Rose | Lune sanglante | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 334 Seiten

Rose Lune sanglante


1. Auflage 2024
ISBN: 978-2-322-49350-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, 334 Seiten

ISBN: 978-2-322-49350-0
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Un petit village du Dauphiné situé au coeur d'une vallée vit paisiblement depuis plusieurs années. Le souvenir de l'animal qui dévorait les habitants s'est estompé. Pourtant, lorsque la petite Aénora rencontre Samuel, tout bascule ! Quelle est cette bête qui rôde dans la nuit ? Pourquoi tant de secrets dissimulés ? Deux chasseurs assermentés viennent en aide aux villageois. Aénora devient la proie d'un monstre sans pitié. Amour, violence, haine, tout s'emmêle ! La jeune fille fera tout pour l'amour de sa vie. Teïlo pourchassera la créature sans répit. Plongez-vous dans la noirceur de cette histoire et vous n'aurez plus envie de vous en extraire...

Chris Rose, auteure ardennaise, nous plonge une nouvelle fois dans son imagination débordante pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

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CHAPITRE II
Une profonde amitié
Les garçons laissèrent les fillettes devant chez elle. Jehanne regarda Gerwin. — Ne dis pas à mes parents que j’ai laissé ma petite sœur aller toute seule dans la forêt, s’il te plaît. — Bien sûr. Et de toute façon, nous aussi, nous serions punis. Jehanne lui sourit et lui donna un baiser sur la joue. Thibaut hua. La fillette entra la première dans la maison. Sa mère, en colère, se tourna vers elle. — Que faisiez-vous ? Il est bientôt l’heure de manger ! Vous êtes partis toute la matinée. Jehanne regarda sa petite sœur en parlant à sa mère. — Nous avons rencontré d’autres amis et nous avons discuté. Puis elle tendit le panier rempli de champignons à sa mère. La voix de celle-ci se radoucit. — Merci. C’est une belle cueillette. Bon, allez vous débarbouiller avant de manger. Lorsqu’Aénora passa près de sa mère, celle-ci se pencha vers elle. — Qu’est-ce que tu as fait à ta robe ? Elle est tachée de sang, cria-t-elle. Jehanne, qui se trouvait près du bac à eau, regarda sa petite sœur avec de grands yeux. La petite fille soupira. — Il y avait un lapin mort par terre et je l’ai pris dans mes bras. Sa mère eut une grimace de dégoût, puis ordonna : — Change-moi cette robe avant de te nettoyer ! Les deux fillettes furent apprêtées en un rien de temps et la famille se mit à table dès le retour de Richard. Jehanne garderait le secret de la forêt, elle ne voulait pas être punie. Quant à Aénora, elle se demandait comment elle pourrait retourner dans la forêt sans que quelqu’un l’aperçoive ou la cherche. Elle voulait revoir le jeune garçon, Samuel. Le soir venu, lorsqu’elle se coucha, Aénora fit travailler ses méninges pour trouver une solution à sa question. *** L’été était passé sur le Dauphiné. L’automne prit sa place. Pendant les deux mois de la saison chaude, les adultes, ainsi que les enfants, avaient travaillé tous les jours dans les champs pour récolter fruits et légumes et pour semer de nouvelles pousses. Les feuilles des arbres jaunissaient. L’air se faisait plus frais. L’hiver approchait tout doucement. Les jours devenaient plus courts. Les enfants qui le pouvaient et dont les parents avaient les moyens apprenaient à lire et à écrire. C’était le cas de Jehanne et d’Aénora. Leur mère, avant de se marier avec Richard, travaillait dans un château et c’est là-bas qu’elle avait pu étudier. Ses patrons étant très gentils, il laissait Héloïse participer aux cours de lecture et d’écriture en compagnie de leurs deux enfants. Elle voulait que ses deux filles ne soient pas illettrées. Elle prenait une heure par jour de son temps pour les faire travailler sur des exercices. Jehanne apprenait bien. Aénora était encore très jeune et s’impatientait. Elle restait parfois, le nez collé à sa tablette, sans écrire un mot. Elle rêvait. Héloïse la grondait. Richard lui disait que sa fille retenait tout et si elle ne faisait pas ses exercices c’est parce qu’elle s’ennuyait. Héloïse baissait les bras chaque jour. Aénora ne savait même pas écrire son prénom ! Elle s’occupait seule des deux filles la journée. Richard était souvent absent. Étant le dirigeant de ce village, il devait parfois parcourir des kilomètres pour se rendre dans les contrées voisines pour faire des affaires et obtenir des