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E-Book, Französisch, 40 Seiten

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Résistants déportés du sous-camp de Hailfingen/Tailfingen ie Toten der griechischen Zwangsarbeiter
1. Auflage 2024
ISBN: 978-3-7597-0990-5
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Résistants déportés du sous-camp de Hailfingen/Tailfingen ie Toten der griechischen Zwangsarbeiter

E-Book, Französisch, 40 Seiten

ISBN: 978-3-7597-0990-5
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Résistants déportés du sous-camp de Hailfingen/Tailfingen Publication de l'Association KZ Gedenkstätte Hailfingen/Tailfingen n° 10 Gäufelden 2024

Geboren 1942 in Stuttgart, Studium Musikwissenschaft und Germanistik in Tübingen, Schulmusik an der Staatlichen Hochschule für Musik und Darstellende Kunst in Stuttgart. Lehrer und Hochschullehrer. Einer der Initiatoren der KZ Gedenkstätte Hailfingen/Tailfingen. Träger des Obermayer Award und des Bundesverdienstkreuzes.

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Maurice Benadon
Maurice Bena don est né le 12 décembre 1914 à Thessalonique. Il a deux frères et deux sœurs ; un frère décédé jeune, une sœur aînée Renée Pauline, un grand frère Albert et une jeune sœur Liliane. La famille parle français - comme la plupart des Juifs de Thessalonique. La famille quitte Thessalonique en 1927/1928 pour aller en France, à Paris, via Marseille. Maurice Benadon continue d'abord d'aller à l'école, puis travaillera chez son beau-frère, Juif polonais et tapissier de métier. Vers 17 ans, il devient communiste, suit des cours de marxisme et d'économie politique à l'Université ouvrière de Paris, devient un militant actif de la cellule communiste de la rue Chardon-Lagache et participe à des manifestations contre le fascisme et la guerre. Il chante dans un chœur où il rencontrera sa future femme Simone. En revanche il ne participe pas à la vie de la communauté juive. Lorsqu’il se porte volontaire pour aller faire la guerre en Espagne, sa mère refuse de le laisser partir. En 1939 il acquiert la nationalité française. Avec l'occupation de la France par les Allemands, sa famille se réfugie en zone libre, d'abord à Cannes puis à Nice. „ comme le père est mort, son frère et lui sont responsable de leur mère, dont la santé est chancelante, et de leur petite sœur.“2 Maurice Benadon participe alors à des actes de sabotage, sera dénoncé et arrêté, interrogé par un officier italien puis relâché après s'être fait rappeler à l'ordre. Sa sœur Renée réussit à fuir en Suisse. Après la capitulation de l'Italie en septembre 1943 et l'occupation de Nice par les Allemands, les contacts avec la Résistance s'intensifient. La famille part pour Lyon où la mère, en proie à la dépression, est hospitalisée. A Lyon, Maurice Benadon qui habite au 19 de la rue St Jean, se rallie à un groupe de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide et participe à des actions de résistance, l'Armée secrète les fournissant en armes et matériel pour fabriquer des bombes. Blessé lors d'un accident, il doit se faire soigner à l'hôpital, mais reprendra aussitôt après ses activités illégales. Il devient chef d'un groupe de la Résistance comptant de nombreux Juifs polonais sachant parler yiddish. Ce groupe commettra des attentats à la bombe visant des transformateurs électriques et des dépôts d'armes. C'est alors qu'il discute avec un camarade que Maurice Benadon est arrêté en pleine rue lors d'une rafle, le 29 juin 1944, qui avait pour objectif de recruter pour le travail obligatoire (Zwangsarbeit); deux hommes armés du PPF (Parti Populaire Français), directement subordonnés à la Gestapo, en étaient chargés. Maurice Benadon est envoyé à la prison de la Gestapo à Lyon et, placé dans une cave pour y subir un interrogatoire, sera torturé jusqu’ à en perdre connaissance, mais n'avouera rien. Il est ensuite envoyé à la prison du Fort de Montluc. Il sera quelques jours plus tard transféré à Drancy par train de voyageurs. Le 31 juillet 1944, il est déporté de Drancy vers Auschwitz par le convoi n° 77. A son arrivée à Auschwitz le 3 août 1944, il est immatriculé B 3682. „J'ai été numéroté et tatoué, mais je portais le triangle rouge, celui de résistant. À Auschwitz, on a su que Paris était libéré. ... Un officier allemands nous a dit, je m'en souviens bien: 'Ne vous en faites pas, malgré tout cela, vous finirez tous au four. 