontant dans le moindre détail notre séjour.

— On a aussi visité une grotte, c’était magnifique…

— Une grotte ? Tu n’as pas eu peur, chérie ? me demande ma mère en se tournant vers moi.

— Pourquoi aurait-elle eu peur ?

— Eh bien, depuis ce qui s’est passé, Ava a peur des endroits qui se trouve sous terre.

— Je ne comprends pas.

Je sens Armand perdu, cherchant des réponses dans chaque regard qui se trouve en face de lui.

— Tu n’es pas au courant de ce qui est arrivé à Ava ? demande ma mère.

Je lui fais un signe de main pour lui faire comprendre qu’elle doit se taire.

— Apparemment non, dit-il en grillant mon geste.

— Tu n’es vraiment pas discrète, ajoute Adisson.

— Je fais ce que je peux, dis-je agacée.

Tous se sentent mal à l’aise au vu de la situation dans laquelle ils viennent de me précipiter.

— Mais, tu n’as jamais vu sa blessure à la cuisse ?

Adisson en rajoute une couche, ils se sont donné le mot ou quoi ?

— Je croyais que c’était dû à une chute ? se justifie-t-il en se retournant une nouvelle fois vers moi.

C’est vrai que je lui avais inventé cette excuse qui ne tenait pas debout la première fois qu’il avait remarqué ma cicatrice, je me souviens, c’était lors de notre première nuit ensemble. Une simple chute de vélo, c’est ce que je lui avais dit et il y avait cru, sans poser plus de questions.

— Une chute vraiment ?

J’écarquille les yeux vers mon frère, le suppliant d’arrêter. Je sais qu’il ne le porte pas dans son coeur, qu’il ne l’accepte pas contrairement aux parents et il le lui fait bien savoir. Dès le premier jour où il l’a vu, pour lui Armand n’était pas l’homme qu’il me fallait, c’était un monsieur je-sais-tout, me laissant rarement décider par moi-même.

— Ava, pourquoi tu ne m’as rien dit ?

— Je n’ai jamais su trouver le moment, mens-je.

— En quatre ans ? aboie alors mon frère.

— Adisson ! interpelle mon...



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