Thomas | Le Jour du Seigneur, étude sur le sabbat | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 456 Seiten

Thomas Le Jour du Seigneur, étude sur le sabbat


1. Auflage 2022
ISBN: 978-2-322-42207-4
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

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ISBN: 978-2-322-42207-4
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Le Dimanche chrétien remplaçant le Sabbat juif dans l'histoire de l'Église, puis s'étendant à toute la civilisation occidentale, n'a pas été un phénomène sans signification profonde. Le Sabbat primitif donné dans le jardin d'Éden célébrait la Création, le Sabbat mosaïque rajoutait à ce souvenir celui de la sortie d'Égypte, le Sabbat chrétien, au jour de la résurrection, est la fête par excellence qui accomplit et révèle le sens des deux premiers sabbats. Car la victoire de Jésus-Christ sur la mort est plus qu'un retour à la vie, mais le commencement d'une nouvelle création, plus qu'une justification personnelle, mais la libération de tout un peuple. Telle est la thèse de Louis Thomas (1826-1904). A son époque, le respect social du Jour du Seigneur était un thème volontiers traité par les pasteurs évangéliques, surtout au sein des nations anglo-saxonnes. Depuis, tant aux États-Unis qu'en Europe, l'indifférenciation commerciale du dimanche par rapport aux autres jours de la semaine est devenue chose complètement banale. Mettant un sérieux coup de frein à notre frénétique activité, la crise sanitaire aura eu le mérite de nous inviter à réfléchir à la pertinence du sabbat quant au bien-être de l'humanité ; l'étude de Louis Thomas, qui expose ce jour particulier en tant que moyen de grâce, reste ici particulièrement précieuse. Notre réédition ThéoTeX condense en un seul l'essentiel des deux volumes.

