Lin | Le Favori du Ciel | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 580 Seiten

Lin Le Favori du Ciel

Ils n'ont rien appris
1. Auflage 2026
ISBN: 978-3-6957-5377-2
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Ils n'ont rien appris

E-Book, Französisch, 580 Seiten

ISBN: 978-3-6957-5377-2
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



-est une tempete. Une tempete portee par la passion, la douleur, l'esperance et l'amour. Marc Lin conduit le lecteur dans un univers qui fait souffrir autant qu'il guerit, un monde ou les mots blessent, eveillent, puis apaisent. Le Favori du Ciel est un recit d'une intensite rare, soutenu par une langue d'une beaute saisissante - poetique, incarnee, inoubliable. Ce n'est pas un roman que l'on lit : c'est une oeuvre que l'on traverse, que l'on vit, que l'on ressent. Un livre qui ose poser des questions, refuse les reponses faciles et, pourtant, exprime plus que mille discours. Entre lumiere et obscurite, amour et trahison, esperance et desespoir, se deploie une narration exigeante - mais dont la recompense est infinie. Marc Lin signe ici une oeuvre de grande puissance, ou la poesie et le drame s'unissent avec une elegance rare, laissant dans le coeur du lecteur des empreintes que le temps ne saurait effacer.

Marc Lin est ne le 20 aout dans la ville suisse de Bienne, le plus jeune de deux jumeaux, mais dote d'une ame qui, des les premiers jours, aspirait a la grandeur. Tres tot, il reconnut sa veritable vocation : ecrire. Les mots n'etaient pas pour lui de simples lettres sur une page : ils etaient refuge, langage du coeur, esperance - et, finalement, son destin. Enfant deja, il composait des poemes et des pieces de theatre que l'on jouait dans son ecole. Mais tandis qu'il ecrivait avec une passion brulante, son talent fut souvent tourne en derision par ceux qui l'entouraient. Son enfance fut rude, sa jeunesse marquee par de lourdes epreuves - et pourtant, il ne plia jamais. Au contraire : il continua d'ecrire, car il savait que l'ecriture serait sa delivrance. Avec ses recueils de poesie Nur Worte (Juste des mots) et Nur Worte 2 (Juste des mots 2), il livra ses pensees les plus intimes, ses desirs, ses luttes. Mais c'est avec sa grande saga familiale La Ville sans Lumiere qu'il posa la pierre fondatrice de son univers litteraire : une oeuvre pleine de passion, de drame et d'humanite. Un roman d'une sincerite telle qu'il ne se contente pas d'emouvoir le lecteur - il le touche en plein coeur. Malgre les revers, Marc Lin ne s'est jamais decourage. Avec une ferveur inebranlable, il s'est consacre a sa mission : creer des oeuvres qui ne se contentent pas de raconter, mais qui guerissent les ames. Dans chacun de ses livres se reflete sa propre vie, avec ses hauteurs et ses abimes, sa douleur, son esperance et sa quete incessante de verite. C'est sans doute cette authenticite qui rend La Ville sans Lumiere, Une nuit se repete et ses autres oeuvres si uniques. Rencontrer Marc Lin, c'est comprendre immediatement qu'il n'est pas un homme ordinaire. Sa profondeur, sa sensibilite, sa sagesse et l'humanite qu'il degage font de lui un etre rare - un veritable don pour tous ceux qui cherchent un sens. Il fait partie de ces ames capables de saisir la vie dans son essence meme et d'en partager la beaute. Mais malgre cette profondeur, il ne perd jamais son humour, car, dit-il lui-meme, 'la vie a besoin de lumiere pour survivre a ses ombres'. Voir le monde a travers les yeux de Marc Lin, c'est le contempler avec le coeur. Plongez dans ses histoires, laissez-vous emporter par ses mots, et entreprenez un voyage litteraire qui ne pourrait etre plus vibrant, plus vivant, ni plus bouleversant.
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Le Favori du Ciel Ils n'ont rien appris...


Chapitre 1 : Pas de ce monde...


