Traumer | La Cité sous l'Opale | E-Book | www.sack.de
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E-Book, Französisch, Band 1, 260 Seiten

Reihe: Un chant entre Ciel et Mer

Traumer La Cité sous l'Opale


1. Auflage 2025
ISBN: 978-2-322-64590-9
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

E-Book, Französisch, Band 1, 260 Seiten

Reihe: Un chant entre Ciel et Mer

ISBN: 978-2-322-64590-9
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Alors qu'il plongeait avec son cousin sur la côte méditerranéenne, Matt - jeune homme brisé par la vie - se retrouve par accident entraîné dans une cité cachée sous le fond marin. Privé de ses souvenirs, il découvre un peuple énigmatique, vivant loin des regards de la surface. À leur tête, la jeune et belle princesse Cynella. Dès le premier regard, quelque chose d'intense et d'inexplicable les lie. Un amour soudain, passionnel, déroutant. Mais dans ce monde régi par l'équilibre fragile du silence et du secret, les sentiments ont un prix. Entre souvenirs flous d'une vie oubliée, devoir royal et abandon de soi, Matt et Cynella pourront-ils choisir leur amour sans trahir leurs origines ?

L.A. TRAUMER, de son vrai prénom Alexandre, est né à Décines Charpieu en 1987. Passionné par les thématiques de l'héroïsme, l'altruisme et l'aventure, il est inspiré par divers auteurs comme Michael Crichton et Isaac Asimov en passant par Marcel Pagnol. Il est l'auteur de deux sagas SF : Galaxie 77 et Galata Odyssey. La cité sous l'opale est son premier livre ayant la romance pour thème principal.
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CHAPITRE 2:


UN INTRUS DANS LA CITÉ


L’obscurité l’enveloppait entièrement. Son corps se raidit sous l’effet de la pression tandis qu’un frisson glacé lui parcourait l’échine. Ses poumons se contractèrent, et l’instinct lui cria de lutter contre cette attraction invisible, mais c’était inutile.

Un flash lumineux jaillit soudainement, l’aveuglant. Tout son corps fut secoué d’un spasme violent, et avant même qu’il ne comprenne ce qui se passait, il fut projeté hors de l’eau, s’échouant brutalement sur une surface sableuse, son corps secoué par la transition brutale entre les profondeurs et cet endroit inconnu. Il retira machinalement son détendeur, même si sa respiration était haletante, comme s’il venait de faire une course effrénée. La chaleur d’un soleil inconnu caressait sa peau humide, contrastant avec la fraîcheur de l’eau qu’il venait de quitter. Il n’entendait qu’un sourd bourdonnement à ses oreilles et il n’avait plus la force de bouger. Son corps semblait vidé de toute énergie, son esprit flottant entre conscience et inconscience.

Autour de lui, la lagune s’étirait en un miroir d’eau cristalline, reflétant un ciel légèrement irisé. Les berges étaient bordées d’une végétation étrange, composée de plantes aux feuilles effilées et translucides, parcourues de reflets violets scintillants sous le soleil. De hautes tiges aux extrémités luminescentes ondulaient doucement au gré du vent marin, émettant par moments une faible phosphorescence. L’air était saturé d’un parfum inconnu, à michemin entre le sel marin et une senteur florale envoûtante.

Juste avant que ses paupières ne se ferment, il aperçut deux silhouettes se découper contre le ciel éclatant. Des voix s’élevèrent, mais il ne comprit aucun des mots prononcés. Puis, tout devint noir.

Les deux silhouettes s’immobilisèrent, les yeux écarquillés, en découvrant la forme inerte sur la plage. Le premier, un homme élancé à la peau singulièrement bleutée et aux cheveux sombres coupés court, s’accroupit prudemment à côté du corps étendu. Il observa les vêtements étranges de Matt, s’interrogeant sur leur nature. Il n’avait jamais vu une telle combinaison auparavant. Il posa une main sur la poitrine de l’inconnu et sentit la lente montée et descente de sa respiration. Il était vivant.

— C’est… c’est un animal ? murmura la deuxième personne, une femme à la chevelure argentée et, à la différence de son compagnon, une peau d’une nuance rosée et claire.

Le regard de la femme était empli de curiosité et d’inquiétude, n’osant s’approcher davantage. L’aspect de cette créature inconnue était des plus étranges, avec ses pieds palmés, sa peau noire et bleue avec un trait jaune sur les côtés et son œil unique et disproportionné par rapport à son crâne.

L’homme secoua la tête, plissant les yeux.

— Non… Regarde son visage. C’est un terrien… Un homme de la surface !

Elle recula légèrement, son expression oscillant entre la surprise et la crainte.

— Tu… tu es sûr ? Le Grand Sage nous a pourtant expliqué que les terriens d’en haut nous ressemblent parfaitement !

