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E-Book, Französisch, 450 Seiten

Vignaroli Crimes Ésotériques

La Première Enquête Du Commissaire Caterina Ruggeri
1. Auflage 2026
ISBN: 978-88-354-8454-7
Verlag: Tektime
Format: EPUB
Kopierschutz: 0 - No protection

La Première Enquête Du Commissaire Caterina Ruggeri

E-Book, Französisch, 450 Seiten

ISBN: 978-88-354-8454-7
Verlag: Tektime
Format: EPUB
Kopierschutz: 0 - No protection



Des disparitions inexpliquées troublent les habitants de Triora, petit village de l'arrière-pays ligure. Caterina Ruggeri, commissaire de police, devra faire la lumière sur de mystérieux crimes en remontant jusqu'à quatre cents ans en arrière : la mise à mort d'une sorcière semble dissimuler les causes d'une vengeance ésotérique.

Après avoir exercé pendant plusieurs années les fonctions de responsable des unités cynophiles de la Police d'État, Caterina Ruggeri, diplômée en droit, est nommée commissaire et affectée au district de police d'Imperia. À peine arrivée sur son nouveau lieu de travail, la jeune commissaire se retrouve impliquée dans une enquête délicate, au cours de laquelle elle devra affronter des personnages liés à une secte ésotérique, dans un village considéré comme le lieu des sorcières par excellence : Triora.
À partir de la découverte du cadavre carbonisé d'une femme, retrouvé à l'issue des opérations d'extinction d'un incendie de forêt, la commissaire Ruggeri, aidée de son adjoint, l'inspecteur Giampieri, ancien militaire expert en technologies informatiques et en conduite de voitures de sport, devra étendre son enquête à des faits survenus dans ces lieux à des époques très éloignées.
Un protagoniste important de l'aventure est également le chien de la commissaire Ruggeri, Furia, son fidèle Springer Spaniel, pisteur hors pair, qui lui sera à plusieurs reprises d'une aide précieuse.
Les uns après les autres, à des moments différents, certains adeptes d'une secte ésotérique arrivent à Triora, où ils se retrouvent plongés dans des situations complexes et dangereuses pour leur vie. La protagoniste, la commissaire Caterina Ruggeri, sera à son tour impliquée dans des situations de danger extrême, dont elle parviendra à se sortir brillamment, grâce aussi à l'aide de ses collaborateurs et de son chien en réussissant à donner une cohérence logique et à ramener à la rationalité tout ce qui semblait relever uniquement du domaine du surréel et du paranormal.
Après avoir assemblé les pièces d'une mosaïque complexe, ancrée dans une histoire séculaire et dans l'histoire du procès des sorcières qui se déroula à Triora à la fin du XVI? siècle, la commissaire Ruggeri obtiendra non seulement les éloges du chef de la police, mais aussi ceux d'un magistrat bourru, avec lequel elle se sera à plusieurs reprises heurtée au cours de l'enquête.

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  1. CHAPITRE 1

Caterina Ruggeri


La voix du commandant de bord prévenant les passagers de l'atterrissage imminent me ramena à la réalité. Il n'y avait qu'une heure de vol d'Ancône à Gênes, mais mon esprit était occupé par un tourbillon de pensées. Les événements des derniers jours avaient fait basculer ma vie. Je pensais à mon passé et je pensais à mon avenir. J'avais désormais une tâche importante, j'avais été nommée commissaire à Imperia, et je n'aurais jamais cru que cette nomination arriverait si tôt. Bien sûr, en tant que chef des unités cynophiles de la police d'État à l'aéroport Raffaello Sanzio d'Ancône, j'avais vécu des années passionnantes. J’avais eu la possibilité de me réaliser dans ce qui m’avait toujours plu depuis mon plus jeune âge : travailler avec des chiens policiers et les dresser, des chiens antidrogue à ceux pour le secours sous les décombres, des chiens anti-émeute à ceux dits moléculaires, adaptés à la recherche de traces et de personnes disparues. D'un autre côté, en plus d'exercer un travail que j'aimais beaucoup, j'avais aussi eu le temps de me consacrer à étudier et à obtenir un diplôme en droit, à me spécialiser en criminologie et espérer l’avancement de carrière tant attendu.

