L'affaire Cupidon | E-Book | www.sack.de
E-Book

E-Book, Französisch, 208 Seiten

L'affaire Cupidon

vol.2
1. Auflage 2020
ISBN: 978-2-322-24668-7
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

vol.2

E-Book, Französisch, 208 Seiten

ISBN: 978-2-322-24668-7
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Trois coups de feu, un cri étouffé, et Angel trouve deux cadavres tout chauds dans un bar accompagnés d'un tas de fric. Elle était pourtant juste devant, à attendre sa cliente, et n'a vu personne entrer ou ressortir. Et voilà que le commissaire chargé de l'enquête la suspecte de ces meurtres... Une petite annonce va tout changer, l'Unité qui va prendre le relais, avec un ordre précis : arrêtez Cupidon.

Angel, de son vrai nom Dominique B. est bourguignonne d'adoption. Romancière, elle s'inspire de tout ce qui l'entoure pour écrire. Éclectique, passionnée de lectures diverses et variées qui ont nourri son imagination au fil du temps, elle nous livre à travers ses romans, des vies d'aventure et des histoires plus palpitantes et intrigantes les unes que les autres, avec des personnages attachants et humains.
L'affaire Cupidon jetzt bestellen!

Autoren/Hrsg.


Weitere Infos & Material


Chapitre 17


Lundi – Trois jours avant mon incarcération

Nous avions pris congé de Françoise. Je m’étais prise d’amitié pour elle, et j’avais un petit pincement au cœur en pensant que c’était la dernière fois que je la voyais. Elle savait qu’elle ne reverrait sans doute jamais Isabelle ni Alicia… Et elle nous souhaita tout le bonheur du monde à toutes les deux.

Un dernier salut, et nous étions déjà loin. De retour au château, une surprise nous attendait. J’avais oublié la promesse du Patron concernant Sophie, mais lui, non. Et nous avons pu enfin serrer notre fille dans nos bras. Le Toubib l’accompagnait, et il devait passer avec nous ces trois derniers jours qui allaient décider de notre avenir à tous. Le Patron était là, lui aussi. Parti plus tôt que nous de chez le ministre, il avait déjà vu tout ce qu’il y avait à savoir avec James, responsable de l’équipe qui nous accompagnait au château en l’absence de John.

Il lui avait dit tout ce que nous avions pu récupérer comme informations avec les micros disposés un peu partout, que nous avions laissés en place après notre départ. Le Patron devait y retourner le week-end suivant, et il avait décidé que Sébastien et lui-même se chargeraient de récupérer la totalité des micros. Mais jusque-là, notre écoute clandestine pourrait peut-être s’avérer importante.

Nous avions recueilli des informations qui venaient compléter le tableau de la situation. Tout particulièrement celles des chambres qui nous avaient appris pas mal de choses après la réunion de la veille. Confirmant toutes ce que nous avions déduit des quelques faits à notre disposition…

Nous avons fait un point rapide avec tout le monde et le Patron a donné ses ordres concernant les actions que nous devions mener de notre côté au cours des jours à venir.

– … Vous allez devoir perquisitionner en douce dans différents endroits. Mais attention, surtout, vous repérez où se trouvent les documents et choses qu’on recherche, vous les photographiez sur site, mais vous les remettez en place exactement. Vous ne prenez rien. C’est très important. Compris ?

– Compris ! Fit John pour nous tous. On laisse tout en place, on se contente de repérer et de photographier.

– John, tu t’occuperas de répartir tes équipes pour les fouilles.

– Une pour Jean-Marie, une pour Brigitte et une pour Lucie.

Trois équipes, trois fouilles.

– On est d’accord. N’oubliez pas, il est impératif par contre qu’on échange les fausses preuves et les vraies avant qu’elles ne soient détruites. On n’a pas quitté Brigitte des yeux depuis qu’on l’a repérée comme faisant potentiellement partie des pourris. On sait qu’elle est repartie de la PJ avec les preuves, mais qu’elle ne s’en est pas encore débarrassée. Donc, il va vous falloir intervenir dès aujourd’hui. Je me suis renseigné, elle est de permanence à la PJ à partir de deux heures cet après-midi, jusqu’à neuf heures ce soir.

Jean-Marie et Hubert, eux, sont des fonctionnaires. Ils sont absents dans la journée. Entre huit heures et dix-neuf heures environ. Quant à Lucie, normalement, elle sera absente de chez elle jusqu’à mercredi après midi. Pour elle, on la surveille depuis son départ de chez le ministre ce matin. Vous attendrez quand même la confirmation de son départ. Je m’en méfie. Tenez-vous prêts à opérer dès que vous aurez le feu vert. Quand vous aurez récupéré les preuves du dossier chez Brigitte, vous les portez directement aux labos de la Fabrique pour analyse. On se débrouillera pour les scellés. Bob a l’habitude.

Angel, toi, tu restes ici avec Sophie. Défense absolue d’aller sur le terrain. Tu m’as bien compris ?

– Oui Patron. Surtout, je ne bouge pas d’ici. Il ne me reste plus beaucoup de temps pour profiter de ma fille si quoi que ce soit tourne mal de toute façon alors. J’ai bien l’intention de profiter d’elle un maximum pendant ces quelques jours. Quoi qu’il arrive de toute façon, je serais à la PJ devant Forain, jeudi matin à neuf heures précises pour me livrer.

