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Lamarque | Mes nouvelles oléronaises | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, 242 Seiten

Lamarque Mes nouvelles oléronaises


1. Auflage 2026
ISBN: 978-2-322-60889-8
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, 242 Seiten

ISBN: 978-2-322-60889-8
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Ce recueil propose au lecteur 5 nouvelles originales et variées n'ayant entre elles qu'un seul point commun : l'Île d'Oléron.

Ancien instituteur, directeur d'école, l'auteur s'est tourné vers l'écriture suite à un grave accident de service qui l'a conduit vers une retraite anticipée pour invalidité.
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LA DAME DE LA MORELIÈRE2


Août 2012


Nouvelle dédiée à Gil et Hélène, amis chers, habitant tout près de La Morelière.

.

-Maman ,viens voir ce que j’ai trouvé ! Camille avance aussi vite qu’elle le peut sur les rochers plats couverts d’algues glissantes, son petit seau de pastique bleu à la main. Céline la regarde s’avancer vers elle, inquiète d’une chute possible. Elle fait donc quelques pas vers sa fille pour raccourcir la distance qui les sépare.

- Doucement Camille, fais attention à ne pas tomber, c’est une belle étrille ?

- Non, maman, un gros caillou bizarre, tu vas voir.

Lorsque la fillette rejoint enfin sa mère, celle-ci jette un coup d’œil dans le fond du seau.

Paul, le grand frère de Camille, qui s’est lui aussi approché, alerté par les cris de sa sœur, fait de même et ne peut retenir une remarque désagréable.

- Bien sûr, on avait dit qu’on venait pêcher des étrilles, tu n’en as pas une, mais tu nous ramasses une pierre, n’importe quoi !

- Mais, regarde, elle a une forme bizarre et quand on la gratte, dessous ça brille !

-Montre-moi ça les interrompt la mère en tendant la main qui reçoit bientôt un petit objet recouvert de concrétions minérales et animales qui marquent la longue durée de son immersion. De l’autre main, Céline la soulève pour mieux la voir, observe une partie circulaire collée à une grosse masse qui, effectivement, à l’endroit gratté par Camille émet, un léger éclat.

- La marée remonte, on rentre à la maison et on nettoie ce truc pour essayer d’en savoir plus ! La petite famille traverse l’estran qui sera bientôt submergé, remonte le talus par la rampe bétonnée qui y a été aménagée et se dirige vers le parking du hameau. Renaud qui les attendait dans leur voiture, en sort et en ouvre le coffre. Il tend la main vers les trois seaux.

- Alors, la pêche a été bonne, je dois préparer un court-bouillon en rentrant ?

- Inutile pour la pêche de Camille, ne peut s’empêcher d’ironiser Paul. En tout cas, moi, je n’en mangerai pas !

- Vous me raconterez tout ça à la maison…

Pendant que Renaud prépare dans une marmite le court-bouillon destiné à cuire les quelques crustacés capturés, Céline dépose délicatement sur des feuilles de papier absorbant étalées sur la table de la cuisine « le gros caillou bizarre » trouvé par Camille.

D’abord du bout de l’ongle, puis de la pointe d’un couteau, elle entreprend de dégager l’objet de la gangue qui l’enferme. Elle découvre ainsi une pierre transparente, étincelante fixée à un anneau de métal jaune, fin, très usé et fragile.

Une bague ! S’écrie-t-elle provoquant ainsi une vive réaction de son mari et ses enfants qui se retournent immédiatement pour observer, à leur tour, le bijou.

- Qu’allons-nous en faire maintenant ?

- J’ai vu sur l’annuaire de l’Île qu’il y avait une bijouterie à Saint Pierre , je propose qu’on s’y rende et qu’on montre la bague au bijoutier. Peut-être pourra-t-il nous en dire plus sur ce bijou, et, pourquoi pas, peut-être son origine.

Le mardi matin suivant, debout au fond de la petite boutique de la Rue de La République, à deux pas de l’église, le couple, qui revient du marché, semble s’impatienter en observant le bijoutier qui manipule avec précaution la bague posée sur la feutrine rouge d’un plateau en bois et finit de la nettoyer avec soin.

Mari et femme semblent à la fois soulagés et excités lorsque le bijoutier relève enfin la tête et remonte ses lunettes-loupes sur son front.

- Cette bague est très ancienne, environ un siècle, est-ce un héritage ?