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1. Le sabbat primitif.
1.1 — La fondation du sabbat ou Genèse ch. 1 et 2.
Il est dit, Gen.2.2-3 : « Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu’il avait faite; et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu’il avait créée en la faisant. » [Nous préférons pour ces derniers mots la traduction littérale donnée par la Version de Lausanne à celle par trop sommaire de Segond : qu’il avait faite. C’est cette dernière version où nous puiserons nos citations, en indiquant quand nous ne la suivrons pas.] Il faut entendre dans le verset 2 : « Dieu acheva, » dans le sens de : avait achevé. Cela ressort du contexte, soit de ce qui précède, soit de ce qui suit. Mais il est certain que le repos de Dieu au septième jour n’implique point en Dieu une absence d’activité (Jean.5.17). Il n’implique sous ce rapport que la cessation de l’activité créatrice proprement dite, comme la fin du verset 3 semble l’indiquer nettement : « Il se reposa de toute son oeuvre que Dieu avait créée en la faisant. » L’idée de repos qui est exprimée aux versets 2 et 3 par le terme encore plus fortement Exo.20.11, où le mot employé est GRLE, et Exo.31.17, où sont réunis les mots (Segond : il a cessé son oeuvre et il s’est reposé. Lausanne : Il s’est reposé et a respiré. ) Evidemment nous ne saurions admettre qu’il y ait eu fatigue en Dieu ni pendant, ni après la création. Mais il ne faudrait pas non plus restreindre l’idée du repos de Dieu dans le 7e jour à l’idée de la cessation de l’activité créatrice. Il faut y joindre, au moins, l’idée de la satisfaction qui suit une oeuvre accomplie et bien accomplie. Il est dit, Gen.1.31 : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait; et voici, cela était très bon. » (Comp. v. 13, 18. ) Dieu bénit le 7e jour et il le sanctifia : évidemment pour ses créatures et tout spécialement pour l’homme, la plus élevée des créatures dont il avait été question dans le récit. Dieu bénit le 7e jour, c’est-à-dire il en fit un jour spécial de bénédiction à côté des six jours qui devaient le précéder, un jour qui devait être une source de bénédiction, de bonheur. Il le sanctifia, non pas proprement : Il le mit à part, comme pourrait le faire penser une étymologie qui nous paraît erronée, mais : Il le déclara saint et il le fit saint, il en fit une source de sainteté. Selon OEhler, l’opinion la plus vraisemblable est que le verbe apparenté avec , être nouveau (d’où la nouvelle lune), remonte à la racine , d’où vient aussi , verdir, pousser, et qu’il signifie primitivement sortir en brillant (enituit, glänzend hervorbrechen). Delitzsch compare d’une manière analogue le verbe au sanscrit dhûsch, splendidum, pulchrum esse. [Keil, Genesis und Exodus, p. 457. — Dans l’article de la Real- Encyklopadie, sur la sainteté de Dieu (1879), Delitzsch estime que selon l’étymologie de qui lui paraît la plus vraisemblable, le mot viendrait non d’une racine (Lautverbindung) , mais d’une racine signifiant primitivement « diviser, séparer, » mais que le terme d’opposition sous-entendu ne serait pas directement « ce qui est ordinaire et commun,» mais « ce qui est physiquement défectueux, maladif. » En fait, il arrive ainsi par une autre voie au même résultat que nous. Dieu serait saint en tant qu’il serait, au point de vue négatif, labis expers et, au point de vue positif, parfait. Delitzsch cite à l’appui de son opinion une formule d’incantation suméro-assyrienne, où le mot assyrien kudistu a pour équivalent nu-gig, pouvant très bien signifier labis expers (nu =pas, gig=malade ou maladie).] Il y aurait donc primitivement dansl’idée de la lumière apparaissant avec éclat, et cela serait confirmé surtout par Esa.10.17, passage dans lequel le Saint d’Israël est aussi appelé la lumière d’Israël. Voir aussi 1Tim.6.16 ; 1Jean.1.5, etc. Dieu serait alors le Saint en tant qu’il est, comme s’exprime un dogmaticien luthérien moderne (Thomasius, Dogmatik) : « Celui qui est absolument pur, la lumière absolue et sans tache. » Déjà Quenstedt avait défini la sainteté de Dieu comme étant « summa omnisque labis expers in Deo puritas. » Le sens fondamental de est bien aussi, selon Gesenius, être pur. « Il ne faudrait pas rapprocher, dit Diestel de abscidit, pour arriver ainsi à l’idée de séparer, mettre à part; car alors il faudrait rattacher à la même ligne de dérivation sordidus fuit, et , purus fuit.» Dieu sanctifia le 7e jour, c’està-dire en fit une source de sainteté, de pureté morale, de lumière spirituelle. Dieu sanctifia ce jour et par conséquent il se le consacra, ilen fit pour l’homme une source de consécration à Dieu, car il est clair que pour l’homme, l’idée de la sainteté est essentiellement celle de la consécration à Dieu, de l’obéissance à ses commandements, de la communion avec lui. Dieu est sa loi à lui-même, tandis que l’homme a sa véritable loi en dehors de lui. Sans doute, en étant appelé à être saint, l’homme est appelé au plein développement de sa personnalité ; mais ce développement même ne saurait s’opérer qu’autant que l’homme se subordonne à la volonté divine. Ce n’est que dans l’obéissance à Dieu, obéissance qui est aussi une communion avec lui, que l’homme devient vraiment libre, en devenant vraiment fort, vertueux, saint. Aussi la sainteté de l’homme est-elle en même temps et même essentiellement une consécration extérieure, bien que profondément intime, un don de soi à un autre et à un autre infiniment supérieur, vraiment parfait. (Voir Exo.13.2 ; 28.36; 39.30; Zach.14.20; Lév.27.14, etc.) Mais en étant sanctifié, consacré à Dieu, l’homme est ainsi mis à part pour Dieu, et cette mise à part, avant tout spirituelle, est doublement prononcée, elle s’accentue d’une manière toute nouvelle, si le milieu dans laquelle se trouve l’homme sanctifié, est un monde plongé dans le mal (1Jean.5.19). On arrive ainsi par l’idée de la sanctification à celle de la mise à part, toutefois cette dernière idée n’est pas le point de départ, il est tout autrement positif. Dieu sanctifia donc le 7e jour et par là il en fit pour l’homme une source de sainteté ou de sanctification. Mais, pour que ce jour devînt tel pour l’homme, il fallait évidemment que celui-ci s’y prêtât librement et lui-même sanctifiât le jour en le reconnaissant comme saint, consacré à l’Éternel, et en se conduisant en conséquence. Si maintenant nous demandons comment l’homme devait précisément sanctifier ce jour, nous ne trouvons aucune réponse biblique directe, et au fond nous ne saurions nous en étonner. La Genèse a été rédigée non pour l’homme innocent, mais pour l’homme déchu; et le commandement du sabbat devait apparaître sous une nouvelle forme très détaillée et à quelques égards fort modifiée, quand les temps seraient venus où Dieu pourrait restaurer en quelque manière l’institution, pour le peuple de l’Ancienne Alliance. Plus tard encore l’institution devait recevoir une lumière toute nouvelle dans l’Alliance définitive et humanitaire. Nous sommes donc réduits pour le commandement paradisiaque à des déductions tirées des termes mêmes de l’institution du sabbat primitif, de l’idée que nous pouvons nous former de l’homme innocent, et aussi des enseignements de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance sur le Jour du Seigneur. Or voici à quoi nous arrivons ainsi : 1. L’homme devait suspendre son travail ordinaire pour se reposer, et cela afin d’accomplir un divin commandement, impliqué, ce nous semble, dans l’exemple donné par le Créateur...



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