Je n'aurais certainement jamais abandonné ma passion pour les chiens, cette passion qui m'avait été transmise par un de mes cousins vétérinaires, Stefano, aujourd'hui âgé de cinquante ans, directeur médical de la Clinique Vétérinaire Aesis. Stefano a toujours été mon amour secret, depuis que j'étais petite. Mon cousin au second degré, de douze ans mon aîné, m’avait toujours attirée d’une manière particulière. Le souvenir d’un 15 août d’il y a vingt-cinq ans restait toujours vivant dans ma mémoire. J’étais alors à peine plus qu’une enfant, j’avais terminé la deuxième année du collège et je n’avais pas encore treize ans, tandis que lui venait d’obtenir son diplôme de vétérinaire à Pérouse.

J'étais en vacances avec ma famille, mon père, ma mère et mes deux frères jumeaux, Alfonso et Stella, dans un agréable village des Monts Sibillini, à 1.400 mètres d'altitude. Mon père, passionné par les vacances alternatives, ne nous aurait jamais emmenés en vacances à l’hôtel, et nous profitions donc de la toute nouvelle remorque-tente qu’il venait d’acheter.

Ma famille et celle de Stefano étaient très proches. Mon cousin nous avait rejoint tôt le matin, accompagné de ses deux sœurs et de sa mère, pour passer avec nous les vacances d'août. La journée était déjà splendide, sereine, claire, sans nuages dans le ciel. L’air vif de la montagne inspirait une belle promenade et nous décidâmes ainsi de rejoindre un refuge situé à une heure et demie de marche de l’endroit où nous étions installés. De là, une autre demi-heure de montée ardue permettait d’atteindre un sommet appelé Pizzo Tre Vescovi. Tout au long du parcours, j’avais ignoré ma petite cousine du même âge, en essayant de rester le plus près possible de Stefano et de converser avec lui. Il m'avait parlé de l'université, de ses projets actuels et futurs, de comment et pourquoi il avait récemment quitté sa petite amie, avec qui il avait partagé plus de cinq ans de vie. Stefano et moi étions les plus passionnés de montagne et les plus endurcis à la fatigue physique. Une fois arrivés au refuge, pendant que les autres avaient décidé de se reposer et de se consacrer à la cueillette des myrtilles et des framboises, nous avions tous les deux prolongé l'excursion jusqu'au sommet. Mon père avait convenu avec nous de nous retrouver au camp pour le déjeuner avant treize heures. D’un geste un peu enfantin mais bien ciblé, j’avais pris Stefano par la main et je m’étais engagée avec lui sur le sentier escarpé et ardu. Le spectacle au sommet valait la peine d'y arriver. En une journée si limpide, on pouvait promener le regard des montagnes de l’Ombrie à l’Ouest jusqu’à la mer Adriatique à l’Est, des montagnes du Pesaro au Nord jusqu’à la silhouette massive du mont Vettore au Sud, qui fermait l’horizon et empêchait de jeter le regard vers les monts de Laga et les Abruzzes.

J’observais le panorama, mais surtout je contemplais les merveilleux yeux verts de Stefano, qui me désignait les noms des différentes montagnes qu’il parvenait à reconnaître. Plus je l’observais et l’écoutais, plus je me sentais attirée par lui, avec son visage sympathique orné d’une légère barbe, ses cheveux épais et sombres et deux yeux qui me plaisaient d’une manière incroyable. Étant à peine plus qu'un enfant, je ne savais pas exactement ce que signifiait tomber amoureux, mais à ces moments-là, je comprenais que j’éprouvais des sensations nouvelles et que peut-être, pour la première fois, j’étais tombée victime de ce drôle de sentiment.

