Mort imminente | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 316 Seiten

Mort imminente

Volume 2
1. Auflage 2020
ISBN: 978-2-322-21594-2
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Volume 2

E-Book, Französisch, 316 Seiten

ISBN: 978-2-322-21594-2
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Un hold-up a lieu à quelques jours de Noël dans un magasin de jouets. Une dizaine de types lourdement armés et organisés comme des militaires. Angel et Alice sont présentes et prises en otage, puis relâchées rapidement. Plus qu'intriguées, elles décident d'enquêter et se retrouvent à devoir le faire, non pas pour l'Unité, mais pour les Services Secrets français. Comment ? Pourquoi ? Quel intérêt ont les Services Secrets à passer par elles pour ça ? Qui sont ces mercenaires qui ont fait ce hold-up ? Et qui est le patron du magasin de jouets ? C'est une enquête difficile où se mêlent l'armée, les mercenaires, les Services Secrets et leur patronne, un virus, des hold-up, Interpol... et Angel et Alice au milieu de tout ça qui risquent littéralement leur peau douce. Une enquête qui pourrait bien devenir fatale, pour elles, mais pas seulement.

Angel, de son vrai nom Dominique B. est bourguignonne d'adoption. Romancière, elle s'inspire de tout ce qui l'entoure pour écrire. Éclectique, passionnée de lectures diverses et variées qui ont nourri son imagination au fil du temps, elle nous livre à travers ses romans, des vies d'aventure et des histoires plus palpitantes et intrigantes les unes que les autres, avec des personnages attachants et humains.
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Chapitre 13


7 janvier

Nous avions passé la nuit sans autre alerte, mais la fièvre était toujours là, aussi importante. John ne nous avait pas lâché la main. Il avait fini par s’endormir, fatigué, toujours en nous tenant la main. Le toubib, lui, passait de chambre en chambre, pour voir comment avançaient les choses pour les uns et les autres.

Simon et le Toubib étaient stables, tout comme les infirmiers. Mais de nouveaux cas s’étaient déclarés sur la base. Parmi les prisonniers que John et Simon avaient ramenés, et parmi certains éléments de la base aussi. Michel et Lolitabelle étaient tombés, remplacés par d’autres qui avaient repris leur travail, supervisés par le Patron. Mais lui aussi était en train de tomber, tout comme Bruno l’avait prédit.

Une journée complète avait passé où les choses étaient restées à peu près stables y compris pour Alice et moi. Les autres, eux, voyaient les choses évoluer à leur rythme. Toubib, puis les infirmiers, à leur tour, avaient été mis dans les baignoires, et luttaient contre le virus. Une nouvelle nuit d’inquiétude avait suivi. Bruno était en première ligne… encore.

Un nouveau jour s’était levé, apportant l’espoir. Le laboratoire avait commencé à produire les premières doses de remède, mais il fallait que ça se fasse.

Enfin, au milieu de la matinée, il en avait expédié en urgence à la base. Le toubib remplaçant ne manquait pas de boulot. Et il avait injecté les doses, sitôt reçues aux cas les plus avancés en priorité, puis aux autres ensuite, sans oublier lui-même.

Nous étions toujours là, et il reprenait espoir en ce qui nous concernait. John refusait toujours de nous quitter et de nous lâcher la main. Il ne le faisait que lorsqu’il devait aller aux toilettes et il revenait aussitôt vers nous. Enfin, la fièvre qui nous tenait commença à baisser. Et John soulagé accepta de nous laisser pour aller manger un peu.

À son retour, Simon était réveillé. John était ravi de le voir ainsi.

– Simon ! Comment ça va ?

– Mieux, bien mieux, grâce à toi, paraît-il.

– Oui, il paraît. Je me suis contenté de donner un peu de sang. C’est le toubib qui a fait le reste, tu sais.

– Et les filles ? Elles vont comment ?

– Elles ont eu très chaud. On a bien manqué les perdre pour de bon. Et elles ne sont pas encore totalement tirées d’affaire. D’après le toubib, leur fièvre commence tout juste à baisser.

– Tu as continué à travailler pendant que j’étais HS ?

– Non. J’ai passé mon temps ici avec elles à leur tenir la main pour qu’elles tiennent bon. Et tu vois, je crois que ça a marché. Je dois avoir des cheveux blancs maintenant !

– Non, rassure-toi. Ta tignasse est toujours bien brune.

– C’est tout de même curieux. Dire que j’ai appelé mes beaux parents pour leur demander de garder Sophie plus longtemps parce qu’Angel était malade et qu’elle devait se reposer et qu’on devait aussi éviter que Sophie n’attrape sa maladie…

– Finalement, tu auras été un augure sans le savoir.

