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E-Book, Französisch, 11321 Seiten

Scott Romans de Waverley: La Collection Complète

Épopées historiques des Hautes-Terres: révolte de 1745, romance, guerre des clans, vérité et fantaisie
1. Auflage 2019
ISBN: 978-80-273-0266-6
Verlag: e-artnow
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Épopées historiques des Hautes-Terres: révolte de 1745, romance, guerre des clans, vérité et fantaisie

E-Book, Französisch, 11321 Seiten

ISBN: 978-80-273-0266-6
Verlag: e-artnow
Format: EPUB
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Roman Waverley, publié anonymement chez Constable, en juillet 1814, connaît un immense succès. Dans cet ouvrage, Walter Scott décrit les aventures d'un jeune Anglais qui, par amour pour la fille d'un chef de clan écossais, se retrouve mêlé à la révolte jacobite de 1745. Le succès de ce premier roman est ' phénoménal'. Le livre a un retentissement considérable. On célèbre son charme magique, l'union de la fantaisie et de la vérité. Waverley est si populaire que les romans suivants de Scott (à l'exception des Contes de mon hôte) portent pour signature ' l'auteur de Waverley ', et sont bientôt désignés sous le nom collectif de Waverley Novels (' romans de Waverley ') Table des matières: Waverley Guy Mannering L'Antiquaire Le Nain Noir Le Vieillard des tombeaux (Les Puritains d'Écosse) Rob-Roy La Prison d'Édimbourg ou le C?ur du Midlothian La Fiancée de Lammermoor Une légende de Montrose Ivanhoé Le Monastère L'Abbé Kenilworth Le Pirate Les Aventures de Nigel? Peveril du Pic? Quentin Durward? Redgauntlet Récits des croisés: Les Fiancés Woodstock La Jolie Fille de Perth ou Le Jour de la Saint-Valentin (Les Chroniques de la Canongate) Charles le Téméraire ou Anne de Geierstein (La fille du brouillard) Le Château dangereux ?

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CHAPITRE PREMIER.

Le soleil allait disparaître derrière les montagnes éloignées de Liddesdale, et on apercevait quelques habitants du village de Hersildoun, disséminés et saisis d’épouvante ; ils étaient occupés à réparer leurs demeures ruinées qu’une bande dévastatrice d’Anglais, habitants des frontières, avait réduites en cendres. Une tour élevée, construite au milieu du village, était le seul objet qui n’offrît point l’apparence de la dévastation. Elle était entourée de murailles, et la porte extérieure fermée au moyen de barres et de verroux. Les arbrisseaux et les ronces qui croissaient autour, et dont les branches s’étaient frayé sous la porte un passage, montraient évidemment qu’elle n’avait pas été ouverte depuis nombre d’années. Les chaumières des environs avaient été réduites en cendres, et cette masse qui paraissait déserte et désolée n’avait point eu à souffrir de la violence des brigands. Les infortunés qui s’efforçaient de réparer leurs misérables huttes avant la chute du jour, semblaient négliger l’abri bien préférable que leur offrait cette tour, abri qu’ils pouvaient se procurer sans être néanmoins obligés de se livrer au travail.

Avant que le jour eût entièrement fait place à la nuit, un chevalier, couvert d’une riche armure, montant une superbe haquenée, traversait lentement le village. Son cortège se composait d’une dame, jeune et belle en apparence, qui se tenait à ses cotés sur un palefroi aux crins de diverses couleurs ; d’un écuyer portant son casque et sa lance, et conduisant son cheval de bataille, coursier plein de feu et couvert de riches harnais. Un page et quatre cavaliers, armés d’arcs, de carquois, d’épées courtes et de petits boucliers, complétaient son équipage qui, bien que peu considérable, annonçait cependant un homme d’un rang élevé.

Il s’arrêta, et adressa la parole à quelques-uns des habitants que la curiosité avait détournés de leurs travaux pour le contempler ; mais au son de sa voix, et plus encore à la vue de la croix de saint George qu’on apercevait sur le casque des gens de sa suite, ils s’enfuirent en s’écriant « que les Southrons14 étaient revenus. » Le chevalier s’efforçait de raisonner avec les fugitifs, qui étaient en grande partie des vieillards, des femmes, des enfants ; mais la crainte que leur inspirait le nom anglais accélérait leur fuite, et en peu de minutes ils eurent abandonné le chevalier et ses compagnons de voyage. Il traversa alors le village au pas, cherchant un asile pour y passer la nuit ; mais désespérant d’en trouver un, soit dans la tour inaccessible, soit dans les huttes dévastées des villageois, il prit un chemin vers la gauche, dans une direction où il apercevait une habitation petite, mais décente, séjour sans doute d’un homme au-dessus de la classe vulgaire. Il avait frappé à la porte à diverses reprises, lorsque le propriétaire se montra enfin à la croisée, et, avec les signes apparents de la crainte la plus vive, lui demanda, en idiome anglais, ce qu’il voulait. Le guerrier répondit qu’il était chevalier anglais et baron, et qu’il se rendait à la cour du roi d’Écosse pour affaires importantes qui intéressaient les deux royaumes.

