Berrichon | Jean-Arthur Rimbaud | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 260 Seiten

Berrichon Jean-Arthur Rimbaud

L'énigme d'un génie poétique à travers une vie tumultueuse
1. Auflage 2024
ISBN: 978-2-322-51389-5
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

L'énigme d'un génie poétique à travers une vie tumultueuse

E-Book, Französisch, 260 Seiten

ISBN: 978-2-322-51389-5
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



"Jean-Arthur Rimbaud" de Paterne Berrichon est une biographie exhaustive et introspective qui plonge dans la vie tumultueuse et l'oeuvre énigmatique du célèbre poète français. Berrichon, qui a épousé la soeur de Rimbaud, Isabelle, offre une perspective unique et personnelle sur la vie de ce génie littéraire. Le livre commence par explorer l'enfance et l'adolescence de Rimbaud à Charleville, décrivant un jeune prodige dont le talent précoce pour la poésie se manifeste très tôt. Berrichon met en lumière les influences familiales et éducatives qui ont façonné l'esprit rebelle et créatif de Rimbaud. Il détaille également l'impact des événements politiques et sociaux de l'époque sur sa vision du monde. Berrichon examine ensuite les années parisiennes de Rimbaud, où il rencontre Paul Verlaine. Cette relation orageuse, marquée par des passions intenses et des conflits violents, est décrite avec une grande sensibilité. L'auteur explore comment cette période influence la production poétique de Rimbaud, donnant naissance à des chefs-d'oeuvre tels que "Une saison en enfer" et "Les Illuminations". Le livre suit Rimbaud dans ses voyages à travers l'Europe et au-delà, dévoilant un homme en quête de nouvelles expériences et de sens. Berrichon retrace les étapes de cette errance, depuis les séjours à Bruxelles et à Londres jusqu'aux expéditions en Afrique. Il souligne la transformation de Rimbaud, passant de poète visionnaire à aventurier et marchand, cherchant toujours à échapper à ses démons intérieurs. Berrichon s'attarde également sur la fin de vie de Rimbaud, marquée par la maladie et le retour en France. Il offre une description poignante de ses derniers jours, entouré de sa famille, et de son influence durable sur la poésie et la littérature française. "Jean-Arthur Rimbaud" de Paterne Berrichon est une biographie riche en détails et en émotions, qui capture l'essence d'un des plus grands poètes de l'histoire. À travers une narration vivante et érudite, Berrichon nous invite à redécouvrir Rimbaud sous un angle intime et authentique.

Paterne Berrichon, de son vrai nom Pierre-Eugène Dufour, est un écrivain, poète et biographe français, né en 1855. Il est surtout connu pour ses travaux consacrés à Jean-Arthur Rimbaud, dont il a épousé la soeur, Isabelle Rimbaud. Grâce à cette relation familiale, Berrichon a eu accès à des documents et des témoignages uniques, lui permettant de rédiger une biographie détaillée et authentique du célèbre poète. Berrichon a commencé sa carrière en tant que poète, publiant plusieurs recueils de vers avant de se consacrer pleinement à l'étude et à la promotion de l'oeuvre de Rimbaud. Son mariage avec Isabelle Rimbaud en 1897 a renforcé son engagement à préserver et à diffuser l'héritage littéraire de son beau-frère. Outre "Jean-Arthur Rimbaud", Berrichon a écrit plusieurs articles et essais sur la vie et l'oeuvre de Rimbaud, participant activement à la redécouverte et à la réévaluation de ce poète majeur du XIXe siècle. Il a également édité des collections de lettres et de manuscrits de Rimbaud, contribuant ainsi à enrichir notre compréhension de la vie et de la pensée de ce génie littéraire. Berrichon est reconnu pour son style clair et érudit, capable de rendre accessibles les aspects complexes de la vie et de l'oeuvre de Rimbaud. Son travail a été salué pour son authenticité et sa profondeur, offrant un regard intime sur un poète dont la vie a souvent été entourée de mystères et de légendes. Paterne Berrichon est décédé en 1922, laissant derrière lui une contribution inestimable à la biographie et à la critique littéraire de Jean-Arthur Rimbaud. Son dévouement à la mémoire de Rimbaud continue d'inspirer les chercheurs et les amateurs de poésie à travers le monde.

