Malika | ANTIDOT'US | E-Book | www.sack.de
E-Book

E-Book, Französisch, Band 1, 248 Seiten

Reihe: Love is THE solution

Malika ANTIDOT'US

Ou la nouvelle Terre
1. Auflage 2021
ISBN: 978-2-322-42078-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Ou la nouvelle Terre

E-Book, Französisch, Band 1, 248 Seiten

Reihe: Love is THE solution

ISBN: 978-2-322-42078-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Le coffre du Van est plein, le réservoir aussi. Lorsque les huit amis s'aventurent dans un week-end en haute montagne, ils s'attendent à tout, sauf à être projetés dans un monde parallèle, mais bel et bien réel. Que s'est-il passé pour qu'ils basculent dans un futur apocalyptique, sans même s'en apercevoir ? Et que croire ? Que faire, quand la pluie s'acharne sur la planète ? Se réfugier ? Mais où ? Et surtout, comment venir en aide aux victimes de cette véritable fureur qui s'abat sur la globe? Et si tout était vibrations et intentions ? Et si finalement, il n'y avait pas de combat ? Et si l'Amour était l'antidote le plus puissant que la vie avait à nous offrir ?

Malika est une auteure de romans de fictions dans lesquels se mélangent amour, passion et spiritualité. Diversité, homosexualité, tolérance, respect de l'autre, relations amoureuses, et bien-être sont les mots clés de ses ouvrages qui ouvrent vers un monde merveilleux dans lequel tout est possible à celui qui croît. Croire en soi, croire en ses rêves et en ses désirs, tels sont les sujets qu'elle décortique avec humour et amour à travers ses 2 collections : Love is an equation et Love is THE Solution. Un Univers envoûtant et bonifiant!

