E-Book, Französisch, Band 1, 212 Seiten
Reihe: Jeunesse
. Le mystère du prieuré
1. Auflage 2025
ISBN: 978-2-39030-029-8
Verlag: Ultraletters
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, Band 1, 212 Seiten
Reihe: Jeunesse
ISBN: 978-2-39030-029-8
Verlag: Ultraletters
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
Quand Cathy passe ses vacances à Patignies (Gedinne, dans le Sud namurois), elle ne s'attend pas à découvrir un meurtre, un vieux parchemin et les ruines énigmatique d'un ancien prieuré. Ce qui devait être de simples vacances tranquilles se transforme rapidement en une véritable enquête.
Avec son ami Jack et Bolide, son chien curieux et loyal, elle se lance sur les traces d'un secret enfoui depuis des siècles.
Cathy et Jack devront faire preuve d'intuition, de sang-froid... et d'un brin d'audace.
Entre mystère, frissons et aventure au coeur de l'Ardenne, Le mystère du prieure nous entraine là où les pierres ont garde la mémoire... pour ceux qui savent les écouter - et les voir.
Par ses origines ardennaises, Myri explore dans ses oeuvres les mystères et la beauté de sa région. D'une âme vagabonde, elle nous fait découvrir, à travers ses enquêtes, l'univers bucolique de sa contrée. Son imagination nous embarque jusqu'au bout de l'histoire... et déjà, une envie nait d'en suivre une autre.
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CHAPITRE 2
EN CAVALE …
Il était plus de minuit, lorsque Cathy vit apparaître les lueurs du village de Patignies. Elle se sentait épuisée, ses jambes ne la portaient plus.
Lorsqu’ils avaient fui précipitamment, Cathy avait dû trouver une solution. Ils s’étaient d’abord arrêtés tous deux dans le petit bois, derrière le verger. Et là, elle avait réfléchi à la situation. Jack ne disait mot. Il semblait perdu, complètement désemparé. Une chouette hululait, et il ne put s’empêcher de frémir.
— Jack, ça va ? lui demanda-t-elle.
Il ne répondit pas mais lui lança un regard qui en disait long.
— Je sais que ça va être difficile pour toi, mais on va se séparer pour cette nuit. On va ensemble au vieux moulin. Après, je rentrerai au gîte, autrement on trouvera mon absence anormale. Toi, tu dormiras pour cette nuit au moulin.
Jack voulut l’interrompre, mais elle continua :
— Demain matin, je t’apporterai ce qu’il faut. Et nous parlerons calmement de toute cette affaire. Tu tiens le coup ?
— Mon cerveau est comme endormi, je ne réalise plus bien les choses.
— C’est le choc, dit Cathy. Demain, nous y verrons plus clair. Je te donne la lampe pour cette nuit, et aussi ma veste. Ça m’ennuie de te laisser, mais nous n’avons pas beaucoup le choix. Le vieux moulin est une bonne cachette, personne n’y met plus les pieds, à part toi et moi. On l’a toujours aimé, tu t’y sentiras en sécurité pour cette nuit.
Enfin, je l’espère ! pensa-t-elle.
Une heure plus tard, elle sortait sa clé et poussait la porte du gîte, complètement anéantie par la fatigue.
Apparemment, tout le monde dormait.
Alors qu’elle commençait à monter l’escalier, elle sentit une présence dans son dos. C’était Isa, la maîtresse de maison. Cathy réfréna un sourire à la vue du peignoir fuchsia et des bigoudis qui faisaient ressembler Isa à une vieille chouette déplumée.
— Je t’ai réveillée ? demanda Cathy.
— Non, pas du tout, je suis devenue insomniaque.
Depuis la mort d’Arthur, je n’ai plus passé une seule nuit complète.
Cathy coupa court, elle n’avait pas envie de commencer une discussion à cette heure avancée et encore moins de devoir répondre à des questions embarrassantes.
Elle jeta un bonsoir qui pouvait sembler grossier.
À peine, dans sa chambre, elle s’écroula sur le lit et sombra immédiatement dans le sommeil.
La matinée était déjà bien avancée quand Cathy se réveilla.
Ce furent les bruits de la cuisine qu’elle perçut en premier lieu, puis son cerveau se remit à fonctionner et les événements de la veille lui revinrent en mémoire.
Elle regarda sa montre qui indiquait déjà 9 heures. Elle sauta du lit et fonça vers la douche.
En bas, Isa s’activait dans la cuisine, elle servait les déjeuners. La salle à manger était loin d’être remplie, même en période de vacances. La région n’était pas assez touristique pour attirer les gens en semaine, à
part les amoureux de la nature. Ce jour-là, deux tables seulement étaient occupées. L’hôtesse parlait d’une voix haut perchée, faisant l’aller et retour entre la cuisine, la salle à manger et la rue. Le village habituellement calme semblait animé.
On commentait la mort de Jules Massard !