— Mais oui, regarde ! Il porte d’étranges vêtements, ceci dit… ce doit être un équipement pour leur permettre de vivre sous l’eau… cela expliquerait sa présence ici, juste devant le dessalinisateur…

— Comment est-ce possible ? Personne n’a jamais trouvé notre monde ! Il ne devrait pas être ici !

— Et pourtant, il l’est. Il a l’air en difficulté, nous ne pouvons pas le laisser là. S’il a traversé la barrière atmosphérique, il a peut-être subi un transfert…

L’homme hésita un instant avant de se redresser.

— Nous devons prévenir le Grand Sage. Lui seul saura quoi faire.

Avec précaution, ils hissèrent son corps inconscient sur une charrette rudimentaire. Sans perdre de temps, ils avancèrent le long d’un chemin sablonneux bordant la lagune. Le sol était doux sous leurs pas, et l’eau scintillait d’un éclat irréel sous la lumière ambiante, comme un miroir liquide reflétant le ciel d’un bleu profond.

***

Lorsqu’il reprit conscience, Matt se retrouva allongé sur une surface lisse et froide. Il ouvrit péniblement les yeux. Sa vision, d’abord trouble, s’adapta progressivement à la lumière, distinguant alors des murs blancs, arrondis, lisses comme de la porcelaine, qui formaient une sorte de bulle hermétique. Tout semblait d’une pureté irréelle, comme si la pièce avait été sculptée dans un matériau inconnu. Il voulut bouger, mais ses muscles étaient engourdis, comme si son corps refusait encore de répondre à son esprit.

Il portait encore sa combinaison mais son masque, ses palmes ainsi que sa bonbonne d’oxygène avaient été retirés. Ces éléments n’étaient d’ailleurs pas dans la pièce.

Il ferma les yeux un instant, essayant de remettre de l’ordre dans ses souvenirs. Il se rappelait qu’il était sous l’eau, d’avoir été tiré soudainement sans savoir pourquoi ni comment et d’être sortit subitement hors de l’eau. Mais que faisait-il sous l’eau ? Comment s’y était-il retrouvé ? Était-il avec quelqu’un ou était-il tout seul ?

C’était le trou noir absolu et cela l’angoissait. Il cherchait des souvenirs plus anciens mais rien ne lui venait, si ce n’était des choses simples. Il savait encore qui il était, ce qu’il aimait faire, mais les visages et les noms de ceux qu’il avait côtoyés s’étaient évaporés, comme s’ils n’avaient jamais existé.

Son cœur s’emballa, sa poitrine oppressée par une montée de panique. Un vertige le prit, l’obligeant à rester allongé. Il lui sembla que la lumière ambiante, dont la source lui était inconnue, s’intensifia légèrement et il ressentit une chaleur apaisante qui le calma comme par enchantement. Il reprit une respiration calme et préféra se détendre en attendant d’avoir des réponses en temps voulu, encore trop épuisé pour réfléchir davantage.

***

Dans une salle immense au plafond qui semblait inexistant, baignée d’une lumière douce émanant des parois elles-mêmes, une silhouette féminine, assise de manière incongrue sur un grand trône majestueux, se tenait face à un écran ovale suspendu dans les airs. Son regard était fixé sur les images du monde de la surface qui y défilaient, représentations des différentes civilisations passées et présentes de la Terre.

Découvrir l’histoire de ce peuple était son passe-temps favori, fascinée par ce monde si diversifié et aux coutumes parfois bien étranges. Elle aurait pu donner n’importe quoi pour monter à la surface et explorer cette civilisation.

Alors qu’elle était plongée dans sa lecture, la porte de la salle du trône s’ouvrit à la volée et le Grand Sage, son plus éminent conseillé, entra d’un pas précipité.

— Votre Majesté ! Votre majesté ! s’exclamait-il, le souffle légèrement coupé.

— Voyons, Grand Sage, dit-elle calmement d’un ton amusé. Vous voilà bien perturbé…

Cela l’amusait de voir cet homme à la silhouette courbée mais au regard intelligent être dans un tel état d’affolement, lui qui était pourtant si calme de coutume.

— Princesse, dit-il entre deux souffles, il y a un intrus au sein même de la cité !

— Un intrus dites-vous ? s’étonna-t-elle. En êtes-vous sûr ?

— Tout à fait sûr, majesté ! Deux de vos sujets l’ont trouvé près du dessalinisateur, évanoui. Je l’ai fait mettre immédiatement en cellule de restauration mais j’ai ordonné la fermeture de la porte par sécurité.

— Il aurait donc traversé la barrière… et il est en vie ?

— Fortement secoué, majesté. Mais sa vie n’est pas en danger.

La princesse Cynella plissa légèrement les yeux. Un étranger était ici. Un homme du monde d’en haut. Depuis leur arrivée, personne n’avait jamais pénétré leur sanctuaire. Ils avaient pris toutes les...



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