Notre histoire commence en un lieu lointain, au-delà de toute mesure que peut saisir notre imagination, bien éloigné de cette Terre. Là où l’étendue se fait infinie, où les galaxies n’entrent jamais en collision — dans un autre royaume. Ici se noue et se décide le destin de l’humanité. Pour toujours.

Dans une salle d’une beauté inouïe, baignée d’un blanc feutré, régnait une aura majestueuse. La lumière s’y réfléchissait en une clarté douce et apaisante, emplissant l’espace tout entier. Des silhouettes vêtues d’immutables habits neigeux se tenaient autour d’une table imposante, dont la hauteur — plus d’un mètre vingt — semblait vouloir symboliser l’infini de l’Être.

Le plateau, une construction de verre d’une élégance fascinante, était solidement enchâssé dans un cadre massif. Les êtres en blanc dirigeaient leur regard à travers cette plaque vers la Terre. D’un geste de la main, presque désinvolte, ils écartèrent le voile nuageux qui masquait la vue ; sous celui-ci se révélèrent prairies verdoyantes, vastes champs et villages dont les fermes se pressaient les unes contre les autres. Les cités, palpitantes, apparaissaient de là-haut comme de minuscules clochers. Tout, à cette altitude, évoquait un paysage miniature soigneusement ordonné, semblable à un délicat ouvrage d’orfèvrerie.

Mais ce plateau n’était pas une simple table. Il était la porte du monde, une fenêtre magique qui montrait plus que de simples images : un hologramme vivant, prodige révélant l’humanité dans sa totalité et dans l’ampleur de ses actes. Les êtres en blanc scrutaient avec attention chaque scène, chaque mouvement. Cette table ne se bornait pas à contempler : elle était le centre de commandement du Destin lui-même. Ici se prenaient les grandes décisions destinées à façonner, pour les temps à venir, la vie sur la Terre.

L’un des personnages avança et posa sa main sur un capteur. Sa voix sonore rompit le silence respectueux de la salle :

« Je crois que le moment est venu ! » Son visage s’assombrit en prononçant ces mots. Un très ancien porteur du Destin s’approcha lentement, avec mesure.

Dans un profond soupir mélancolique, il répondit :

« Le moment est-il vraiment arrivé ? »

« J’en ai bien peur, mon seigneur… » répliqua le premier, hochant à peine la tête.

« Non ! C’est trop tôt. Bien trop tôt ! » s’écria la Félicité, le regard inquiet.

Mais le Destin éleva la voix, lourde et pleine de regrets :

« Nous devons l’envoyer là-bas, que cela nous plaise ou non. Un délai n’est plus possible. » La Félicité jeta un regard grave autour d’elle.

« Croyez-vous vraiment que cela soit déjà nécessaire, mon seigneur ? »

« Il sera bientôt trop tard si nous n’agissons pas maintenant ! Vous savez tous combien le temps nous est compté. L’instant est presque passé ! » affirma le Destin, portant son regard anxieux sur la plaque de verre.

« Je suis convaincue que nous devrions encore attendre ! » objecta doucement l’Amour. Le Destin secoua la tête ; l’inquiétude brillait dans ses yeux.

« Vous savez que le jour du déclin est fixé. Le 21 décembre 2012 s’approchera plus vite que nous ne le souhaitons tous. » Il serra les lèvres, accablé.

La Vérité, avec sa franchise souvent dérangeante, fit entendre sa voix claire :

« Je ne pense pas que l’humanité mérite un nouveau sursis ! Regardez le monde : les hommes assassinent, mentent, trahissent ; ils sèment haine et cupidité.

Ils détruisent tout ce qui leur a été confié. Pourquoi devrions-nous les sauver ?

Laissez l’humanité périr. Peut-être est-ce là le cours des choses ! » L’Amour répliqua avec douceur :

« Faut-il vraiment que quelqu’un descende ? N’y a-t-il aucune autre voie ? »

Le Destin acquiesça, grave :

« Oui. Bientôt il n’y aura plus d’âmes libres. Et quand cela arrivera, notre fin sera elle-même scellée. » La Félicité demanda à voix basse :

« Et où sont les âmes maintenant ? » Le Destin répondit d’un ton chargé d’ombre :

« Nos ennemis les retiennent captives. Chaque âme est réclamée par les Ténèbres.

