E-Book, Französisch, 223 Seiten
Matthew Guide d'imagerie médicale pour l'ostéopathe
1. Auflage 2015
ISBN: 978-2-294-74561-4
Verlag: Elsevier Masson
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, 223 Seiten
ISBN: 978-2-294-74561-4
Verlag: Elsevier Masson
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
Fonctionnel, ludique et didactique, ce guide vise à :
- favoriser la communication interdisciplinaire, la communication avec le patient et la compréhension des éléments radiologiques, en apportant les notions utiles de technologie et de technique ;
- proposer une méthodologie d'analyse courante des clichés vus en cabinet, c'est-à-dire reprendre les notions de critères de qualité d'une image, la recherche des différents points d'analyse, les notions de pièges diagnostiques ;
- éveiller le praticien à la notion de « diagnostic ostéopathique radiologique » (DRO) et aboutir à une utilisation en routine de celui-ci.
Les notions sont abordées par région anatomique et incidence par incidence.
Ce guide d'imagerie intéressera les ostéopathes en formation ainsi que les professionnels en exercice.
Ostéopathe DO, enseignant à l'école d'ostéopathie de Nantes
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Un peu d'histoire
Les pratiques médicales et ostéopathiques ont grandement évolué au cours des dernières décennies. Ces évolutions sont en perpétuelle accélération. Les pratiques actuelles sont bien loin de ce qu'elles étaient, ne serait-ce que 50 ans en arrière, et sont probablement au moins autant éloignées de ce qu'elles seront dans 50 ans.
Dans ce domaine, les ostéopathes aiment filer la métaphore de « l'écureuil qu'ils cherchent à sortir du trou de l'arbre » – reprenant les termes d'Andrew Taylor Still [1, 2] – pour évoquer les découvertes réalisées, et surtout, celles qui les attendent.
Les avancées, tant en ostéopathie qu'en médecine « traditionnelle », se font sous l'impulsion d'hommes et de femmes remarquables, tous animés par une curiosité envers leur environnement et envers l'être humain plus particulièrement. Certains d'entre eux ont laissé leur nom dans les manuels. Nous n'en citerons ici qu'une fraction. N'oublions pas cependant que l'histoire est avant tout faite par les millions « d'anonymes » qui intègrent ces évolutions et en font une pratique courante.
L'imagerie – thème de cet ouvrage – est probablement l'exemple le plus impressionnant d'évolution (voire de révolution) du monde de la santé. En effet, cette discipline a modifié de façon radicale l'approche du malade et de la pathologie, dans toutes les spécialités médicales. Cette mutation s'est opérée à partir de la fin du XIXe siècle et se poursuit encore aujourd'hui. Nous reviendrons ici sur les principales découvertes qui ont conduit à l'imagerie médicale actuelle ; nous verrons que ces avancées extraordinaires ont généré nombre de prix Nobel tant elles ont apporté, à la médecine, mais avant tout à l'humanité tout entière. Notons qu'il est important de prendre en compte le contexte social, scientifique et culturel entourant les découvertes qui jalonnent l'histoire de la radiologie pour comprendre l'impact de ces découvertes à l'époque et mettre en perspective nos pratiques actuelles.
L'ostéopathie est une « découverte » contemporaine à celle de la radiologie et bien que son concept fondateur soit immuable, les techniques qui la composent ont beaucoup évolué. Ainsi, les pratiques d'influences ancestrales et empiriques deviennent des techniques d'action comprise. Elles s'enrichissent de nouvelles approches issues des découvertes biologiques et physiologiques modernes. L'ostéopathie est entrée dans une démarche de recherche et d'évaluation clinique qui la fera encore évoluer.
L'évolution de ces deux « mondes » progresse effectivement encore aujourd'hui. Ceci fait dire aux observateurs que l'imagerie de demain sera probablement bien différente de ce que nous connaissons aujourd'hui. L'ostéopathie, en évoluant, aura certainement beaucoup à gagner en intégrant les évolutions de l'imagerie dans son champ d'analyse (tant sur le plan fondamental qu'en pratique courante). Et une fois encore, « savoir d'où l'on vient nous aidera à savoir où l'on va ».
