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E-Book, Französisch, 220 Seiten

. Line Code ou l'étrange guide des relations amoureuses


1. Auflage 2020
ISBN: 978-2-322-22635-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, 220 Seiten

ISBN: 978-2-322-22635-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Qu'est-ce qui pourrait bien nuire à une relation amoureuse ? Un malentendu ? Une dette karmique ? Serait-ce une simple période de transition ? De synchronisation ? Et si la rupture était finalement une bénédiction ? Si tous les couples passent par des phases difficiles, la solution n'est pas toujours aussi évidente qu'elle n'en paraît. Faut-il faire le point ? Partir ? Rester ? Accepter l'évolution ? Se faire à l'idée que ce soit la fin ? Et si des créatures invisibles y étaient pour quelque chose ? Parfois, tout est fait pour que deux personnes ne se comprennent plus, comme c'est le cas pour Monsieur et Madame Perse... Alors qu'elle quitte l'appartement après une banale dispute, Line croise la route de Bolton, une créature à l'apparence humaine qui semble se trouver au bon endroit, au bon moment. Thérapeute des temps modernes ? Ange gardien ? Conscience universelle ? À travers les différents entretiens auxquels elle assiste, Line passe de la révélation au doute, avant de comprendre et d'accepter. Mais, est-il encore temps pour elle de sauver son couple avec sa chérie, la douce Éva avec qui elle partage sa vie depuis tant années ?

L'écriture est un don du ciel, et MALIKA le sait depuis qu'elle a l'âge de 10 ans. En revanche, c'est après neuf ans de recherche et développement que la biochimiste de 31 ans se trouve et qu'elle décide de renoncer à ses activités professionnelles pour vivre pleinement sa passion. Son premier roman intitulé"Des Désirs et Des Ailes"voit alors le jour en septembre 2009 et c'est le début d'une grande histoire d'amour avec un personnage complet et surprenant. Abordant divers sujets tels que la foi, L'AMOUR Universel, MALIKA joue vraiment entre les paradoxes et les similitudes pour créer un univers harmonieux. En effet, son humour, son cynisme et son épanouissement dans l'écriture respirent dans ses écrits francs, simples et mystérieux... Obtenir ce que l'on désire dans la vie, réaliser ses rêves les plus fous, croire en soi, et bien-être sont les clés de ses romans à la fois divertissants, touchants, réalistes, drôles, ludiques et positifs.
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Chapitre II


Les lunettes spectrales


« Barbazan, le 7 avril 1533

Dieu leur a donné un esprit d'assoupissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusqu'à ce jour. N’oublie pas ; Parce que tu m'as vu, tu as cru ? Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru. Ta mamie qui t’aime. »

À la lecture de cette entrée en matière, Line eut la chair de poule. Était-il nécessaire de poursuivre au-delà de cette première page ? Ces phrases ô combien déconcertantes troublaient profondément l’indiscrète aventurière. Ses jambes tremblaient et des sueurs froides parcouraient son visage.

« Tu devrais continuer… »

La voix qui prenait le pas sur le pesant silence donna à Line l'envie de prendre la fuite.

« Continue. N’aie pas peur… »

Dépassée par sa curiosité, la jeune femme passa précipitamment à la seconde page, constatant avec joie que les premiers mots étaient plus rassurants que la préface. Le manuscrit semblait avoir été écrit comme une confession, tandis que les nombreuses traces de gomme démontraient des hésitations flagrantes.

« Le 8 avril 1533

Seule face à mon désarroi, j’ai besoin d’être guidée. Dois-je renoncer à ce cadeau empoisonné ? Dois-je l’honorer ?

Lorsque je repense aux propos de mon arrière-grand-mère, mes doutes s’estompent. Protecteurs et généreux à la fois, ils ne peuvent être que bienveillants.

Mais pourquoi m’a-t-elle fait ce présent ? Pourquoi ? Et pourquoi m’a-t-elle précisément choisie pour être la nouvelle héritière de cette immense maison ? Je n’en veux pas ! Ce domaine ne m’a jamais trop inspirée et elle le savait. Pourquoi donc a-t-elle autant insisté pour me le céder ? Je suis maintenant la seule à détenir la clé de ce que mamie appelait « son trésor », et je ne sais pas quoi en faire. C’est triste, non ? Ses propres mots couchés sur le papier résonnent encore en moi.

« Je préfère finir mes jours en maison de retraite, alors je te confie ma demeure, ma fille. Tu es la seule à m’avoir toujours comprise et je ne veux personne d’autre que toi dans mon univers. Surtout, n’oublie pas de me rendre visite une fois par semaine… »

Dois-je faire un effort et me surpasser pour honorer ce lègue ? Sans doute. Mais il faudrait au moins que je parvienne à visiter ce lieu qui m’inspire tant de craintes. »

« Le 9 avril 1533

La traversée du salon fut toute une épreuve. Après avoir effectué « le tour du propriétaire », l’idée de tout devoir rénover m’effare. Entre les chambres envahies par les toiles d’araignées, le grenier rempli à ras bord et les meubles usés de toutes parts, je me demande sincèrement comment je vais m’y prendre pour redonner un coup d’éclat à cette maison si défraîchie. Il était 11 heures du matin quand je me décidai à rendre visite à mon aïeule. À mon arrivée, mamie m’accueillit d’un « Bonjour ma fille » un peu obséquieux, mais surtout taquin. Malgré ses 101 ans, elle conserve un dynamisme et un esprit d’à-propos surprenants. Elle se leva et me tendit sa main, fragile et ferme à la fois.

