Leconte / Trystram | Deux ans en camping-car avec trois enfants | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, Band 2, 340 Seiten

Reihe: Deux ans en camping-car avec trois enfants

Leconte / Trystram Deux ans en camping-car avec trois enfants

Année 2 : Mille et une nuits dans le Béluga
1. Auflage 2025
ISBN: 978-2-322-64559-6
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Année 2 : Mille et une nuits dans le Béluga

E-Book, Französisch, Band 2, 340 Seiten

Reihe: Deux ans en camping-car avec trois enfants

ISBN: 978-2-322-64559-6
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Je suis la mère de trois garçons âgés de sept, dix et treize ans. Avec mon compagnon, Marty Trystram, dessinateur de profession, nous avons décidé d'effectuer le grand saut qui séparait notre quotidien casanier de celui, totalement mobile, en camping-car. Et ce, dès la rentrée scolaire en septembre 2021. Ainsi, nous avons réalisé notre vieux rêve : voyager à travers l'Europe puis le Moyen-Orient, en deux ans. Nous nous sommes alors rendus compte que nous n'étions pas les seuls à avoir pris la tangeante, bien au contraire ! La crise du covid a exacerbé cette envie qui nous démangeait depuis si longtemps sans qu'on ne parvienne à se motiver concrètement. Voici le récit de notre seconde année de voyage qui nous mena jusqu'au Moyen-Orient (Turquie, Iran, Emirats Arabes Unis, Oman, Arabie Saoudite, Qatar, Jordanie et Irak). Après une année difficile, 2021 sera sous le signe du renouveau. Se réinventer régulièrement... Pour aller où ? Impossible de prévoir quoi que ce soit, à part que nous y allons. Le plus loin possible mais surtout, sans trop se presser. Photos et illustrations à la fin du livre !

Pascale Leconte est une auteure de romans et de livres de développement personnel.
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TURQUIE


Mardi 15 novembre 2022, PASCALE :


Décidément, depuis mon retour à Ankara, je n'ai pas eu une seconde pour écrire dans ce journal alors que j'aurais aimé le faire. Lullaby et moi sommes donc revenus en avion à Ankara (Turquie). Cette fois, Marty, Miel et Taïmoon avaient fait la route en Béluga depuis Antalya afin de venir nous cueillir à l'aéroport de la capitale turque. J'avais dû rentrer à Bruxelles afin de renouveler mon passeport car il expirait en février (je suis belge).

Nous étions tous enchantés de nous retrouver enfin, après quinze jours de séparation !

Nous nous sommes garés deux nuits dans un super parking (à 2€ les 24 heures !). Ankara est vraiment bon marché par rapport à Istanbul ou même Antalya.

Cette capitale est moins touristique que les autres grandes villes en Turquie.

Le seul monument à visiter est le mausolée de Mustafa Atatürk (qui signifie « le père des turcs). Cet homme fut adoré par son peuple car il a complètement modernisé la Turquie durant sa présidence, de 1923 à 1938.

Sur le parking d'Ankara, nous avons fait la rencontre d'une famille nomade : Clément, Amélie et leurs deux enfants, Lucas (11 ans) et Nina (5 ans). Ils ont un camion aménagé en logement et ils font l'école à la maison depuis deux ans. Ils ne comptent pas revenir à la vie sédentaire et ont pour objectif d'atteindre l'Asie. Ils viennent d'Avignon et ne sont pas inscrits au CNED.

Nous avions installé tables et chaises pour discuter au soleil en prenant notre petit déjeuner, quand une autre famille en camping-car est venue se joindre à notre groupe. Micheline et son mari sont belges, ils voyagent avec trois de leurs six enfants (les trois plus jeunes). Leur périple durera pendant six mois, car leur fils de quinze ans ne voulait pas lâcher l'école et ses potes plus longtemps.

Les trois garçons ont quinze, onze et dix ans. Le soir même, les trois couples se sont retrouvés dans le camion d'Amélie et Clément pour discuter autour d'un thé.

Hier, nous sommes arrivés en Cappadoce, juste à temps pour faire le vol en montgolfière.

Nous nous sommes garés en face de l'agence « Royal Balloon » où nous avions rendez-vous pour le vol. Une super équipe que Caroline des « Outsiplous » nous avait conseillée.

D'ailleurs, en discutant lors de mon trajet dans leur camion, sur le chemin pour rentrer à Bruxelles, nous nous sommes rendues compte qu'elle et moi étions à la même école secondaire ! (Environ 1992) Incroyable coïncidence !

Le jour du vol en montgolfière, nous avons pris le petit déjeuner avec d'autres touristes, à six heures du matin. Nous nous étions réveillés quinze minutes avant le rendez-vous car nous dormions sur le parking.

Malheureusement, Lullaby est malade depuis la dernière nuit à Ankara… Nos trois enfants et les enfants des deux familles nomades sont restés dehors assez tard, bien couverts, mais il faisait quand même très froid.

Ainsi, Lullaby dort depuis deux jours, sortant à peine de sa couchette et mangeant le strict minimum. Mais comme il a dormi pendant qu'on prenait le petit déjeuner à l'agence, il a pu nous rejoindre au moment de monter dans le mini-bus qui nous emmènerait au départ des ballons.