avoirs. Son ami Bohort l’accompagnait tout le temps. C’était difficile, mais elle devait endurer ces jours sans lui. Dès que Jehanne finissait ses exercices, elle rejoignait son groupe d’amis qui était composé de Gerwin, Thibaut, Agnès et Clémence. Les trois fillettes étaient toujours ensemble. Elles avaient le même âge. Quant à Aénora, elle jouait avec les animaux. Elle préférait leur compagnie à celle de ses petits camarades. Tous les enfants la taquinaient. Cela causait parfois des bagarres entre elle et eux. *** Un jour, Aénora se promenait près de la forêt avec sa mère et sa sœur et en profita pour s’approcher du bois. Il suffirait qu’elle se montre de temps en temps et sa mère ne verrait pas sa supercherie. Elle regarda autour d’elle, personne ne faisait attention. Elle longea le sentier qui menait dans la forêt et bifurqua sur la droite. Elle ne savait pas où aller ni à quel endroit le chercher. Aénora avança doucement dans la forêt en faisant attention à ne pas se prendre les pieds dans une ronce. Elle stoppa près d’un arbre et grimpa sur ses branches. Elle monta assez haut pour voir au loin. Mais elle ne vit aucune silhouette. Alors, elle redescendit de l’arbre. — Samuel ! Samuel ! appela-t-elle. Une voix se fit entendre au loin. — Je suis là ! Elle eut un large sourire sur le visage et se précipita vers la voix. Samuel était de dos, il tenait un couteau dans sa main et taillait un morceau de bois. La petite fille s’approcha. — Qu’est-ce que tu fais ? — J’écris, roussinette. Elle approcha près de Samuel et regarda ce qu’il faisait. — Tu écris quoi ? demanda-t-elle, curieuse. — Mon prénom. Regarde ! (Il montra à la petite fille les lettres avec son index) Ça, c’est un S, un A, un M, un U, un E, et pour finir, un L. (puis il regarda la petite fille) Sais-tu écrire, roussinette ? La petite fille posa ses yeux bleus dans ceux de Samuel. — Non. Mère essaie de m’apprendre, mais elle me gronde tout le temps et c’est ennuyeux. Samuel sourit. — Aénora, c’est ça ? — Oui. Il pointa son couteau vers le bois et grava quelque chose. Puis il se tourna vers la petite fille en lui montrant chaque lettre de son index. — A.E.N.O.R.A. six lettres, comme mon prénom. Si tu veux, je peux t’apprendre à écrire ? — Je veux bien. Il s’assit sur une souche et regarda la petite fille. — Je vais d’abord t’apprendre les lettres de l’alphabet, c’est par là qu’il faut commencer ! Sais-tu compter ? — Ça, oui ! Jusqu’à vingt. — C’est déjà ça. Alors, assieds-toi et écoute-moi bien, susurra-t-il. Aénora s’assit près du jeune garçon et l’écouta attentivement citer toutes les lettres de l’alphabet. Il les grava sur un morceau de bois pour qu’elle puisse les apprendre. Elle se rappela soudain qu’elle devait faire une apparition dans le champ ! Elle demanda à Samuel de l’aider à retrouver la route. Ce qu’il fit. Il l’emmena jusque sur le chemin et la petite fille courut vers sa mère. Il l’attendit un moment. Puis ne la voyant pas revenir, il décida de retourner dans la forêt. Aénora n’était pas contente. Sa mère s’était aperçue de sa disparition et l’avait réprimandée. Elle devait rester à ses côtés et ne plus bouger. Elle tenait toujours dans sa main le morceau de bois. Elle le cacha sous sa robe pour qu’on ne le lui confisque pas. En redescendant vers le village, sa mère lui tint fortement la main et ne la lâcha qu’en arrivant à la maison. Héloïse demanda à sa fille de monter dans la mezzanine et d’en descendre seulement lorsqu’elle le lui ordonnerait. La petite fille monta l’échelle et s’assit sur son lit. Elle ôta le morceau de bois de sous sa robe et le regarda. Elle se remémora l’alphabet dans sa tête. Elle entendit la voix de son père. Elle descendit l’échelle et se jeta dans ses bras. Héloïse posa la marmite sur la table. — Aénora ! Je t’ai dit de ne pas descendre tant que je ne te l’ai pas demandé, gronda-t-elle. Richard regarda sa petite fille dans les yeux. — Qu’as-tu encore fait, ma puce ? Aénora baissa les yeux et trifouilla le col de chemise de son père en prononçant tout bas : — Je me suis éloignée du champ. — Et je me suis inquiétée, brailla sa mère. Richard parla de nouveau à sa fille. — Es-tu allée dans les bois ? — Juste à l’entrée. Je voulais voir. — Voir quoi, poussin ? — Voir comment c’est dedans. Jehanne était devenue pâle. Elle pensait que sa sœur allait parler des meurtres, mais elle n’en...



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