« Tu prends bien soin de ma maison, ma chérie ? — Oui, mamie. D’ailleurs j’y suis allée ce matin.

— Aménage-la à ta manière. Fais-y tout ce que tu veux. Mais s’il te plaît, ne détruis pas mon laboratoire. Pas maintenant.

— C’est promis, grand-mère !

— J’espère juste qu’un jour tu comprendras que je n’étais pas la folle que ta mère prétendait. J’en ai souffert, tu sais ? Tu me diras, je peux m’estimer heureuse, car certaines femmes ont eu droit au bûcher pour moins que ça. La chasse aux sorcières ne finira pas de sitôt ! J’ai laissé les machines en marche exprès et le programme est lancé. Active-le et le reste se fera tout seul.

— Oui, mais… »

Je n’eus hélas pas le temps de finir ma phrase que mamie céda aux avances de Morphée. En quittant l’établissement, je me sentais plus sereine qu’à mon arrivée. J’eus même un déclic : il fallait que j’honore ce lègue. C’était mon devoir.

Je remontai dans le car, motivée cette fois-ci à l’idée de retrouver le domaine. En moins d’un quart d’heure, j’arrivai à destination. L’extérieur me hérissa aussitôt le poil, mais je me fis violence. Il n’y avait aucune autre maison à plus d’un kilomètre à la ronde. C’était sans doute cet isolement qui m’empêchait de prendre possession de ces lieux avec enthousiasme. J’observai le jardin et m’imaginai y construire une piscine, ou encore entretenir le potager. La nouvelle maison de mes rêves était magnifique ! J’entrepris ensuite une visite détaillée de la vaste demeure pour imaginer mon nouvel intérieur. Si les couloirs étaient assez sombres, j’étais certaine qu’un bon électricien pourrait arranger ça.

Rien de tel que la projection mentale pour enjoliver un lieu ou une situation. »

« Le 12 avril 1533

Dans cette maison dont j’allais devenir la propriétaire se trouvait une seule pièce dans laquelle je n’avais jamais osé pénétrer. Il s’agissait du fameux laboratoire de ma grand-mère. Ophtalmologiste de formation, mamie avait consacré les trois quarts de sa vie à fabriquer des lunettes. Une passion comme une autre... Cette fois pourtant, j’étais déterminée à dépasser mes craintes pour visiter son antre. L’escalier qui y menait était infesté de crottes de souris. Réprimant mon dégoût, j’avançai timidement vers la porte qui me séparait de son « trésor ». J’introduisis la clé dans la serrure rouillée, pris sur moi et franchis le seuil, lorsque je fus saisie par le chaos qui régnait dans les lieux : des instruments insolites, des outils incongrus et des centaines de documents s’entassaient çà et là, à travers toute la pièce. Quant au bruit ! Pire que dans une usine.

Comment faisait-elle pour s’y retrouver ? m'interrogeai-je.

Si mon arrière-grand-mère avait toujours été étrange, il s'agissait pour ma famille de bien plus qu’un simple défaut. De tout temps et malgré ses nombreux efforts, elle avait été considérée comme un savant fou que personne n’avait jamais cherché à comprendre. Ceci explique d'ailleurs qu'elle n'accepte aucune visite hormis les miennes. La seule chose que je savais d’elle, c’est qu’après avoir souffert d’une déception affective, elle s’était réfugiée dans le travail pour donner un sens à sa vie.

Poursuivant la conquête de ce mystérieux laboratoire, je remarquai un bureau constituant un espace de travail minuscule, comparé au bric-à-brac environnant, et dans lequel je découvris une enveloppe marron portant la mention « confidentiel ». Je ne l’ouvris donc pas. Après avoir scruté l’ensemble de la pièce, je songeai avec soulagement qu’une immense benne à ordures allait m’aider à me débarrasser de toutes ces antiquités.

C’était tout de même incroyable ces dizaines de papiers sur lesquels ma curieuse ophtalmologiste de grand-mère avait griffonné des formules mathématiques et des équations à je ne sais combien d’inconnues ! Je me demande bien ce qu’elle cherchait !

La poussière ayant envahi tout l’espace, la chaleur de cette improbable caverne d’Ali Baba devenait étouffante. Aussi, je n’envisageais pas de m’attarder trop longtemps dans ces lieux. L’atmosphère cloisonnée me rendant claustrophobe, je fus rapidement prise d’une impérieuse envie de fuir. Mais en tournant les talons trop précipitamment, mon pied heurta un petit coffre, qui me stoppa net dans mon élan.

La caisse étant ouverte, je ne pus faire autrement que d’y jeter un œil.

Une paire de lunettes en plexiglas jaune trônait au milieu de la boîte métallique. Dubitative, je la refermai d’un claquement sec avant de fuir cet étrange...



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