L'affaire Cupidon | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 252 Seiten

L'affaire Cupidon

vol.1
1. Auflage 2020
ISBN: 978-2-322-24669-4
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

vol.1

E-Book, Französisch, 252 Seiten

ISBN: 978-2-322-24669-4
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Trois coups de feu, un cri étouffé, et Angel trouve deux cadavres tout chauds dans un bar accompagnés d'un tas de fric. Elle était pourtant juste devant, à attendre sa cliente, et n'a vu personne entrer ou ressortir. Et voilà que le commissaire chargé de l'enquête la suspecte de ces meurtres... Une petite annonce va tout changer, l'Unité va prendre le relais, avec un ordre précis : arrêtez Cupidon.

Angel, de son vrai nom Dominique B. est bourguignonne d'adoption. Romancière, elle s'inspire de tout ce qui l'entoure pour écrire. Éclectique, passionnée de lectures diverses et variées qui ont nourri son imagination au fil du temps, elle nous livre à travers ses romans, des vies d'aventure et des histoires plus palpitantes et intrigantes les unes que les autres, avec des personnages attachants et humains.
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Chapitre 2


Le lendemain matin, après avoir ramené Sophie chez Évelyne, nous avons commencé à travailler sérieusement sur notre enquête. Nous avions reçu les premiers rapports des services scientifiques et Simon s’est chargé de nous en faire le résumé.

– Je commence par les rapports d’autopsie. Nos deux hommes ont été tués tous les deux par balle. Le tireur devait être doué, il a tiré une seule balle sur chacun. Tir direct au cœur pour les deux. Et toi Angel, tu as une sacrée oreille quand même, parce que d’après les rapports, l’arme devait certainement être munie d’un silencieux.

– La rue est particulièrement calme et silencieuse tu sais, et j’étais vraiment juste devant la vitrine du bar. Si j’avais été un peu plus loin, je n’aurais certainement rien entendu et nous ne serions pas là ce matin pour en parler. Mais tu pourrais accélérer un peu ? Il faut quand même que j’aille suivre la femme de mon client. Je n’ai pas fini mon enquête, même si, à mon avis, le mari se fait des idées sur sa femme. Elle le trompe en faisant du shopping et rien d’autre. Mais attends… Tu as dit deux tirs ? J’en ai entendu trois…

– Tu es sure ? Simon, pas de trace d’un troisième tir dans la pièce ?

– Non, pour le moment, les rapports qu’on a reçus ne parlent pas d’un troisième tir.

– Pas de traces de sang ni quoi que ce soit d’autre ? Pas d’arme retrouvée sur place ?

– Non… Pour ce qui est des traces de sang, le rapport n’est pas encore là… Et la liste des objets retrouvés sur place n’indique aucune arme.

– Curieux… Je me demande si le tueur aura pu la prendre… Il faut attendre avant d’en savoir plus.

– Tu penses que le tueur aurait pu être blessé et ait pris l’arme et ramassé des douilles éventuellement pour ne pas qu’on lance de recherche ? demanda Alice.

– Pourquoi pas. Mais on devrait retrouver des traces de sang dans ce cas. Chérie, le troisième tir que tu as entendu, il était plus fort ou différent ?

– Laisse-moi réfléchir deux secondes… Non, je pense que les trois tirs devaient provenir de la même arme ou à la limite de deux armes de même calibre.

– Donc, il y aurait peut-être une balle qui se serait logée dans un mur ou ailleurs et que la scientifique aurait loupée… J’ai bien envie de renvoyer nos propres équipes là-bas pour refaire un relevé plus complet. J’ai comme l’impression que les équipes de la PJ se sont montrées un peu négligentes sur ce coup-là… Dis-moi, tu ne m’as pas dit dans quelle boutique elle est entrée ta cliente. Je dois avouer que je n’en ai pas remarqué beaucoup dans les environs…

– Mais si, une sorte de blanchisserie ou de pressing, dans la petite impasse en face du bar. Je sais, je n’avais pas vraiment d’endroits où me cacher pour la surveiller.

– Et elle y est restée longtemps ?

– Mais c’est un véritable interrogatoire ma parole ! Finalement tu as des doutes sur moi ou quoi ?

– Non, absolument aucun, chérie. Mais réponds plutôt à ma question s’il te plaît.

– Bien mon colonel… Il faut que je regarde sur mon carnet, attends, je vais le chercher…

J’allais prendre mon carnet et je revins avec. Je regardais les dernières notes que j’avais prises la veille.