Histoire de la médecine occidentale
L'histoire de la médecine commence avec l'apparition de l'humanité. Depuis les origines, l'approche de la santé par les hommes, se définissant comme « garants » de celle-ci, a évolué au rythme des croyances et des civilisations. Les traces archéologiques les plus anciennes remontent globalement à 2000 ans avant notre ère et proviennent de Mésopotamie (approximativement l'Irak actuelle)1. Les pratiques médicales se composaient principalement de ce que nous définissons actuellement comme : l'invocation d'esprits, les sacrifices d'animaux et la magie. La connaissance empirique des bienfaits de certaines substances sur certains symptômes faisait alors la base de la pharmacopée.
L'évolution des pratiques s'est faite par succession et confrontation d'idées et de concepts, à travers les civilisations, grecque d'abord puis romaine et byzantine… La pratique médicale était tantôt fondée sur les croyances et les mythes, tantôt fondée sur l'observation (empirique puis liée à l'expérimentation). Cette dualité de concepts s'est manifestée, à partir des courants de pensées médicales « philosophiques », en Grèce antique et a perduré jusqu'à la Renaissance. Après vingt siècles de cohabitation, la médecine s'impose alors comme science « dure » basée sur les découvertes liées à l'anatomie (à partir du XVIe siècle notamment), puis la physiologie et la biologie. Nous pouvons à cet égard citer la découverte du microscope au XVIIe siècle – provoquant un virage idéologique, la fin de la théorie de la génération spontanée, le début de la microbiologie, etc. – et la découverte des microbes au XVIIIe siècle. À partir du XIXe siècle, les découvertes vont se succéder à une vitesse sans cesse croissante, tant en pharmacie (avec la découverte de la morphine, de la quinine, de techniques d'anesthésie…) qu'en bactériologie (avec la découverte de nombreux agents infectieux dont ceux de la lèpre, du paludisme, de la tuberculose et parasitaires [staphylocoque, streptocoque…]).
Les découvertes liées à la médecine ont des retentissements sur la pensée philosophique générale, l'homme et la vie se définissant, à partir du XIXe siècle, davantage comme « la somme totale des fonctions qui résistent à la mort »2 que comme résultant d'une volonté divine.
C'est alors que se développent la médecine anatomo-clinique puis la médecine expérimentale, l'analyse de la pathologie passant successivement d'un niveau organique à un niveau tissulaire puis cellulaire. L'étendue des découvertes a pour conséquence la scission de la médecine en « spécialités » qui voient le jour à la fin du XIXe siècle : neurologie, cardiologie, dermatologie, etc.
Depuis le XXe siècle, les connaissances médicales ont fait d'énormes progrès grâce au développement des sciences fondamentales (physique, chimie) et de la technologie (informatique notamment). Ces évolutions se poursuivent aujourd'hui encore sans relâche, quelle que soit la spécialité considérée, laissant entrevoir les possibilités d'évolutions à venir [3].
Histoire de l'imagerie médicale
Dès son avènement, la radiologie a grandement modifié les rapports du médecin avec son malade, rendant visible des structures qui jusqu'à présent ne pouvaient être que devinées. Elle a également participé à la révolution des images, avec la photographie (inventée en 1839) et le cinéma (inventé en 1895), cette révolution fixant de manière inédite et impressionnante une nouvelle forme de réalité. L'imagerie médicale actuelle est un outil à part entière du diagnostic médical dont il nous serait impossible de nous passer aujourd'hui.
Les découvertes qui jalonnent l'histoire de la spécialité débutent donc à la fin du XIXe siècle par la découverte des rayons X par W. Röntgen. On parle alors de Röntgenographie/Röntgenogram ou de radiographie/radiologie. Le terme d'imagerie médicale naîtra avec l'arrivée des autres techniques complémentaires que sont le scanner, l'échographie, l'imagerie par résonance magnétique (IRM), etc., plus d'un siècle plus tard.
Rayons X et radiologie conventionnelle
La...