Si c’est le cas, je peux l’estimer grossièrement, mais, dans un premier temps, je vous propose de vous faire un devis pour réparer les griffes cassées ou disparues. L’anneau a souffert, il est usé, ovalisé, il mérite d’être renforcé par un ajout de métal , faute de quoi il va se briser. Le diamant est très rare à la fois par sa taille et sa pureté. Ce serait un crime de porter cette bague ainsi et prendre le risque de le perdre... Tout le travail d’orfèvrerie, très fin, a également besoin d’être restauré et réparé. Je peux aussi vous chiffrer l’ensemble de ce travail, avec la mise à la taille du doigt de Madame. Pour estimer sa valeur, je ne peux vous donner qu’un ordre d’idée, je dois faire des recherches plus poussées que la simple observation, et me renseigner auprès de confrères spécialisés dans la joaillerie ancienne, mais je peux déjà vous dire que sa valeur vous placera face à la difficulté de trouver un acquéreur intéressé et surtout qui en aura les moyens. Il s’agit réellement d’une pièce d’exception dont la valeur vous apparaîtra peut-être démesurée.

-Dans combien de temps le devis ?

-Disons fin de semaine prochaine.

-Nous repasserons donc vendredi matin, si cela vous convient.

-Parfait, à vendredi prochain, je m’y mets tout de suite.

De retour dans la Rue de La République, et marchant vers la place Gambetta, le couple, encore sous le choc de ces révélations, échange , et se met d’accord sur l’idée d’étudier le devis, peut-être de faire réaliser les travaux si leur coût ne détruit pas le budget prévu pour leurs vacances, même si cette somme pourrait être considérée comme un investissement susceptible de leur faire gagner une fortune ensuite, s’ils parvenaient à vendre pour une grosse somme le bijou réparé. Céline reste toutefois inflexible sur un point : hors de question d’envisager la mise à sa taille de cette bague. Elle refuse de porter un bijou ayant appartenu à une femme, sûrement morte depuis longtemps, pour des questions de morale, mais aussi de superstition. Et puis, elle serait toujours stressée à l’idée de porter à son doigt une fortune qu’elle pourrait perdre, ou se faire voler.

Juillet 1908 Londres


Le taxi automobile vient se ranger le long du trottoir de Greycoat Street, proche de Westminster.

Les claquements de son moteur enfin stoppés dans un dernier soubresaut de la machine, le chauffeur quitte son siège surélevé pour descendre sur le trottoir.

Il peut alors ouvrir la porte de la cabine arrière, prendre la main gantée de blanc que lui tend une élégante jeune femme et l’aider à le rejoindre sur le trottoir en s’appuyant sur le marche-pied fixé au châssis de la voiture.

Surprise par la lumière et la chaleur inhabituelles d’un soleil londonien qu’elle ignorait jusqu’alors, elle ouvre son ombrelle pour s’en protéger et fait les quelques pas, au pied de façades de briquettes percées de fenêtres encadrées de blanc, qui la séparent du numéro 18 dont la porte d’entrée vient de s’ouvrir .

Margareth, tout sourire l’accueille :

- Miss Brighton, quel bonheur de vous revoir, Sir Arthur était impatient à l’idée de votre arrivée. Entrez, il vous attend dans le salon, je vous ai préparé un slow tea, du Darjeeling, votre préféré, accompagné de quelques scones et muffins tels que vous les aimez.. Depuis ce matin, j’ai senti Sir Arthur très excité, je crois qu’il a quelque chose de très important à vous annoncer, mais, chut, bien sûr, je ne vous ai rien dit !…

A l’entrée des deux femmes dans le salon, Sir Arthur, athlétique et élégant jeune homme, fils aîné de Lord Sutton, troisième comte du Dorster, se lève de son fauteuil .

- Chère Anne, quel bonheur de vous voir ! Je vous en prie, prenez place, lui indiquant un deuxième fauteuil de l’autre côté de la table basse généreusement garnie par Margareth.

Les jeunes gens déposent du bout des doigts leur tasse pour la deuxième fois sur la table basse, lorsque Sir Arthur, après avoir échangé des banalités avec la jeune femme, ose enfin se lancer. Comme pour se donner du courage, il se lève et fait quelques pas pour se placer derrière le fauteuil sur lequel est assise Miss Brighton et pose délicatement sa main sur l’épaule de son invitée :

- Chère Anne,...



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