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CHAPITRE 2
« Bonjour mon trésor. — Bonjour mon cœur, répondit Sam. Tu en fais une tête. Encore un de ces cauchemars ? — Oui... Et ils me paraissent de plus en plus réels. — Célia... On part en week-end. Essaye d'en profiter pour te détendre et te changer les idées. Max et Cléo ne vont pas tarder. — Elles prennent le café ici ? — Oui. C'est plus simple. Comme ça on charge le Van et on y va. — Et les autres ? — Ils arrivent aussi, ne t'en fais pas. Je t'en sers un ? — Volontiers. Je suis épuisée. Cette fatigue devient inquiétante. — Tu as vu la vie que l'on mène depuis deux ans ? Qui ne serait pas sur les rotules ? La cure de vitamines va te faire du bien. — Tu crois ? — Mais oui. J'en suis même sûre. — Prends-moi dans tes bras, ma chérie. — Viens. Ça va aller. Je te le promets. — Tu as vu l'état de notre société ? Comment est-ce que ça peut s'arranger ? — Célia, s'il te plaît... Fais abstraction de tout ça. Je sais que c'est difficile, mais il faut vraiment que l'on s'aère l'esprit. Sinon, on va couler. Regarde les filles. Elles sont à deux doigts de se séparer à cause de toute cette tension. On va décompresser. OK ? — Oui. — Tiens. Bois ton café. Tu as faim ? J'ai fait griller du pain. Je te prépare une omelette ? Avec plein de fromage, comme tu aimes. — Non, merci. Tu es adorable. Je préfère que tu restes près de moi. — Je suis là. Et je n'ai pas l'intention de bouger. » Le coffre à bloc, la galerie aussi chargée que dans « Les routes de l'impossible », c'était parti pour une aventure aussi attendue, qu'imprévisible. Entre la pression, la peur, l'incertitude et le doute, mon estomac commençait sa parade typique de ces moments de stress que j'avais cumulés ces derniers mois. « Ça ne vous gêne pas que je conduise en premier ? — Aucun problème, Célia ! » La réponse fut unanime. Sam embarqua devant, à côté de sa chérie, tandis que les six autres amis s'installèrent à l'arrière. Il faut dire que notre Van était devenu de plus en plus confortable depuis que Célia s'était investie dans un « relooking » complet. Un excellent compromis entre chic et vintage, à son image. Deux lits doubles amovibles et transmutables, une cabine de douche, de quoi cuisiner... Le « must », comme dirait Cléo. C'était son premier « road trip », et elle avait attendu ce moment comme le messie. Elle avait toujours aimé regarder nos photos, posant souvent des questions quant à notre façon de voyager, nous promettant qu'un jour, elle viendrait avec nous. Et nous y étions ! Maxine et Cléo étaient ensemble depuis maintenant près de quatre ans. Une histoire d'amour qui avait débuté sur internet, et qui avait toujours respiré le bien-être, la sérénité. Célia et moi étions loin de ce record. En couple depuis un peu plus de deux ans, nous avons visiblement emprunté le même chemin que les filles, nous liant d'un même amour doux et paisible, et surtout bienveillant. Ces derniers temps, et c'est ce qui m'inquiétait d'ailleurs, Célia et moi avions senti une sorte de tension entre nos deux amies. Sûrement l'oppressant contexte socio-économique. Entre la crise financière, la hausse des prix, la baisse d'effectif au travail, le peu de temps de repos, la pression sociale, les interdits, les restrictions, les crédits et surtout, la perte du fœtus qu'elles avaient conçu ensemble, ces inquiétudes étaient plus que légitimes. Il fallait néanmoins essayer de s'évader, de prendre l'air, et surtout du recul face à une situation devenue certes, anxiogène, mais aussi inévitable... « Ce n'est pas comme si on ne savait pas » répétait Max dans ces moments où c'était plus fort qu'elles, et qu'elles lâchaient leurs souffrance en public. On ne parle pas ici de vulgaires disputes ou de scènes de ménages, mais plutôt des regards tristes, échangés çà et là, autour des belles tables ornées de nos délicieux plats. Je l'avais constaté et je ne devais pas être la seule. Les quatre couples respectifs, formés par Max et Cléo, Laurie et Christian, Raphaël et Stan, et Célia et moi avions en effet pour habitude de dîner au moins une fois par mois ensemble. Tantôt chez nous, tantôt dans l'un de leurs jolis appartements situés en plein cœur de Nice. Il nous était tout aussi naturel d'organiser les barbecue chez nous, dans cette belle maison que nous avions bâtie quelques mois auparavant. Une maison un peu comme notre Van, à la fois cosy, classe et simple. On ne va pas se mentir. Il arrivait souvent à Célia d'en prendre plein la tête à cette occasion, mais elle avait fini par s'en amuser. Et pour cause, ses nombreuses phobies, comme celle qu'elle avait pour les oiseaux, les cafards, ou pire encore, pour tout ce qui rampait. Elle avait été traumatisée par la série « V », oubliée de tous, mais certainement pas par elle. À chaque repas, Raphaël, le chéri de Stan, la titillait au moins une fois à ce sujet, et cela fonctionnait toujours autant. À sa décharge, c'était sa façon à lui de l'aider à dédramatiser, lui qui avait un vivarium chez lui, raison pour laquelle, d'ailleurs, aucun repas ne se faisait chez les garçons tant que Célia était dans les parages. Sagement installés sur la banquette latérale, Raphaël et Stan étaient sereins, habitués à des vadrouilles bien plus casse-coup que ce week-end détente que nous avons décidé de passer ensemble, en haute montagne. Unis dans un couple bien établi depuis plus de quinze ans, les deux tourtereaux étaient à la fois nos grands frères, nos amis, nos chouchous, et nos tontons gâteaux. Très difficile de décrire ces deux Gus-Gus, comme on aime les appeler. Des bouts en trains, à la fois explosifs et doux. Les qualifier de « précieux » serait d'ailleurs plus approprié. Laurie et Christian, les plus réservés du groupe, formaient également un couple soudé, plein de bienveillance et d'amour. Un médecin et une infirmière qui ne s'étaient pas rencontrés à l’hôpital, contrairement aux scénarios habituels, mais au primaire. Passionné par les plantes et par les voyages exotiques, ce duo, aussi calme qu'attentionné, avait naturellement trouvé sa place au milieu de nous, il y a un an à peine. Et c'est de façon totalement fortuite qu'ils nous avaient touchés. Suite à un accident de voiture, ils s'étaient immédiatement rangés sur le bas côté, puis précipités hors de leur véhicule afin d'assurer les premiers secours éventuels. Gloire à Dieu, les dégâts n'avaient été que matériels, malgré l'impact après notre violente sortie de route dans le fossé. Ils avaient tenu à nous accompagner, voire à nous escorter jusqu'au service des Urgences, et étaient restés jusqu'à la révélation des conclusions ordonnées par le chef de service lui-même. Pour les remercier, rien de tel qu'un bon après-midi grillades dans le jardin. De confession juive, ils s’apprêtaient à décliner l'invitation, quand ils optèrent pour nous en préciser le motif. « Et puis... Quand bien même nous mangeons Cacher, avaient-ils expliqué, « Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme, mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme. » Cacher ? Hallal ? Végan ? Végétarien ? Végétalien ? Qu'importe ! Surtout s'il s'agit d'honorer ceux que l'on pouvait qualifier de héros. Et quel festin, ce fut ! Une « charcuterie » comme celle qu'ils avaient apportée, je m'en souviendrai longtemps. Je n'en n'ai d'ailleurs jamais goûté de meilleure. Une salaison parfaite. Un goût de reviens-y tel que j'y reviens régulièrement depuis. « Un peu de musique, ça vous tente ? lança Célia. — Carrément ! intervint Sam. — Un morceau de heavy-métal ? proposa Cléo. — Savage Amusement ? Every Minute Every Day ? — Scorpions ? Parfait ! Tu peux même...



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