« Pardonnez mon hésitation, noble chevalier, dit le vieillard en ôtant les barres et les verrous qui retenaient les portes ; pardonnez mon hésitation ; mais nous sommes exposés ici à trop de brigandages pour exercer une hospitalité aveugle et illimitée. Ce qui m’appartient est à vous. Plaise à Dieu que la mission qui vous est confiée ramène la paix et les jours heureux de notre vieille reine Marguerite ! »

« Amen, digne franklin15, répliqua le chevalier. Connaissez-vous la reine ? » — Je faisais partie de sa suite lorsque je vins dans ce pays, et je pris le parti de m’y fixer pour vaquer aux soins de quelques-unes des terres qu’elle possédait à titre de préciput, et qu’elle avait daigné confier à ma surveillance. »

« Mais, dit le chevalier, comment, étant Anglais, avez-vous pu, dans ces lieux, protéger votre vie et vos propriétés, lorsqu’un de vos compatriotes ne peut obtenir un asile pour y passer la nuit, et un verre d’eau pour étancher sa soif ? »

« Ah ! seigneur chevalier, répondit le franklin, on dit avec raison que l’habitude ferait vivre un homme dans l’antre d’un lion ; et comme je me suis établi ici dans des temps de paix et que je n’ai jamais offensé qui que ce soit, je suis respecté de mes voisins, et même, comme vous le voyez, de nos pillards highlandais16. » — « Ce que vous me dites me fait plaisir, et j’accepte votre hospitalité… Isabelle, ma chère, notre digne hôte voudra bien mettre un lit à votre disposition… Bon franklin, ma fille est indisposée. Nous occuperons votre maison jusqu’à ce que le roi d’Écosse soit revenu de son expédition du nord. En attendant, appelez-moi lord Lacy de Chester. »

Les gens du baron, aidés de l’intendant, s’occupèrent alors de soigner les chevaux, et de préparer un repas pour lord Lacy et sa belle compagne. Nos deux voyageurs s’étant mis à table, furent servis par leur hôte et sa fille. L’usage d’alors ne permettant point à ceux-ci de manger en présence de personnes d’un rang aussi élevé que ceux qu’ils accueillaient, ils se retirèrent dans une autre pièce où l’écuyer et le page (jeunes gens de noble extraction) prenaient leur repas, tandis que des lits leur étaient préparés. Les cavaliers, après avoir fait honneur au festin champêtre du franklin de la reine Marguerite, se retirèrent à l’écurie, et chacun d’eux, couché près de son cheval favori, répara par un profond sommeil les fatigues d’un long voyage.

Le lendemain matin, les voyageurs furent réveillés de fort bonne heure par un grand bruit fait à la porte de la maison. Quelques personnes demandaient du ton le plus arrogant qu’on les laissât immédiatement entrer. L’écuyer et le page de lord Lacy, après avoir saisi leurs armes, se préparaient à sortir pour châtier ces audacieux, lorsque le vieil hôte, ayant regardé par un châssis secret, pratiqué pour reconnaître ses visiteurs, les supplia, avec de grands signes de terreur, de se tenir tranquilles, s’ils ne voulaient pas que tout fût massacré dans la maison.

Il se hâta alors de se rendre à l’appartement de lord Lacy, qu’il rencontra revêtu d’une longue robe fourrée et portant le bonnet de chevalier, appelé mortier. Le bruit qu’il avait entendu l’avait irrité, et il voulait connaître la cause qui avait troublé le repos de la maison.

« Noble sire, dit le franklin, un des plus formidables et des plus cruels cavaliers écossais de la frontière est près d’ici, et, ajouta-t-il avec un bégaiement causé par la terreur, on ne le voit jamais s’écarter si loin des montagnes sans de mauvaises intentions et sans la faculté de les accomplir. Ainsi, tenez-vous sur vos gardes, car… »

Là, un craquement épouvantable annonça que la porte avait été enfoncée ; le chevalier descendait alors l’escalier assez à temps pour empêcher un combat meurtrier entre sa suite et les brigands. Ceux-ci étaient au nombre de trois. Leur chef était grand, robuste, athlétique ; sa structure décharnée et musculaire, aussi bien que la dureté de ses traits, attestait que le cours de sa vie avait été fatigant et périlleux. Le costume dont il était revêtu ajouta encore à l’effet de son apparition ; il portait une jaque ou jaquette, faite avec un cuir de buffle très-épais et sur laquelle on avait cousu de petites plaques de fer en losange, appliquées l’une sur l’autre, et formant une cotte de mailles qui se ployait selon les divers mouvements du guerrier. Cette armure défensive couvrait un pourpoint de drap gris et grossier ; l’Écossais avait sur ses épaules quelques lames d’acier à demi rouillées ; une épée à deux tranchants et un poignard étaient pendus à son côté dans une ceinture de peau de buffle ; un casque garni de quelques barres en fer tenant lieu de visière, et une lance d’une longueur extraordinaire, complétaient son équipage. Les regards du guerrier étaient aussi durs et aussi farouches que son attirail ; ses yeux noirs et perçants ne restaient jamais un moment fixés sur le même objet, ils se portaient constamment sur tout ce qui se trouvait autour de lui, comme s’il eût cherché quelque danger à braver, quelque proie à saisir, et quelque insulte à venger. Ce dernier parti semblait être le seul objet qu’il eût en vue, car, sans avoir égard à la présence imposante de lord Lacy, il proféra les menaces les plus incohérentes contre le propriétaire de la maison et ses hôtes.

« Nous verrons, oui nous verrons si un chien d’Anglais doit accueillir et cacher ici les Southrons. Si je me suis abstenu de fréquenter ces lieux, rendez-en grâce à l’abbé de Melrose, et au bon chevalier de Coldingnow. Mais, par sainte Marie, ces jours sont passés, et vous vous en apercevrez. »

Il est probable que l’enragé d’Écossais ne se fût pas borné à proférer d’inutiles menaces, si les quatre cavaliers étant entrés avec leurs arcs tendus, ne lui eussent évidemment prouvé que la force n’était point alors de son côté.

Lord Lacy s’avança vers lui. « Vous violez ma retraite, soldat ; la paix existe entre nos deux nations : retirez-vous ainsi que votre suite, ou mes serviteurs châtieront cette présomption. »

« Vous aurez la paix,...



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