– Ne t’en fais pas, tu n’y resteras pas longtemps. Dit le Patron. Et si les choses tournent mal, on te fera évader et on t’expédiera à l’abri des poursuites avec Sophie. Bon, je vous laisse. Vous avez encore des choses à mettre au point entre vous. Moi, je file à la Fabrique, faire ma partie du boulot. On se revoit dans quatre jours. Je vous attends tous dans mon bureau vendredi matin à neuf heures tapantes.

– Je vous raccompagne Patron. Dit John. Simon, tu commences s’il te plaît, j’arrive. Angel, tu files voir le Toubib. Je ne te veux pas ici pendant qu’on prépare tout. Tu ne dois être au courant de rien à partir de maintenant. Tu es en congés.

Je me mis donc en congé pendant cette période où tout le monde autour de moi stressait et speedait pour nous sauver. Je savais que tout le monde avait presque pitié de moi, me considérant comme un mouton qu’on devrait conduire à l’abattoir, mais je m’en fichais.

Mon monde s’écroulait autour de moi, j’étais en passe de tout perdre, ma liberté, mon honneur, mon mari et ma fille et tout ce qui comptait pour moi et je n’avais qu’une envie, je n’attendais qu’une chose… L’avoir en face de moi en tête à tête dix minutes. C’était à ce moment-là, la seule chose qui me faisait encore avancer, la seule chose que j’attendais avec impatience, une friandise, un cadeau de Noël promis que j’attendais impatiemment.

Quand je retrouvais le Toubib ce matin-là, Sophie était en train de gazouiller dans ses bras.

– Angel ? Tu viens faire un câlin à Sophie avant de commencer ? demanda-t-il.

– Non. Mon chef m’a mise en congé pour une durée illimitée. Jusqu’à jeudi matin, j’ai ordre de ne pas quitter le château et de m’occuper de ma fille. Et jeudi, au moment où je me retrouverais en taule, mon mari prendra sa maîtresse dans ses bras pour une journée et une nuit romantique à souhait, à boire du champagne et à fêter ensemble, leur liberté retrouvée. En prime, John est tellement impatient de la retrouver qu’il me laissera seule dès mercredi soir…

– Viens un peu ici et assieds-toi. Tu m’as l’air bien fatiguée et amère. On va mettre Sophie dans son parc un petit moment et je vais t’examiner. Tu me raconteras tout ensuite. Je n’aime pas te voir comme ça du tout, surtout avec ce qui t’attend.

– Inutile Toubib. Si je suis fatiguée, c’est uniquement à cause des deux ou trois ou même quatre dernières nuits que j’ai passées… Fêtes, crises de larmes, disputes, angoisse… Un peu de tout ça a fait que je n’ai pas beaucoup dormi. Et en prime, hier soir, j’ai bu. Et ce matin au réveil j’avais la gueule de bois. Vous voyez, rien de méchant.

– C’est moi le Toubib ici. Et c’est à moi d’en décider.

Le Toubib m’examina de la tête aux pieds, puis il donna son verdict.

– Fatigue extrême, dépression, baisse de tension, peut-être même un peu d’anémie. Tu ne fais pas dans la dentelle, dis-moi ! Il faut impérativement que tu te reposes les deux jours qui viennent. Sinon, tu ne tiendras jamais le coup en prison, puisque prison il y a, même une seule journée. Surtout avec des interrogatoires en prime. J’ai bien envie de te mettre sous sédatif tout de suite pour que tu dormes au moins un bon moment.

– Pas ça Toubib ! Je vous en prie !

– Je sais que pour toi, ce sont tes deux derniers jours de liberté avant tu ne sais pas trop combien de temps, mais je t’assure que c’est nécessaire. Tu as besoin de repos, et tu risques de faire des bêtises en t’occupant de Sophie. Laisse-moi faire, et tout ira bien. Si tu refuses, je demande à John et à Simon et même à Alice de venir t’amener de force dans ta chambre et de te maintenir sur ton lit pendant que je te ferais une piqûre de somnifère. Tu as le choix, tu te laisses faire, où on t’oblige à le faire.

– C’est bon, vous gagnez. Je monte dans ma chambre. Vous me retrouvez là-haut.

– Oh non, jeune fille. Je ne suis pas tombé de la dernière pluie. Je viens avec toi. Sophie peut rester ici...



Ihre Fragen, Wünsche oder Anmerkungen
Vorname*
Nachname*
Ihre E-Mail-Adresse*
Kundennr.
Ihre Nachricht*
Lediglich mit * gekennzeichnete Felder sind Pflichtfelder.
Wenn Sie die im Kontaktformular eingegebenen Daten durch Klick auf den nachfolgenden Button übersenden, erklären Sie sich damit einverstanden, dass wir Ihr Angaben für die Beantwortung Ihrer Anfrage verwenden. Selbstverständlich werden Ihre Daten vertraulich behandelt und nicht an Dritte weitergegeben. Sie können der Verwendung Ihrer Daten jederzeit widersprechen. Das Datenhandling bei Sack Fachmedien erklären wir Ihnen in unserer Datenschutzerklärung.