'Deux pensées ont toutenu Maurice Benadon: voir son enfant qui allait naître onze jours après son arrestation ... (et) Revoir Salonique“3 Affecté au commando chargé de construire les routes, il souffre de la dureté du travail et de malnutrition. Ne sachant pas parler yiddish, il ne sera pas intégré à la défense du camp et se sent alors très seul. Mais il se maintient en bonne santé. Seul un accident de vélo au cours duquel il se blesse à la cheville, lui donnera un peu de fil à retordre. Le 28 octobre 1944, il quitte Auschwitz pour Stutthof, puis Hailfingen en novembre 1944 (matricule 40 490), où une dysenterie « l'épuise » tellement qu'il pense à se suicider. Le 13 février 1945, il est déporté de Hailfingen vers Vaihingen/Enz, où il contracte le typhus. Il sera finalement libéré du camp le 7 avril 1945 par les troupes françaises. Le 10 avril 1945, il est transporté à l'hôpital militaire de Strasbourg, où il passera quelques semaines, avant de partir pour Paris. Après avoir passé une nuit à l'hôtel Lutetia, il se rend à leur ancien appartement, ayant entendu dire que sa famille y était revenue. Il y retrouve sa mère, sa jeune sœur et son frère. Sa sœur ainée s'étant cachée en Haute-Savoie; c'est également en Haute-Savoie qu'il retrouvera d'ailleurs quelques mois plus tard sa femme. Maurice Benadon a eu une fille Muriel, née en 1952, deux fils Jean-Claude et Marc, et trois petits-enfants. Il décèdera le 1er avril 1999. Maurice Minkowski parle de Maurice Benadon comme de son « copain », tous deux déportés du convoi 77, ils étaient restés en contact jusque dans les armées 1990. En 2009, nous recevons de Nicole Mokobodzki (l'U.J.R.E) l'adresse du fils Jean-Claude. Elle avait recherché pour nous des informations sur Maurice Benadon et Maurice Minkowski et avait publié nos questions dans les revues de l'U.J.R.E. Le 7 octobre 2009, le fils de Maurice Benadon nous répondra : « Mon père Maurice Benadon est mort le 1er avril 1999 à Paris. Mon père a eu trois enfants avec sa femme Simone: l'aîné Jean-Claude ensuite Muriel et enfin Marc. Bravo pour votre travail de mémoire...» Jean-Claude Benadon accepta notre invitation à assister à l'inauguration du Mémorial qui eut lieu en juin 2010. Dans un entretien à Johannes Kuhn, il racontera : « Mon père avait le typhus à son retour. Je le revois extrêmement maigre, il marchait à l'aide d'un bâton ; il en a été ainsi pendant un an, un an et demi. J'ai en mémoire des images assez terribles. Mais d'un autre coté ... il témoignait d'une très forte volonté de vivre. Il savait qu'il avait un fils, moi en l'occurrence, et cela le maintenait en vie, je crois. Lorsque les Français ont libéré [les détenus du camp de concentration de Vaihingen/Enz], ils ont repéré ceux qui allaient mourir et ceux qui allaient pouvoir être soignés. Selon eux, mon père était mourant. Mais il réussit encore à s'échapper et à aller jusqu'à Strasbourg pour y être hospitalisé et soigné ». „Maurice Benadon est lui aussi Communiste. Mais né à Salonique, éduqué dans la langue française, il se sent à l'époque très peu juif, n'a aucune raison de militer dans la sous-section juive et de s'enfermer dans ce qu'il considère comme un particularisme ethnique destiné à disparaître. Le pacte le frappe dúne sorte de paralyse de le pensée. Il n'en discute avec ces camarades.“4 „Maurice Benadon, dont Léon Habif dit: 'Il avait tout de l'intellectuel. Il était gaucher et si maladroit que je lui disais Tu es gaucher des deux mains’. Pourtant il s’est bien battu. "5 „Le 29 juin de 1944 Maurice Benadon et Julien Winny sont arretesles doriotiste qui les conduisent dans une voiture pilotee par un allemand. Les deus copains sont al'arriére de la voituure. #on est qarrives place beelecour uns place tres frequentee. Winny etailt assis cote Saône, moi cote place. On a ouvert äes portes et commence a cavaler. Le chauffeir allemand a tire, mais winny sést dessous dans la foule. Jái ete pris par un allemand en civil. Dans la cour de la gestapo on má litterealemenz pietine. Ils etaient furieux parce qu'ils n'avaient pas repris winny Et puis on m'a conduit a l'etage batto presque a mort et emmene au fort de Montluc dans une baraque mes compagnons m'ont donne uneampoule de remontant. Il y avait de la solidarite. Ce qui me tarabustait c etait l'idee que je pourrais parler. Je connaissis beuacoup de noms et d'adresses. J'ai tente de mec suicider. Mais par chance je n'ai pas ete rappele a l'interrogatoire. Du dehors, grace a des contacts avec le medecin ou des infirmiers de la prison, mers camarade m'ont fait passer des linettes. Sans lunettes je ne vois pratiquement pas. C'est ce qui m'asauvew la vie. J'ai pu les observer - un vrai miracle jusqu'a mon liberation. '"6 Sources : USC Interview 09/06/1995, Code 30 297 Liste des déportés du...



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