– Voilà, la boutique s’appelle ? Au drap blanc ?, l’adresse tu la connais déjà, et elle y est entrée à… douze heures trente et en est ressortie à treize heures quarante-cinq. C’est ensuite que je t’ai appelé. Vous êtes arrivés à peine plus d’un quart d’heure après.

– Oui. On était sur les lieux vers quatorze heures quinze. Et tu as noté si ta cliente avait un sac ou quelque chose à la main quand elle est ressortie de sa boutique ?

– Non… Tiens c’est vrai, maintenant que tu m’y fais penser… Elle n’avait rien à la main et pourtant elle est restée plus d’une heure dans la boutique. Alors, à moins qu’elle n’ait perdu son temps ou que sa commande soit si grosse qu’elle se la fasse livrer, elle a dû aller voir quelqu’un… Merde ! Je me suis fait avoir en beauté ! Mais oui qu’elle le trompe son mari ! Je vous laisse ! Il faut que je retourne à la boutique pour me renseigner !

– Angel ! Attends ! Je viens avec toi. De toute façon, il faut qu’on retourne sur les lieux du crime pour voir si personne n’a rien loupé.

J’étais déjà debout, John se leva à son tour, puis regarda Alice et Simon.

– Vous continuez à chercher de votre côté tout ce que vous pouvez sur nos deux victimes, et vous voyez les rapports qui arrivent. On revient avant midi, on mangera ensemble et on fera le point à ce moment-là. Cet après-midi, on a d’autres sorties à faire. Tous.

Pendant ce temps j’étais déjà sortie et allée prendre ma veste et mon sac. Je revins passant la tête par la porte, impatiente.

– Alors tu viens ? Il faut qu’on y aille rapidement que j’en finisse avec cette affaire !

– J’arrive chérie… On y va.

Trois quarts d’heure plus tard, nous arrivions sur les lieux. John gara la voiture au bout de la rue.

– C’est marrant, j’étais presque garée au même endroit hier.

– Et par hasard, tu te souviens des voitures qui étaient garées là ?

– Non, je n’ai pas vraiment fait attention. Voyons, je me suis garée deux places plus loin et ma cliente elle s’était garée avant moi, un peu plus en avant dans la rue. Peut-être deux ou trois voitures avant moi sur le même trottoir puisque la rue est en stationnement alterné…

– Tu n’aurais pas remarqué une voiture en particulier ? Je ne sais pas une voiture qui ne cadrait pas vraiment avec le coin. Trop voyante ou l’inverse, tellement pourrie qu’elle en devient remarquable.

– Non. Mais j’y pense, on a retrouvé les voitures de nos victimes dans le coin ?

– Bonne question. J’appelle Simon pour qu’il me renseigne…

Il sortit son téléphone et appela. Simon décrocha rapidement.

– Simon, c’est John, dis-moi, on a retrouvé la voiture de nos victimes du côté du bar ?

– Je crois que personne n’a cherché en fait. Mais je peux te dire quelles voitures ils avaient si tu veux…

– Oui, attend deux secondes tu veux… Chérie, tu as de quoi noter s’il te plaît ?

– Oui, j’ai ce qu’il faut… Vas-y dis-moi..

– Simon, vas-y on t’écoute…

– Pour Delterre, c’est une 206 blanche, immatriculée 2536 WX 78 et pour Lebourg, une vieille camionnette rouge, immatriculée 476 DF 75.

– C’est noté… Si on les trouve, je les fais enlever tout de suite. À tout à l’heure…

John raccrocha puis rangea son téléphone.

– Tu as vu des voitures qui ressembleraient à ça ?

– Je crois que si j’avais vu une vieille camionnette rouge je m’en souviendrais… Par contre, une 206 blanche, t’as rien de plus ordinaire ? Regarde rien que dans cette rue il y a au moins trois voitures blanches juste devant nous.

– Ta cliente elle a quoi comme voiture ?

– Une je-ne-sais-plus-quelle-marque gris métal.

– Comme celle qui est là ?

Et il me montra une voiture garée un tout petit peu plus loin… Goguenard.

– Mais oui ! C’est sa voiture ! Elle est avec son amant… Vite mon appareil dans la voiture ! Merde ! On est partis avec ta voiture et il est dans la mienne ! Non ! Pas de pot !

– Et si, pour une fois tu disais simplement à ton client qu’il se trompe sur sa femme. Ce ne serait pas une catastrophe internationale non ? Tu laisses un couple avoir une nouvelle chance de rester ensemble et tu fais une bonne action…

– Non, je ne peux pas. Je dois dire la vérité à mon client. Il m’a fait confiance et je ne peux pas la trahir. Je sais bien que ce n’est pas toujours joli comme résultat,...



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