– Oui, mais tu vois, je m’en serais bien passé. Elles ne sont pas encore sorties d’affaire. J’ai horreur de savoir Angel dans cet état. J’ai tellement peur pour elle. J’ai eu si peur pour elles deux. Tu sais, je ne sais pas si le Toubib te l’a dit, mais, avant qu’il puisse leur injecter le remède, elles ont eu le cœur qui s’est arrêté. Angel d’abord et puis Alice. Les infirmières ont pu les faire revenir, mais j’ai eu si peur qu’une des deux ne revienne pas, ou que ça recommence.

– Non, il ne m’avait rien dit. Il a sans doute voulu me ménager. Mais je comprends ce que tu as pu ressentir. Tu comptes faire quoi maintenant ? Tu vas retourner au boulot ?

– Non. Je vais rester ici jusqu’à ce qu’elles se réveillent. Je ne serais pas tranquille tant qu’elles ne seront pas parfaitement réveillées et que je le saurais. Le Patron s’occupe de tout pour le moment. Michel et Lolitabelle se sont déjà remis au boulot et ils se débrouillent très bien sans nous.

– Tu veux laisser tomber cette enquête ? On dirait que tu t’en désintéresses complètement. Ça ne te ressemble pas.

– Je sais. Mais là, je ne sais pas. Cette fois, Angel a failli mourir pour de bon. Elle est même morte un instant, comme je viens de te le dire. Et je me demande…

– Tu voudrais tout arrêter ? Pour de bon ? Prendre ta retraite à ton âge ?

– Je ne sais pas. J’y pense sérieusement cette fois. Je voudrais qu’on fasse des frères et sœurs à Sophie et si c’est pour qu’un matin, les enfants se réveillent et se retrouvent sans parents ou sans leur mère ou leur père… Il faut que j’en parle avec Angel. Je veux savoir ce qu’elle en pense.

– Et si elle a envie de continuer ? Tu feras quoi ? Tu continueras à être simplement un flic et elle tu la laisseras continuer à enquêter avec nous ? Et puis, même si tu peux donner ta démission, tu crois que le Patron va l’accepter ? Il voudra au moins que tu finisses ton contrat. Il te reste quoi ? Trois, quatre ans encore. On a signé pour cinq ans en même temps, je crois.

– Tu as raison, je ne sais pas ce que je ferais si elle veut continuer. Mais là, tu vois, pour le moment, je crois que je ne ferais que des conneries si je continuais. Et si on se retrouvait face à face avec n’importe lequel des trois hommes qu’on recherche, ou même avec cette Danièle, je ne sais pas si je pourrais me contrôler. Surtout si elle n’est pas là pour me retenir.

– Alors, tu as raison. Attends son réveil et parles-en avec elle. Ce n’est pas le genre de décision qu’on prend à la légère sur un coup de tête. Elle saura t’aider à savoir ce que tu veux vraiment. Tout comme Alice m’aide. Y’a rien à faire, hein ? On est totalement fous d’elles et on n’en démordra pas. On est vraiment fichus si on les perd.

– Je t’ai déjà dit que si j’étais tombé amoureux d’Angel c’est à cause d’Alice ? C’est elle qui m’a donné sa photo, sans le vouloir. Et pendant des années, j’ai juste eu cette photo près de moi et tout le temps, dès que ça n’allait pas bien, je la contemplais. Elle m’a toujours calmée. Et a chaque fois qu’elle nous parlait d’elle, même si je n’en donnais pas l’impression, je l’écoutais et ce que j’entendais, me plaisait toujours.

Et, en fait, quand je l’ai trouvée assommée devant sa porte, ça faisait déjà quinze jours que je me demandais comment j’allais pouvoir faire sa connaissance officiellement, comment je pourrais l’aborder, comme par hasard. Et quand elle m’a appelé mon ange, alors qu’elle était encore à moitié assommée et qu’elle m’a presque supplié de ne pas la quitter… J’ai totalement craqué. J’ai bien failli revenir, et juste là, devant le Toubib des urgences qui venait la soigner, je l’aurais embrassée et je lui aurais fait l’amour là tout de suite… Et tu te souviens aussi, cette enquête dans ce patelin paumé, où Alice l’avait rencontrée totalement par hasard… On ne pouvait rien lui dire… Tu ne peux pas savoir ! Je n’avais qu’une envie, aller vers elle et l’embrasser. Et toi qui étais amoureux d’Alice…

– Oui, je me souviens… John…

– Oh ! Je suis désolé Simon. Tu dois être fatigué quand même. Je vais aller retrouver les filles.

– D’accord ! Quand Alice se réveillera, dis-lui que je l’aime. Et qu’elle m’a manqué, et qu’elle me manque encore !

– Promis. Je vais lui dire. Mais tu vas aller mieux maintenant et elle aussi. Tu lui diras la suite toi-même !

John sortit et vint nous retrouver dans la chambre où nous étions toutes les deux. Il s’approcha de moi. Me prenant la main, et la serrant très fort. Puis, à nouveau, il se pencha vers moi.

– Je t’aime. Je t’aime depuis le premier instant où je...



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