En outre, le vol a failli être annulé à cause de la météo qui n'était pas optimale. Les autorités aériennes ont tardé à donner leur accord pour l'envol des montgolfières car le temps était plutôt couvert avec du vent.

Nous avons donc raté le lever du soleil vu de là-haut, car nous n'avons décollé qu'à huit heures.

Sur le lieu du départ, il y avait des dizaines de montgolfières en train de gonfler à l'aide d'énormes ventilateurs soufflant de l'air froid.

Au milieu de ces montagnes si particulières ressemblant au Colorado en moins orangé, le décor était somptueux !

Quand le ballon est gonflé, ils allument le feu pour réchauffer l'air. La montgolfière se dresse à la verticale, prête à accueillir les seize passagers dans sa nacelle. Au centre des quatre compartiments où s'installent les touristes, dont nous, il y a le conducteur entouré de quatre bombonnes de gaz.

Nous nous élevons en douceur, comme délestés de toute pesanteur. Quel silence ! Il est seulement interrompu de temps à autre par les flammes projetées au cœur du ballon.

La température est clémente à côté du feu. Lullaby est calme, plus calme encore que d'habitude. Il semble en plein rêve car la fièvre lui embrouille un peu l'esprit. Il plane. Et nous aussi. Quel spectacle de toute beauté !

J'ai volé pour la première fois sans moteur, sans carlingue, sans parachute qui chute. Au fil des courants d'air, nous nous élevions silencieusement puis nous redescendions. À l'instar des graines de pissenlits qui s'éparpillent dans l'atmosphère, nous sommes une cinquantaine de montgolfières qui se déploient au-dessus de la Love Valley.

Nous étions dans les airs de huit à neuf heures du matin.

L'atterrissage fut aussi fluide et aisé que le décollage. Soixante minutes après le départ, nous avons atterri exactement sur la remorque de leur 4x4 !

La maîtrise du conducteur du ballon et de celui du véhicule à terre était impeccable ! Ils étaient accompagnés d'hommes tirant sur plusieurs cordes pour diriger le ballon lors de l'atterrissage.

L'excursion finissait, avec un verre de champagne et des fraises enrobées de chocolat offerts par notre agence, en contemplant le paysage où, lentement, chaque montgolfière terminait son vol. Quel raffinement.

À la base, je préférais que Marty soit le seul à faire cette activité, vu le prix (200€ par personne). Mais il a insisté pour qu'on le fasse à cinq. En réalité, j'avais surtout peur de ce vol. C'est aussi pour ça que je n'étais pas très motivée…

Marty a eu raison d'insister et j'ai dépassé mes craintes. Le cadeau qui en suivit fut éblouissant !

Vers neuf heures trente, nous étions de retour au Béluga.

Nous sommes partis un peu plus loin dans les hauteurs, là où Nana et Alex nous attendaient avec leurs deux enfants : Amany (3 ans) et Chaïna (1 an). Nous ne les avions plus vus depuis Elea Beach, en Grèce.

À peine les avons-nous rejoints qu'un deuxième camion est arrivé : Clément, Amélie et leurs deux enfants, Lucas et Nina. Nous les avions rencontrés sur le parking d'Ankara, à notre retour de Belgique.

Un peu plus tard, ce fut un autre Clément (25 ans) et son pote Paul (27 ans) qui prenaient place autour de notre feu. Nous avons passé la soirée à faire cuire nos saucisses végétales, des pommes et des chamallows au bout de bâtons. Miel, Taïmoon et Nina ont joué aux dames à l'intérieur du camion, pendant toute la soirée. Lucas (11 ans) est resté avec le groupe dehors. Quand Miel est venu lui proposer de les rejoindre pour jouer, Lucas a répondu :

– Je préfère rester avec les adultes.

– Mais tu fais quoi ?

– J'apprends.

Paul et Clément, amis depuis longtemps, comptaient d'abord voyager chacun dans leur véhicule, mais ils se sont rendus compte que ce serait plus sympa et moins cher de n'avoir qu'un camion pour deux. Ils ont aménagé l'intérieur d'un camion, en rajoutant des murs en bois, un poêle à bois et même un mini vidéo-projecteur avec un écran qui se déroule !

Ils sont sur les routes pour deux ans.

Aujourd'hui, nous avons passé la journée tranquillement dans notre campement.

Lullaby va beaucoup mieux, il a dormi pendant trois jours et le voilà guéri.

J'ai enfin mis ce journal de bord à jour ! J'y ai écrit tout ce que je voulais depuis mon retour de Bruxelles.

Dimanche 20 novembre 2022, PASCALE :


Nous sommes toujours sur le haut plateau de la Cappadoce. Nana et Alex sont partis depuis deux jours car ils étaient ici depuis un mois en raison d'une panne et ils attendaient une nouvelle carte de banque qui devait arriver par la poste. Ils vont continuer vers le Sud.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur leur mode de vie, ils tiennent une chaîne Youtube nommée «  ».

Après leur départ, nos trois véhicules se sont déplacés pour se rapprocher de la falaise. Maintenant, notre vue donne sur la Love Valley et ses innombrables colonnes minérales.

Depuis notre arrivée ici, le jour du vol en montgolfière, il n'y a plus eu aucun autre vol !

Les conditions météorologiques ne sont pas...



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