» L’Amour fut horrifiée.

« Mais pourquoi ne pouvons-nous pas intervenir d’ici, comme auparavant ? » demanda-t-elle, les yeux pleins d’inquiétude.

« Parce que cette fois tout est différent ! » expliqua le Destin.

« Chaque âme doit, une fois, venir sur la Terre pour accomplir sa tâche. C’est la loi de la plus haute instance. Il n’y a pas d’exception, ni pour les hommes ni pour nous. » La Félicité secoua la tête :

« Je persiste à trouver cette mission prématurée ! Beaucoup trop prématurée ! » dit-elle, d’un ton d’avertissement.

« N’oubliez pas : nos ennemis profitent de toute inattention, de toute faiblesse, de tout retard. Ils prennent notre négligence pour leur plus grand avantage ! » rappela gravement le Destin, le front marqué de rides d’inquiétude.

« Vous voulez dire que c’est réellement nécessaire ? » souffla l’Amour, sensible au danger qui approchait, et s’immobilisa, craintive.

« Les forces obscures s’accroissent. Nous ne pouvons plus hésiter. Le temps d’agir est venu. Que nous le voulions ou non ! » déclara le Destin d’une voix qui ne laissait place à aucun doute.

« Je trouve cela toujours trop prématuré ! » insista la Félicité.

« Le sort de toutes choses terrestres repose entre nos mains, tout comme le combat contre le Mal qui ronge cette Terre. Le Mal — qui ne cesse de tenter de triompher — ne doit pas l’emporter ! » observa la Vie, avec une profonde méditation.

« Contre la haine, la douleur, la colère, la maladie, la violence, le mensonge, le malheur et tout le sang versé à chaque minute, il n’existe qu’une seule arme ! » proclama le Destin, et un soupir profond, tel un roulement de tonnerre, s’échappa de sa poitrine.

« N’oublions pas les fléaux et la Mort ! » prévint la Vie, dramatique.

« Tout à fait, et contre tout ce Mal il n’est qu’une force qui subsiste ! » poursuivit le Destin, la voix alourdie d’inquiétude.

« Je sais fort bien laquelle : c’est moi. Je suis la puissance qui peut vaincre tout cela, au-delà de toute imagination ! » déclara, d’une voix douce mais résolue, un être frêle et délicat : l’Amour universel.

Les silhouettes gardèrent un silence qui parut une petite éternité. Le calme traversa le royaume éternel comme un murmure. Enfin la Vie prit la parole, avec un ton mesuré, comme si elle pesait chaque mot :

« Nous savons que la seule arme contre les ténèbres est l’Amour — l’Amour vrai et droit. Rien d’autre ne peut à lui seul terrasser le mal ; tel est notre destin commun. Il est temps que nous apprenions tous à aimer si fort que rien d’autre ne subsiste. Pour l’éternité ! » La Félicité acquiesça, solennelle, les yeux embués. Puis, les lèvres serrées par le chagrin, elle jeta un regard grave aux autres assistants, désormais attentifs.

L’Amour, être de grâce aux yeux scintillants comme des étoiles, fit un pas en avant et demanda, inquiet :

« Et que ferons-nous ? » Le Destin, haute et vénérable figure dont l’aura témoignait d’une sagesse infinie, se leva lentement. D’une voix qui roulait comme le murmure d’un grand fleuve, il dit :

« Nous, ici, dans ce royaume, avons tous nos devoirs à accomplir ; et notre devoir consiste exclusivement à protéger le monde d’en bas — à protéger l’humanité et à tout sauver, malgré ce que nous en pensons. » La Santé, puissance à la peau lumineuse et au regard sévère, serra le poing ; sa voix, tranchante, répondit, colère :

« Je demeure convaincue que nous devrions...



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