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MÉMOIRE
I L’eau claire comme le sel des larmes d’enfance L’assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ; La soie, en foule et de lys pur, des oriflammes Sous les murs dont quelque pucelle eut la défense ; L’ébat des anges ; —non... le courant d’or en marche Meut ses bras, noirs et lourds et frais surtout, d’herbe. Elle, Sombre, avant le Ciel bleu pour ciel de lit, appelle Pour rideaux l’ombre de la colline et de l’arche, II Eh ! l’humide carreau tend ses bouillons limpides ; L’eau meuble d’or pâle et sans fond les couches prêtes ; Les robes vertes et déteintes des fillettes Font les saules, d’où sautent les oiseaux sans brides. Plus pure qu’un louis, jaune et chaude paupière Le souci d’eau — ta foi conjugale, ô l’Épouse ! — Au midi prompt, de son terne miroir, jalouse Au ciel gris de chaleur la Sphère rose et chère. III Madame se tient trop debout dans la prairie Prochaine où neigent les fils du travail ; l’ombrelle Aux doigts foulant l’ombelle trop fière pour elle Des enfants lisant dans la verdure fleurie Leur livre de maroquin rouge ! Hélas ! Lui, comme Mille anges blancs qui se séparent sur la route, S’éloigne par delà la montagne Elle, toute Froide, et noire, court ! après le départ de l’homme ! IV Regrets des bras épais et jeunes d’herbe pure ! Or des lunes d’avril au cœur du saint lit ! Joie Des chantiers riverains à l’abandon, en proie Au soirs d’août qui faisaient germer ces pourritures ! Qu’Elle pleure à présent sous les remparts l’haleine Des peupliers d’en haut est pour la seule brise. Puis, c’est la nappe, sans renets, sans source, grise : Un vieux, dragueur, dans sa barque immobile, peine. V Jouet de cet œil d’eau morne, Je n’y puis prendre, Ô canot immobile ! oh ! bras trop courts ni l’une Ni l’autre fleur : ni la jaune qui m’importune, Là ; ni la bleue, amis, à l’eau couleur de cendre. Ah ! la poudre des saules qu’une aile secoue ! Les roses des roseaux dès longtemps dévorées ! Mon canot, toujours fixe et sa chaîne tirée Au fond de cet œil d’eau sans bords, — à quelle boue Mémoire : Vision réflexe ou Miroir de Souvenirs. (C’est, la Meuse, par un après-midi d’été, dans la prairie sous Mézières, ville jadis défendue par Bayard.) 1. — L’eau est claire, comme est transparent le chagrin des enfants. La lumière danse dans la chaleur, et ses ondes, souples comme des nudités féminines, remontent en l’atmosphère vers le soleil. Sur les murs du rempart, au pied duquel coule le fleuve, la reverbération fait s’agiter une multitude de blancheurs pareilles à des oriflammes de soie ; et le retlet dans l’eau de ces moires lumineuses donne l’impression d’un enlacement voluptueux de corps purs, ou plutôt d’un bonheur nageant dans le courant et dont l’agitation des bras mouillés serait ngurée par le mouvement des touffes d’herbes aquatiques. Elle (la Meuse, l’humidité, principe femelle de génération), triste en soi, pudique et offensée par la joie du ciel, va, en attendant la nuit, vers l’ombre que, rideaux, projetteront tout à l’heure sur son émoi le pont (d’Arches) et la colline (du Bois-en-Val). 2. — Voici que les transparences humides invitent à s’aller fondre dans leurs vagues de clarté, à s’aller coucher dans les lits d’or pâle, infiniment profonds, dont se meuble le fleuve Et les fillettes en robes vert-passé (les deux petites sœurs du poète) viennent se planter, comme des saules, sur la berge et se mirer dans l’eau, en donnant essor à leur mélodieux babil ; cependant que, semblable à un œil grand ouvert, la fleur du nénuphar, d’un jaune d’or mat — couleur des soucis matrimoniaux — darde son regard et voudrait, dans le ciel ivre de chaleur du violent midi, rivaliser de force fécondante avec le soleil (principe mâle de génération). 