E-Book, Französisch, 383 Seiten
Thomas La Résurrection de Jésus-Christ
1. Auflage 2023
ISBN: 978-2-322-48443-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, 383 Seiten
ISBN: 978-2-322-48443-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
Pas de vérité alternative, pas de en même temps macronien, pas de fake news, pas de big lie : la Résurrection est un fait ! Le tombeau est vide, non parce que les disciples ont volé le corps, mais parce que, comme il l'avait prédit, Jésus-Christ a vaincu la mort ! C'est à l'examen de ce fait que Louis Thomas (1826-1904) consacre son volume. On y trouvera un examen minutieux des passages des quatre Évangiles, du livre des Actes et de la première Épître aux Corinthiens, qui se rapportent à la mort, à la résurrection et à l'ascension du Seigneur Jésus. D'autres questions, secondaires mais néanmoins significatives, comme la place exacte de sa mort dans le calendrier juif, ou comme la nature de son corps durant les quarante jours de son séjour sur terre après le dimanche de la Résurrection, y reçoivent des réponses convaincantes. Jésus-Christ ressuscité a été vu premièrement par Marie-Madeleine, ensuite par les Apôtres, par plus de cinq cents disciples réunis en Galilée, par Jacques son frère ; quelques années plus tard, il apparaît en gloire au futur apôtre Paul, sur le chemin de Damas. Aujourd'hui, c'est par l'action surnaturelle de l'Esprit Saint qu'il se manifeste aux âmes qui le cherchent, et qu'il leur donne une assurance de même valeur que celle des témoins de sa résurrection. Cette numérisation ThéoTeX reproduit le texte de 1870.
Autoren/Hrsg.
Weitere Infos & Material
? introduction Ajoutez à votre foi et la la vertu la science. (2Pierre.1.5) Dans une scène justement célèbre, un grand poète a dépeint admirablement la puissance de la foi en Jésus ressuscité. Il est nuit. Faust est dans son cabinet de travail, il vient de sentir avec accablement tout le néant de ses longues études en philosophie, en jurisprudence, en médecine. Désespérant d'arriver par ces différentes voies à la vérité, et cependant brûlant d'y atteindre et de satisfaire ainsi l'orgueil de la science le plus effréné, il s'adresse à l'alchimie que lui recommandait le souvenir de son père. C'est là qu'il espère saisir enfin le sublime objet de son ardente poursuite. Un moment il se croit au terme de ses désirs. Mais la lumière, qui avait soudainement brillé devant lui, l'enivrant de ses rayons, disparaît aussitôt pour faire place à de nouvelles et plus profondes ténèbres. Faust est plus désespéré que jamais, mais il veut encore arriver à la vérité, qui est pour lui le bonheur, et c'est alors que dans l'excès de son égarement, il conçoit un terrible projet?: il veut essayer si la mort elle-même ne serait pas la révélation du grand mystère. Déjà la coupe fatale est préparée, Faust l'approche de ses lèvres, quand tout à coup retentit un son matinal de cloches et de pieux cantiques?: «?Christ est ressuscité, chantent les anges?! Qu'il se réjouisse, le mortel enchaîné par le péché?!?» Faust s'arrête interdit, il reconnaît les chants de Pâques. Bientôt il distingue un second chœur?: celui des saintes femmes venues pour embaumer le corps de leur Maître et exprimant leur douleur de trouver le sépulcre vide. Mais après elles, les anges reprennent?: «?Christ est ressuscité?! Heureux celui qui aime, qui a surmonté l'épreuve douloureuse et salutaire?!?» — «?Célestes accents, puissants et doux, se demande Faust, pourquoi me cherchez-vous dans la poussière???» Au nom de son incrédulité, il proteste contre l'attendrissement qui le gagne, il n'ose aspirer à ces sphères, d'où la bonne nouvelle retentit … Et pourtant il se sent irrésistiblement rappelé à la vie. Il se souvient de son enfance et de ses pieux dimanches et de ses belles fêtes de Pâques?: «?Oh?! retentissez encore, doux chants du ciel?! finit-il par s'écrier. Les larmes coulent, la terre m'a reconquis?!?» Que cette scène d'une poésie si belle, si profonde, si vraie, soit pour nous un symbole?! O puissance de la foi en la résurrection de Jésus-Christ?! Qu'elle peut être grande déjà sur l'homme en qui cette foi semble éteinte?! Et combien plus grande encore, sur celui qui croit pleinement, du cœur et de l'esprit, — qui croit parce qu'il veut croire, et qui veut croire, parce qu'il sent bien qu'en croyant, il ne fait qu'accomplir son devoir et que rendre hommage à la vérité?! L'Apôtre Pierre ne pouvait-il pas dire en toute simplicité de cœur et au nom de tous les chrétiens de l'Église primitive?: Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, en nous donnant, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, une vivante espérance (1Pi.1.3)?? Et si la foi en la résurrection de Jésus-Christ est d'une telle importance pour une vie d'homme, combien n'est-il pas souhaitable qu'elle pénètre et vivifie toute vie humaine collective, la vie de famille tout d'abord, mais aussi la vie nationale et même celle de l'humanité?? Que n'a-t-elle pas déjà fait pour le renouvellement spirituel de notre race, et que ne ferait-elle pas encore et toujours plus, à la gloire de Dieu et pour