Cathy descendit l’escalier sans se douter que tout le monde était déjà au courant. Elle voulait demander un déjeuner à emporter et repartir aussitôt rejoindre son ami. Elle avait à peine ouvert la bouche, qu’un homme qu’elle n’avait pas remarqué lui toucha l’épaule.
— Mademoiselle Suarez ?
— C’est moi.
Cathy comprit qu’elle avait en face d’elle un policier.
— Voici ma carte : commissaire principal Fouchet.
Pouvons-nous discuter un moment ?
Cathy pensa qu’elle allait devoir mentir et protéger son ami Jack. Surtout ne pas montrer quoi que ce soit. Elle passa devant le commissaire et s’assit à une table. Le policier l’imita. Avant qu’il ne puisse parler, Isa se précipita vers eux, elle semblait terriblement choquée.
— Cathy, c’est terrible ! Tu ne peux pas être au courant, mais Jules a été assassiné et Jack a disparu.
Allons-y pour la comédie, se dit Cathy, et espérons que notre hôtesse ne me trahira pas en racontant l’heure à laquelle je suis rentrée.
Cathy prit un air consterné et s’écria :
— Mon dieu ! Qu’est ce qui s’est passé ?
Fouchet regarda attentivement Cathy, puis demanda à Isa de les laisser.
— Madame, laissez-nous, s’il vous plaît, j’aimerais discuter tranquillement avec Mademoiselle Suarez.
Vexée, Isa partit sans ajouter un mot.
— Mademoiselle, reprit le commissaire, dans un petit village comme celui-ci les nouvelles vont vite. Je sais donc que vous êtes en vacances, que vous aimez la marche et que Jacques Sevrant est votre ami.
— C’est vrai, mais, encore une fois, dites-moi ce qui se passe ?
— J’y viens, j’y viens. Mais une question avant tout, ou plutôt deux ! À quelle heure êtes-vous rentrée du bal avant-hier ?
— Je crois qu’il devait être deux heures du matin.
— Et cette nuit, où étiez-vous ?
— Je me suis promenée, la nuit était belle, puis je suis revenue directement au gîte !
— Avez-vous vu votre ami ?
— Non, pas hier.
Cathy, malgré elle, se sentait mal à l’aise. Le commissaire Fouchet avait l’oeil inquisiteur, il ne la quittait pas du regard et cherchait la faille. Cathy reprit l’initiative :
— Non mais, sérieux, dites-moi : qu’est-ce qui se passe ?
— Jules Massard a été assassiné, nous avons découvert le corps cette nuit, et pas moyen de mettre la main sur le neveu. Pouf ! Volatilisé…
À ce moment, des rires fusèrent, Cathy et le commissaire dirigèrent leur regard vers un homme qui gisait à plat ventre par terre. En tombant, il avait renversé un pot de fleurs et quelques-unes s’étaient accrochées dans ses cheveux.
Fouchet sourcilla, son visage devint rouge en voyant le jeune homme. Il était prêt à exploser.
Cathy pensait à Jack et se demandait comment elle allait faire pour le retrouver, et surtout sans attirer l’attention.
L’homme se relevait et essayait tant bien que mal de remettre les fleurs dans le pot.
Il devait avoir une vingtaine d’années, sa peau était aussi noire qu’une soutane de curé romain.
Un assez beau jeune homme, avec un visage sympathique.
— Venez nous rejoindre au lieu de faire le pitre ! grogna Fouchet. Je vous présente mon assistant, l’aspirant inspecteur David Moreau, stagiaire dans mon service.
Puis revenant à la discussion, il continua :
— Je disais donc que, cette nuit, nous avons découvert le corps de Jules Massard. Le témoin principal, c’està-dire son neveu, a disparu.
Il y eu un silence, puis David Moreau prit la parole :
— Vous le connaissez bien, n’est-ce pas ? Les gens du village racontent que vous êtes des amis. Votre petit ami, peut-être ?
Cathy devint rouge et répondit :
— Non, ce n’est pas mon petit ami, mais mon meilleur ami !
L’inspecteur reprit :
— Mademoiselle Suarez, avez-vous une idée de l’endroit où Jack pourrait être ?
Cathy secoua la tête.
— Non, vraiment pas.
Et elle ne put s’empêcher d’ajouter :
— Il doit avoir peur, mais je suis sûre qu’il va revenir.
Mais dites-moi, commissaire, vous le soupçonnez ?
— C’est sans doute un peu tôt pour faire une telle déclaration, mais il est certain que son absence peut renforcer cette idée. Et d’après ce que nous savons, il entretenait de mauvais rapports avec le défunt. Cathy ne put s’empêcher de prendre la défense de Jack.
— Écoutez, commissaire, je connais bien mon ami, il est incapable de faire du mal à qui que ce soit. C’est un tendre, un gentil, comme on dit.
— Il n’empêche que sa disparition est bizarre.
Le téléphone de Fouchet se mit à sonner, il prit la communication. Cathy se sentait de plus en plus mal à l’aise. L’heure...