Nous redescendîmes en discutant et en plaisantant, et nous rejoignîmes le reste de la compagnie, juste à temps pour le déjeuner préparé par ma mère, une excellente amatriciana, accompagnée de saucisses grillées et, pour finir, de framboises cueillies par mes frères et cousines pendant l'excursion. À la fin du repas j’avais proposé à Stefano de nous allonger au soleil. J'avais récupéré une couverture et nous nous étions éloignés un peu, hors de la vue des autres. J'avais enlevé mon t-shirt et mon jeans et étais restée en bikini rose, à peine suffisant pour couvrir mes seins encore immatures. Lui aussi avait enlevé sa chemise. Nous nous allongeâmes l'un à côté de l'autre, profitant du soleil de l'après-midi qui réchauffait notre peau. À un moment donné, je m’étais tournée vers lui et j’avais pressé mes petits seins contre sa poitrine.

« Apprends-moi à embrasser un garçon ! »

Il m'avait regardé avec une expression interrogatrice, mais moi, pas du tout intimidée, j'avais rapproché mon visage du sien, les yeux mi-clos. J’avais senti ses lèvres se joindre aux miennes et, l’espace d’un instant, j’étais entrée en extase. Je ne sais combien de temps cela avait duré, sans doute quelques instants. Lorsque Stefano avait pris conscience de ce qu’il faisait, il s’était arrêté et, bien que délicatement et peut-être à contrecœur, il m’avait éloignée de lui.

« Caterina, ce n'est pas possible entre nous deux, je n'aurais pas dû me laisser aller. Tu es une petite fille très mignonne et tu deviendras une belle femme. Tu as deux yeux bleus splendides, qui ressortent encore davantage sous ta cascade de cheveux bruns. Tu n’auras aucune difficulté à trouver un beau garçon qui te convienne. Je te connais depuis que tu étais bébé et je t’assure que je t’aime beaucoup, mais comme une sœur ! Et puis douze ans de différence, c’est un abîme. Toi, tu n’es guère plus qu’une enfant et moi je suis déjà un homme presque prêt à se marier. De toute manière, en septembre, je partirai pour une école de spécialisation en maladies des petits animaux et je resterai à Pise pendant deux ans. Je t’assure que je t’écrirai et que je te donnerai mon adresse. Mon amitié et mon affection pour toi seront toujours là, mais considérons l'épisode d'aujourd'hui comme un jeu et n'en parlons plus. »

En rougissant, j’avais acquiescé de la tête, mais ce baiser serait resté dans mon esprit et dans mon cœur comme le plus beau que j’aie jamais reçu.

À cette époque, les téléphones portables n’existaient pas et le contact ne pouvait donc être maintenu qu’en s’écrivant des lettres et des cartes postales ou via des lignes fixes. C'est pourquoi, pendant un certain temps, les relations avec Stefano avaient été sporadiques et ce n’est que deux ans plus tard que j’avais réussi à passer de nouveau quelques jours avec lui.

J’avais terminé la première année de lycée et j’avais été admise avec d’excellentes notes, mais l’été s’annonçait ennuyeux et sans grandes perspectives de vacances car, dans ma famille, les disputes entre mon père et ma mère devenaient de plus en plus vives et tous deux n’arrivaient plus à se mettre d’accord sur quoi que ce soit. De plus, mon père vivait des crises dépressives de plus en plus fréquentes. C'était une chaude journée de juillet lorsque ma mère m'a appelé pour me dire que mon cousin Stefano me demandait au téléphone. Je m’étais précipitée sur le téléphone, le cœur battant.

« Bonjour Caterina, j'ai réussi l'examen de deuxième année de spécialisation et j'ai quelques jours de vacances avant de commencer les deux mois de stage à la clinique universitaire. Puis, en octobre, je devrai présenter ma thèse, ça promet donc d'être un été très chargé pour moi ! Pourquoi ne me rejoins-tu pas ici à Pise et nous pourrons faire un tour de la Toscane ? De belles vacances, ça nous fera du bien à tous les deux : pour toi, une distraction face à ta situation familiale, pour moi, une petite pause après les fatigues des études ! »

Après avoir demandé la permission à mes parents, qui ne posèrent aucun problème, j'avais pris le train pour arriver à Pise. Stefano m'attendait dans le hall de la gare. Je lui avais refilé mon sac de voyage et je m’étais retrouvée à bord de sa voiture, une Citroën 2CV, avec laquelle nous allions parcourir la Toscane dans les jours suivants, en logeant dans...



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