le bien des hommes, si elle était vivante dans tous les cœurs?? Pénétré, comme tant d'autres, de cette conviction et douloureusement affecté de voir dans ces derniers temps la résurrection de Christ ouvertement méconnue dans son importance ou même niée dans sa réalité, je me sentis pressé de répondre selon mes forces à l'appel que fit entendre une de nos sociétés religieuses, lorsqu'au mois d'octobre 1866 elle ouvrit un concours sur la question de la résurrection de notre divin Maître. Je me mis aussitôt à étudier la question dans son ensemble, afin d'arriver d'abord à un plan d'études qui répondît aux exigences du sujet tel qu'il se présentait à mon esprit. Cette recherche préalable me convainquit de plus en plus et de l'immensité de la tâche qui s'imposait à quiconque essayait de l'entreprendre, et de l'impossibilité de s'en acquitter sans avoir du temps devant soi, sans entrer dans de vastes développements. Après plusieurs mois de travail et de méditation, j'arrivai au plan suivant, auquel dès lors je me suis arrêté et que l'on me permettra d'exposer sommairement. Etudier d'abord le fait même de la résurrection de Christ, tel qu'il est exposé dans nos saints Livres, afin de bien définir la thèse à prouver, — puis passer aux preuves qui établissent la réalité du fait, — et enfin aux conséquences qui en découlent. De là trois grandes parties?: l'étude du fait lui-même, celle des preuves et celle des conséquences. Première partie?: le fait Lui-même. Le fait, c'est-à-dire non seulement le moment où Jésus revint à la vie et sortit de son tombeau, mais toute l'histoire du Seigneur depuis ce glorieux moment jusqu'à celui, plus glorieux encore, où il s'éleva dans le ciel en présence de ses disciples. Ainsi toutes les apparitions de Christ ressuscité pendant les quarante jours qui précédèrent son ascension. Et même encore le complément essentiel de ces apparitions?: l'apparition du Seigneur glorifié, qui fut le point de départ de la carrière apostolique de St. Paul. Pour étudier ce fait, ainsi défini, examiner et comparer toutes les données qui s'y rapportent dans les Évangiles, les Actes et les Épîtres?; — préciser l'enseignement qui en ressort sur les deux grandes phases de la résurrection et de la glorification du Sauveur?; — montrer par là que les diverses données bibliques, loin de se contredire, s'unissent et se complètent admirablement, en formant un ensemble dont la profonde et merveilleuse unité rend elle-même témoignage à la réalité de l'événement. Seconde partie?: les preuves. D'abord les preuves positives indirectes, puis les preuves positives directes et enfin les preuves négatives. I. Preuves positives indirectes. 1o Toutes les preuves de la divinité du christianisme, — puisque la foi en la résurrection de Christ, comme il faudrait le faire sentir, est une partie essentielle et centrale de la foi chrétienne, même de la foi chrétienne prise dans son sens le plus large, comme embrassant l'ancienne et la nouvelle Alliance, l'histoire de la préparation et de la fondation du Royaume de Dieu, ainsi que les prophéties relatives aux destinées ultérieures de ce Royaume. 2o Toutes les preuves de la crédibilité du Nouveau Testament, puisque l'enseignement de la résurrection de Jésus occupe manifestement une place plus considérable encore dans ce livre que dans le domaine général de la foi chrétienne. Chacune de ces catégories de preuves positives indirectes devrait se terminer par l'exposé de la preuve intime fournie par l'expérience individuelle?: preuve également accessible à tous et pouvant s'appliquer soit à la foi chrétienne elle-même, soit à l'autorité morale et religieuse du Nouveau Testament. II. Comme preuves positives directes, il faudrait rappeler?: 1o que le sépulcre où le corps de Jésus avait été déposé le vendredi soir, fut trouvé vide le dimanche matin, et que rien ne peut expliquer d'une manière plausible la disparition de ce corps, si ce n'est la résurrection de Jésus?; 2o ce que suppose la foi des Apôtres en cette résurrection, surtout si l'on tient compte de la difficulté qu'ils eurent à croire, et de la transformation qu'opéra cette foi chez un Simon Pierre, un Jacques, frère du Seigneur, et un Saul de Tarse?; 3o l'événement si considérable et si extraordinaire de la fondation de l'Église chrétienne, fondation reposant, de l'aveu de tous, sur la foi en la résurrection du divin Crucifié?; 4o l'institution si antique du dimanche, comme solennisation de l'anniversaire hebdomadaire de la résurrection de Jésus?; 5o l'expérience personnelle que font tous les vrais chrétiens depuis plus de dix-huit siècles dans un cercle toujours plus étendu, toujours plus immense?: la régénération, la résurrection spirituelle qui s'opère dès ici-bas dans la personne du croyant et qui est pour lui à la fois une conséquence et une preuve intime de la résurrection du Rédempteur. III. Quant aux preuves négatives ou à la contre-épreuve, il n'y aurait pas à revenir sur l'objection tirée de prétendues contradictions entre les différentes données de nos saints Livres, mais à faire ressortir plus ou moins brièvement?: 1o l'inanité des...