3. — Sur le pré où scintille l’argent des fils de la Vierge, la mère (Madame Rimbaud) se promène de sorte fière, ombrelle aux doigts, foulant l’ombelle et trop glorieuse de ses fils lisant, parmi la verdure en fleurs, leurs livres de prix. Elle sera punie de son orgueil : car soudain l’un d’eux, le poète, comme le soleil, s’enfuit au delà de la colline (du Bois-en-Val percé par le tunnel du chemin de fer) et provoque par son départ un déclin de bonheur comparable à l’évanouissement des puretés qui, tout à l’heure, s’ébattaient dans le paysage. Et la mère, comme la Meuse, a froid et se couvre d’ombre ; elle court après le poète, après le soleil. Il est parti. 4. — Elle peut, à présent, s’humilier sous les remparts Puisque son fils, l’homme, le soleil, a disparu, qu’il roule à sa perte, elle regrettera le temps où, jeune fille des champs, où, ruisseau sous l’herbe candide et drue, elle pouvait se réjouir limpidement dans son lit de pudeurs. Malédiction sur l’impure joie, d’ailleurs abandonnée, de procréer aux soirs chaleureux du mariage ! Elle pleure ; et, de même qu’au-dessus d’elle l’haleine des peupliers se perd dans le vent, de même sont vains ses regrets et sa malédiction. Elle s’en rend compte ; et sa douleur, devenue muette, est une nappe d’eau mate, morne, ensevelie, qu’un vieux dragueur (l’ordre éternel, Dieu) ne saurait, de sa barque immuable, parvenir à sonder et à ranimer. 5. — Le poète (il se compare maintenant au dragueur) est ému par cette immense peine. Il voudrait consoler ; mais il ne s’en juge pas encore le pouvoir. Son canot, comme celui de l’autre, reste immobile. Il ne saurait cueillir, pour les adopter, ces soucis importuns d’épouse sans époux ; ni ces remords de maternité, dont la couleur est le bleu des choses consumées. Ses candides tendresses, un vent mauvais les a, hélas ! depuis longtemps détruites ; les fleurs ingénues de sa charité sont depuis longtemps fanées... Pourtant il reste encore là, retenu par la compassion et malgré que des forces irrésistibles l’attirent vers quelles misères, vers quels malheurs ! — misères et malheurs qui troubleront jusqu’au fond le chagrin maternel devenu sans bornes[18]. VII Dans quel but le jeune rossignol à la voix de lumière quittait-il son Ardenne forestière pour aller vers ce miroir à alouettes : Paris ? Il a pris soin de nous le clamer. Quelques jours auparavant, il avait lu, dans le journal bonapartiste le Pays, un article de Paul de Cassagnac où se trouvait formulé cet appel aux armes : « Français de soixante-dix, bonapartistes, républicains, souvenez-vous de vos pères de quatre-vingt-douze ! » Il avait, après cette lecture, improvisé ce sonnet : Morts de quatre-vingt-douze et de quatre-vingt-treize Qui, pâles du baiser fort de la liberté, Calmes, sous vos sabots brisiez le joug qui pèse Sur l’âme et sur le front de toute humanité ; Hommes extasiés et grands dans la tourmente, Vous dont les cœurs sautaient d’amour sous les haillons, Ô soldats que la Mort a semés, noble amante, Pour les régénérer dans tous les vieux sillons ; Vous dont le sang lavait toute grandeur salie, Morts de Valmy, morts de Fleurus, morts d’Italie, Ô million de Christs aux yeux sombres et doux, Nous vous laissions dormir avec la République, Nous, courbés sous les rois comme sous une trique — Messieurs de Cassagnac nous reparlent de vous ! Puis, dans son enthousiasme républicain, il avait résolu de se rendre dans la ville sainte des révolutions, pour aider à la proclamation de la République. Son arrivée à Paris, dans la nuit du 29 au 30 août, a été diversement racontée. À Charleville, était-il monté dans le train sans avoir pris de billet Avait-il, craignant i’indiscrétion d’un témoin de son départ, ou...



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